Prenez quelques minutes pour réfléchir au sens du travail et ses répercussions sur la santé et l’environnement

« Et si… on arrêtait de travailler », telle la question un brin provoquante posée par cette vidéo conjointe d’Universcience et de The Conversation. En une dizaine de minutes, le sociologue Raphaël Liogier et la psychologue Frédérique Debout conduisent une réflexion sur la portée et l’intérêt du travail. À ce dernier, ils préfèrent la notion d’activité. Des bullshit jobs à l’aliénation en passant par le conformisme, le rôle du travail dans la construction de l’identité ou la crainte de la disparition de certains emplois, ils expliquent comment les dérives du travail se répercutent sur la santé, le bien-être, l’économie et l’écologie. Il apparait que le productivisme et la recherche de la croissance ne peuvent constituer une fin en soi sans quoi le travail et l’activité perdent alors leur sens.

Pour poursuivre ces réflexions

Hadrien Klent, auteur de Paresse pour tous : « limiter le temps de travail offre à tout le monde l’opportunité d’arrêter d’être dans une course effrénée au temps et à la consommation »

Crise du Covid-19, David Graeber, père des « bullshit jobs » questionne le sens du travail : « personne n’a envie de revenir au monde d’avant »

Blaise Leclerc, auteur de Apprendre à ralentir : « il est plus agréable de ralentir maintenant que d’attendre de devoir subir un choc pour le faire »

Gilles Vernet, le financier devenu instituteur, questionne la prépondérance de l’argent dans nos vies dans son dernier livre Tout l’or du monde : « plus on consacrera de temps à l’argent, moins on disposera de temps pour ce qui est essentiel »

Bienvenue à El Capitan, un écolieu normand où s’invente la campagne de demain

2 commentaires

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    • Henri DIDELLE

    IL Y A 40 ANS MON CHEF M’AVAIT DEJA DIT A L’EPOQUE…
    « Il n’est écrit nulle part que l’homme doit se lever tous les matins à 7h pour aller travailler tous les jours » sauf le week-end. Cela m’avait un peu troublé…
    Aujourd’hui c’est notre gloutonnerie et notre mode de vie exponentiel qui nous obligent à produire et à consommer dans l’ excès. Si on acceptait de vivre plus simplement on pourrait certainement avoir une vie plus équilibrée laissant plus de place à des relations humaines de bien meilleurs qualité.
    Quand on voit que le gaspillage représente entre 30 et 40% de ce que nous produisons, cela laisse à penser que l’on pourrait certainement travailler 2 fois moins…

    • Claude Courty

    Réflexion d’autant plus intéressante, qu’elle nourrit l’idée d’un revenu universel, seule manière d’éradiquer le pauvreté profonde, honte de l’humanité .

L’essor du marché de l’occasion se confronte au paradoxe d’être à la fois un moyen de contribuer à la sobriété et au contraire de pousser à la surconsommation

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