L’ARS Île-de-France recommande de ne pas consommer les oeufs des poulaillers domestiques

poule et oeuf

L'agence régionale de santé d'Île-de-France a recommandé de ne pas consommer les oeufs et les "produits animaux de production domestique non contrôlée", sur l'ensemble de la région, à cause d'une contamination aux "polluants organiques persistants" © DPA/AFP VICTORIA BONN-MEUSER

Nanterre (AFP) – L’agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a recommandé mercredi de ne pas consommer les oeufs et les « produits animaux de production domestique non contrôlée », sur l’ensemble de la région, à cause d’une « contamination » aux « polluants organiques persistants ».

« La consommation régulière d’aliments contaminés par des dioxines et des PCB entraîne une imprégnation progressive de l’organisme qui peut avoir des effets sur la santé à long terme », a précisé l’ARS dans un communiqué.

L’agence a menée une étude régionale des « teneurs en polluants organiques persistants » sur les oeufs de 25 poulaillers domestiques franciliens, après une « alerte sur la concentration de dioxines dans des œufs non-commercialisés » de poulaillers situés près de l’incinérateur de déchets d’Ivry-sur-Seine.

Quatorze des poulaillers analysés sont situés près des trois principaux incinérateurs de la région parisienne (Ivry-sur-Seine, Issy-Les-Moulineaux, Saint-Ouen), précise l’ARS.

Les résultats de cette étude « mettent en évidence une contamination de l’ensemble des prélèvements par les trois familles de polluants organiques persistants analysées (dioxines, furanes et PCB) », indique le communiqué.

Cela signifie que ces polluants sont présents « dans tout l’environnement urbain, et non pas spécifiquement aux abords des incinérateurs », avertit l’ARS.

L’agence souligne que sur les 25 poulaillers analysés, « deux présentent des teneurs particulièrement élevées » en PCB dans les oeufs, dépassant de 40 à 50 fois « les seuils réglementaires européens pour les oeufs commercialisés ». Ces deux sites sont situés à plus de 3 km d’un incinérateur, ajoute l’ARS.

Parmi les risques pour la santé liés à la consommation de ces produits, l’ARS recense une « augmentation » des risques de cancer, des « troubles de la fertilité et de la grossesse », ainsi que du diabète et « des effets perturbateurs endocriniens ».

« Il n’existe aucun traitement pour éliminer ces substances de l’organisme », met-elle en garde, précisant que la « principale mesure de prévention » était d’éviter « la consommation de produits alimentaires les plus contaminés ».

© AFP

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5 commentaires

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    • FRANCINE FERREYRA

    Analyser aussi bien le contenu des vaccins serait intéressant si l’intention de l’ARS est de protéger les populations « consommatrices ».

    • BARS

    Ce serait bien que l’ARS étudie également tous les légumes cultivés en région Île-de-France.
    Il me semble que la bonne décision serait de fermer les incinérateurs…

    • Saint-Mars Catherine

    Quand est-il pour les habitants vivant proche des département de la Marne, aube et l’yonne ?.
    La contamination s’est-elle arrêtée au frontières de l’île de France ?

    • dany voltzenlogel

    L’appellation pompeuses de
    « produits animaux de production domestique non contrôlée »…
    Non contrôlé, non maîtrisé, il s’agit bien là des fumées produites par les incinérateurs.
    Et si ces incinérateurs produisent ces fumées, c’est bien parce que l’état n’a aucun courage politique pour mettre un « stop » sur la production et l’importation de polluants majeurs.
    Le con somateur = 100% responsable,
    Et l’état 1000 % irresponsable et coupable de cet état de fait….. Pour des raisons financières et spéculatives des marchands de mort.

    • Francis

    Les feux de voitures, les feux de poubelles dans les rues de Paris, ce sont aussi ces polluants organiques persistants qui se déposent partout et que les gens respirent.

L’essayiste Renaud Duterme, auteur de Pénuries, quand tout vient à manquer : « il ne faut pas seulement un projet de démondialisation mais plutôt un projet d’autonomisation. »

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