Thomas Brail, l’invétéré défenseur des arbres et guerrier des cimes à Paris pour protéger les arbres du Champs de Mars

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Thomas Brail au sommet d'un arbre à Paris en juin 2022 © Cécile Cros

Thomas Brail est un guerrier, il lutte depuis plusieurs années pour la défense des grands arbres menacés d’abattage mais aussi contre les coupes rases partout en France. Ce grimpeur arboriste originaire de Mazamet (Tarn) est le fondateur du Groupe National de Surveillance des Arbres (GNSA). Il vient de s’installer à Paris pour défendre les arbres à proximité de la Tour Eiffel menacés par un projet d’extension touristique.

Au nom des arbres du Champs de Mars

Un projet d’urbanisation des jardins du Champs de Mars, à proximité de la Tour Eiffel porté par la mairie de Paris a conduit Thomas brail à prendre place en haut d’un platane bicentenaire, où il séjourne depuis le 30 mai avec son ami complice Fabrice Fortner, grimpeur et éducateur.  Il s’agit de son deuxième fait d’arme. En aout 2019, il avait passé 28 jours dans un platane du 7e arrondissement de Paris, en face du ministère de la transition écologique, pour protester contre le projet de couper 25 platanes à Condom dans le Gers. Aujourd’hui, ce défenseur des grands arbres dénonce un projet de construction d’un immense dôme destiné à abriter une bagagerie pour les touristes, des snacks et des bureaux administratifs, qui conduirait à la coupe de 42 arbres parmi lesquels des platanes centenaires. Le projet, baptisé OnE, a déjà donné lieu à des mobilisations citoyennes depuis avril dernier, et n’est toujours pas abandonné.

L’écologiste Thomas Brail et Fabrice Fortner, au Champs de Mars en juin 2022 © Cécile Cros

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Un combat pour les arbres au niveau national

Le Groupe National de Surveillance des Arbres a été fondé en 2019, l’association compte désormais 70 antennes à travers la France. Ses membres alertent l’opinion publique sur les projets d’abattages d’arbres dans les villes et les campagnes en France. Ils proposent également des pétition en ligne pour permettre à chacun de défendre les arbres. La loi est de leur côté puisque l’article L350-3 du Code de l’Environnement, entre autres, protège de tout abattage les allées d’arbres et alignements d’arbres lesquels « constituent un patrimoine culturel et une source d’aménités, en plus de leur rôle pour la préservation de la biodiversité ». Ce même article présente pourtant en partie des failles dans son ambition de protection car il stipule plus loin que « des dérogations peuvent être accordées par l’autorité administrative compétente pour les besoins de projets de construction », lesquelles profitent aux élus qui préfèrent l’étalement urbain à la protection des arbres. Et ces dérogations en question fleurissent partout depuis, gratifiant ainsi d’un blanc-seing les maires férus de bétonisation. Ce phénomène inquiétant  va croissant à l’intérieur de nos frontières et ailleurs, or c’est oublier que les arbres ont toute leur place en ville (et ailleurs). Ils sont en effet pourvoyeurs d’oxygène, d’ombre et de fraicheur, protecteurs des sols et de l’eau, que ce sont des refuges pour la biodiversité et qu’ils contribuent au bien-être.

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© Cécile Cros

 

Cécile Cros

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Un commentaire

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    • Chaumien

    Même ces pauvrese elus ne savent pas qu’ils respirent! Tout de même, au 21è siècle , quelle niveau de connaissance !