Six enseignements des cours de J.M. Jancovici aux Mines


Seeland - Eoliennes au Danemark © Yann Arthus-Bertrand

« Nietzsche voulait des surhommes. Le carbone l’a fait »

L’an dernier, Jean-Marc Jancovici, président du think tank The Shift Project et associé fondateur du cabinet Carbone 4, a donné un cours réparti en huit séances sur les enjeux énergie-climat à l’École des Mines de Paris.

En 20h, il y balaie l’ensemble des principales questions sur le sujet, et en particulier trois d’entre elles :

  • Pourquoi l’énergie est-elle aussi importante dans nos vies (et plus que jamais aujourd’hui) ?
  • Quels grands défis énergétiques, déterminants pour l’économie et la société, devrons-nous affronter au XXIe siècle ?
  • Quelles sont les pistes pour répondre à ces défis ?

On peut considérer que c’est aujourd’hui le cours de référence en français pour comprendre les enjeux énergie-climat parmi les différentes ressources accessibles en ligne.

Le cours a été mis en ligne sur cette page, au format vidéo, audio et texte (je vous conseille l’option « Cours avec les supports et le son », bien plus sobre et qui permet de bien mieux lire les slides). Vous pouvez également retrouver toutes les slides sur ce lien.

J’ai sélectionné ci-dessous six enseignements à retenir de ce cours – non pas un résumé, mais plutôt des morceaux choisis issus des 20h. De quoi, peut-être, vous donner envie de vous plonger cet été dans la totalité du cours !

***

1/ Les énergies fossiles ont révolutionné nos modes de vie de façon inédite…et temporaire

« Nous passons notre journée à utiliser des prothèses : des machines qui utilisent essentiellement des énergies fossiles. Sans elles, nous aurions la vie des paysans français il y a 2 siècles, avec 30 ans d’espérance de vie moyenne à la naissance, et sans augmentation de revenu au cours de la vie (une invention moderne) » – J.M. Jancovici

Ce qui caractérise l’ère « moderne », c’est le changement d’ordre de grandeur dans la consommation d’énergie, qui a été à l’origine d’une croissance économique d’une ampleur inédite (figure ci-dessus).

L’énergie abondante, rendue possible par les énergies fossiles, a transformé radicalement nos modes de vie depuis la fin du XIXe siècle :

• Elle a déterminé la structure actuelle de nos métiers. J.M. Jancovici montre qu’il existe au fil des années, pour la plupart des grandes puissances et dans l’ensemble du monde, une corrélation quasi parfaite entre la quantité d’énergie utilisée par personne et la fraction de la population qui travaille dans l’agriculture : plus la première est importante, plus la seconde est faible. Ainsi en France au début du XIXe siècle, 2/3 des actifs travaillaient dans l’agriculture ; l’exploitation des énergies fossiles a ensuite fait chuter le nombre de paysans.

• Elle a favorisé la concentration urbaine et l’étalement en banlieue. J.M. Jancovici souligne la très forte corrélation entre consommation d’énergies fossiles et étalement urbain au fil des années, le second phénomène découlant du premier. Il met en évidence l’accroissement des déplacements domicile-travail en IDF entre 1975 et aujourd’hui, qui suit l’augmentation de la consommation d’énergie par personne.

« L’énergie a restructuré le pays », explique-t-il, « et ce phénomène s’est appliqué dans tous les pays qui ont eu accès à l’énergie abondante. On avait des campagnes peuplées et des villes pas trop grosses ; on est passé à des villes beaucoup plus grosses, plus étalées, et des campagnes bien plus vides ».

• La remarque vaut aussi pour le logement. Le nombre moyen d’occupants par résidence principale est passé de 2,8 en 1978 (dans un logement de 77 m² en moyenne) à 2,2 en 2009 (dans un logement de…92 m² en moyenne). C’est l’énergie qui a rendu possible cette évolution, explique-t-il. De même, « c’est l’énergie abondante qui a permis le développement du divorce (qui nécessite 2 logements plutôt qu’un) », dit-il : « divorcer représente une augmentation de 60% d’énergie par ex-conjoint (2 fois plus de logements à construire, à chauffer ; 2 fois plus d’objets à fabriquer et utiliser ; des déplacements supplémentaires pour les enfants…) ».

• L’énergie abondante, en permettant aux humains de ne plus devoir travailler en permanence pour satisfaire leurs besoins primaires, a rendu également possible l’essor des études (car les machines libèrent de la force de travail) et en particulier des études longues ; des retraites ; ou encore des loisirs, et en particulier des loisirs modernes puisque les formes de loisir qui se sont développés ces dernières décennies sont très énergivores.

Il ajoute, sur la question des loisirs, que dans un monde en contraction énergétique nous ne connaîtrons pas une augmentation du temps libre, mais plutôt une diminution, contrairement à une idée reçue.

In fine, « nos modes de vie ont été déformés par l’abondance énergétique ». Or, comme il le montre dans son cours, cette abondance est temporaire : nos modes de vie seront donc tout autant déformés par la contraction énergétique que l’on connaîtra dans les prochaines décennies.


2/ La dépendance de notre économie au pétrole est totale

Le pétrole n’est pas seulement l’énergie servant à faire tourner nos machines : il est aussi la base de la chimie organique servant à fabriquer la totalité des produits qui nous entourent. « Se passer de pétrole ou vider son logement, c’est pareil » en conclut-il.

Il est d’ailleurs faux de dire, comme on l’entend parfois, que la France est un pays en majorité nucléaire (c’est uniquement vrai pour sa production électrique) : la grande majorité de l’énergie finale en France vient d’énergies fossiles, et avant tout du pétrole.

Plus encore, en France l’importation de pétrole ne représente que quelques points du PIB mais c’est bien 100% du PIB qui dépend du pétrole. La dépendance de l’économie française au pétrole est totale.

Ce constat est valable en France mais plus globalement dans toute l’OCDE. Il n’y aurait par exemple pas eu de mondialisation sans pétrole.

J.M. Jancovici montre en particulier une corrélation extrêmement forte au niveau mondial entre consommation de pétrole et PIB par habitant :

Commentaire de J.M. Jancovici : « jusqu’aux chocs pétroliers, les deux courbes suivaient une direction similaire mais n’avaient pas les mêmes valeurs ; après les chocs pétroles, les deux courbes se superposent quasiment. Depuis les chocs pétroliers, l’économie est devenue encore plus dépendante du pétrole qu’avant, notamment en raison de la mondialisation, qui a rallongé les chaînes logistiques ».

Il fait remarquer que « la variation du pétrole se situe légèrement en avance de phase par rapport à la variation du PIB. Cela invalide l’idée qu’il y aurait une croissance qui vient « naturellement » et qu’on consomme du pétrole parce qu’on en a les moyens. En réalité, c’est l’inverse : comme on a les moyens de mettre les machines en action (grâce au pétrole), on produit et on a donc du PIB ».

« Ce que nous dit ce schéma », ajoute-t-il, « c’est que le jour où le schiste chutera aux USA, la courbe du pétrole passera en négatif et alors la courbe du PIB passera en négatif ». Or le modèle économique du schiste n’a justement jamais été aussi proche de s’effondrer (pour plus d’explications sur le schiste et comprendre les enjeux du pétrole à l’heure actuelle, voir le récent numéro de Nourritures terrestres dédié).

3/ Ce n’est pas l’envolée des prix qui marque(ra) la raréfaction du pétrole

• « L’énergie est gratuite. Le pétrole, par exemple, est gratuit. Ce qui est payant, c’est deux choses : l’accès à la source d’énergie, et le travail pour extraire cette énergie de l’environnement. On paie donc une rente humaine et du travail humain.

Le prix d’une énergie ne dépend pas de l’abondance de celle-ci. Si une énergie est très abondante, elle peut tout de même être très difficile à extraire de son environnement. Le fait qu’une énergie soit très abondante ne nous dit rien de la capacité à l’extraire à notre profit.

Ce qui compte pour le coût de l’énergie est le fait que la source d’énergie préexistante soit déjà très concentrée et avec peu de barrières pour accéder à cette source. L’archétype, c’est le pétrole : il est hyper concentré, et historiquement ce n’est pas très compliqué d’en faire sortir.

Voilà pourquoi l’humanité est passée du tout-ENR (énergies renouvelables) au pétrole. C’est pour cette raison qu’on est passé d’une marine, d’un système de transports, d’une agriculture, d’une industrie tout-ENR au tout-fossile ».

• « La raréfaction du pétrole ne se matérialisera pas par une envolée infinie du prix. Cela ne s’est pas produit par le passé, cela ne se produira pas à l’avenir. Les projections du prix du pétrole du World Energy Forum ont rarement été justes jusqu’ici ; elles ont peu de chances de l’être demain.

Les deux indicateurs de raréfaction du pétrole seront : 1/ l’augmentation des investissements à consentir pour obtenir un baril supplémentaire ; 2/ la contraction de l’économie, c’est-à-dire une baisse du PIB ».


4/ L’économie est tirée par la consommation énergétique. Si cette consommation baisse, le PIB diminue…ce qui se produira de façon préparée ou forcée au cours du siècle.

Le cœur de la thèse de J.M. Jancovici est le lien entre PIB/habitant et consommation énergétique/habitant.

Selon lui :

• Le PIB dépend directement de la consommation énergétique et non l’inverse. L’activité économique, dit-il, dépend directement de la quantité de flux physiques. « Les euros ne font que mesurer monétairement un flux que les kWh mesurent physiquement ». Il relie par exemple l’origine de la crise économique de 2008 à la contraction énergétique en montrant qu’aux Etats-Unis, l’approvisionnement énergétique par personne est justement passé par un pic deux ans avant la chute de Lehman Brothers.

• En raison de la contraction énergétique à venir (qu’elle soit volontaire pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, ou subie en raison de la raréfaction du pétrole), nous allons vivre dans un monde en contraction et non en expansion, ce qui constituera un bouleversement majeur.

5/ Ce qui a explosé depuis 20 ans, bien plus que les énergies renouvelables : le charbon. Le charbon est l’un des déterminants les plus importants de la trajectoire climatique mondiale.

• De 2000 à 2017, la consommation de charbon a augmenté 14 fois plus que celle du solaire, et 6 fois plus que celle de l’éolien. Ce qui fait dire à J.M. Jancovici : « Si les journaux avaient une pagination qui reflétait les faits, pour un article qui parle du solaire on en aurait donc presque 15 sur le charbon ».

• Selon lui, « on a aujourd’hui une très grande certitude sur les réserves de pétrole restantes, qui sont très faibles (pour le conventionnel) : ce qui reste, c’est ce qui est extrêmement bien caché et donc ce qui sera très cher à extraire. En revanche, c’est l’inverse pour le charbon : on a une très grande incertitude sur les réserves », qui sont potentiellement encore très importantes.

10 pays possèdent plus de 90% du charbon mondial. Le graphique ci-dessous montre les réserves de charbon par pays (source BP, 2018) :

• Commentaire de J.M. Jancovici : « L’avenir climatique du monde est notamment dans les mains de ces 10 pays là. Ce sont eux qui décident ou non d’utiliser leur charbon chez eux [le charbon est une énergie très domestique, dont 90% de la production est utilisée dans le pays de production, à l’inverse du pétrole pour lequel 2/3 de la production passe au moins une frontière]. La quantité de charbon de ces 10 pays et la façon dont ils l’utiliseront constituent l’un des déterminants majeurs de la trajectoire climatique du monde. »


6/ En matière climatique, nous ne pouvons pas faire reposer nos espoirs sur l’efficacité énergétique

Le graphique suivant montre l’évolution de l’efficacité énergétique depuis 1965. Il montre que cette évolution est bien trop faible pour que l’efficacité énergétique soit le principal levier pour atteindre nos objectifs climatiques.

L’efficacité énergétique a permis une diminution de seulement 10% du nombre de kWh/$ en 18 ans. Pour J.M. Jancovici, il est inimaginable que l’efficacité énergétique permette d’atteindre la réduction des gaz à effet de serre visée. “Plus on améliore l’efficacité énergétique, plus il est difficile d’être encore plus efficace”, ajoute-t-il. Il juge donc que l’efficacité énergétique ne permettra pas de réduire de façon significative les émissions de gaz à effet de serre.

***

In fine, J.M. Jancovici démontre tout au long de son cours que diviser les émissions de gaz à effet de serre par 3 (condition nécessaire pour limiter le réchauffement global à 2°C) implique de faire diminuer drastiquement la consommation d’énergie par personne, afin d’émettre seulement 2 teqCO2/personne. Un Français moyen en émet aujourd’hui 6 fois plus.

Sa conclusion est claire : pour y parvenir, nous n’avons pas d’autres choix que la contraction de l’économie, avec toutes les conséquences que celle-ci implique sur nos modes de vie.

Si nous ne réduisons pas notre consommation d’énergie de manière volontaire pour tendre vers la sobriété, cette contraction se produira de toute façon en raison des limites géologiques de notre planète (raréfaction des ressources), de façon subie. Or une contraction subie serait nettement plus douloureuse…

Six enseignements des cours de J.M. Jancovici aux Mines
par Clément Jeanneau du blog Nourritures terrestres
Texte : courtoise de l’auteur

À lire aussi pour aller plus loin :

Matthieu Auzanneau de The Shift Project à propos du pic pétrolier en Europe d’ici 2030 : « si on sort du pétrole pour le climat, nous sommes sauvés de Mad Max »

La recommandation vidéo de Yann Arthus-Bertrand : quand Jean-Marc Jancovici parle justement d’environnement et du monde d’après

Le numérique : comprendre son impact sur climat, repenser son usage

Le point de vue d’un écologue : la poursuite de la croissance économique est incompatible avec la préservation de la biodiversité

23 commentaires

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    • Jean Grossmann

    Je reconnais que Monsieur Jancovici est un sacré bonhomme mais je regrette que GoodPlanet l’ait choisi comme référence pour ce qui concerne l’enseignement.

    il n’y a en effet aucun message l’espoir dans ses propos et les jeunes ne vont ni le comprendre ni l’approuver.

    Ceci dans la mesure où son opinion ( point 6) selon laquelle nous ne pouvons pas faire reposer nos espoirs sur l’efficacité énergétique est heureusement fausse.

    • Serge Rochain

    Monsieur Jancovici ce trompe sur ce qu’il appelle l’efficacité énergétique.
    En prenant le -10% sur 18 ans comme référence projetée dans l’avenir c’est ignorer, ou plutôt vouloir ignorer, les changements de paradigme qui se produisent à chaque fois qu’une technologie atteint ses propres limites. C’est projeter dans l’avenir un modèle du passé, déjà dépassé.
    A u cours du XIXe siècle lorsqu’Edison inventa la lampe à incandescence, Monsieur Jancovici aurait certainement prédit un avenir sombre dans les chaumières éclairées à la bougie dont les fumés noircissaient les murs des habitations, tout en claironnant l’inefficacité de cette nouvelle invention d’ampoule qui se consumait elle-même très rapidement la rendant incapable de rivaliser avec même des bougies de piètre qualité.
    Le nucléaire de ces 18 dernières années c’est les bougies, et les ENR c’est la lampe d’Edison.

    • Michel CERF

    Vous avez raison Mr. Grossmann , les jeunes et les moins jeunes auront du mal à le comprendre .

    • Patrice DESCLAUD

    Pas un mot là sur le nucléaire, étonnant pour un tel nucléocrate ?

    • Frederic Conrotte

    Bravo à GoodPlanet pour ce très bon résumé !

    Pour compléter les commentaires sur l’efficacité énergétique qui ne nous sauvera pas climatiquement, il fau avoir en tête l’équation de Kaya:
    https://jancovici.com/changement-climatique/economie/quest-ce-que-lequation-de-kaya/

    • gege42

    Tiens, Mr ROCHAIN est toujours l’éternel contempteur de Jancovici; un peu court quand même la fable de la bougie et de l’ampoule d’Edison. Mais il faut bien étalé son rudition!

    • Fabrice

    Par rapport à d’autres spécialistes du climat, Jancovici a l’immense atout d’avoir une pensée globale. Ses analyses sont malheureusement difficiles à entendre pour les spécialistes du petit bout de la lorgnette.
    Non, l’éolien et le Photovoltaïque à elles seules ne nous sauverons pas. Ces technologies par ailleurs bien plus anciennes que celle des centrales nucléaires. Par ailleurs, les économies d’énergie [isolation, etc..] participeront au combat climatique, mais nous ne sauveront pas à elles seules [gare à l’effet rebond: une économie d’énergie attendue par ce biais n’est jamais réalisée à 100%: la chaleur moins chère conduit monter le thermostat].

    • Rémi R

    @Jean Grossmann, vous avez d’autres références que JMJ sur ce sujet ? J’ai déjà écouté Pablo Servigne ou Philippe Bihouix sur le sujet, mais je les trouve trop optimistes / pas assez réalistes par rapport aux faits dans leurs réponses, et je pense qu’il est nécessaire de se rendre compte de ce qu’il peut (va ?) nous arriver.

    @Serge Rochain, je ne suis pas sûr que l’analogie soit bonne, les ENR ont des limites pour une utilisation à grande échelle (c’est d’ailleurs pour cela qu’elles sont si marginales, à part dans les médias). Et cela ne concerne que l’électricité. Le pétrole est indétrônable en efficacité pour bien des usages.

    • Marc

    Alors Alors pour répondre à Serge Rochain, l’efficacité énergétique est asymptotique on ne peut pas gagner toujours plus de ce côté la c’est physiquement impossible. Le contre-exemple que vous évoquez est au contraire une augmentation du service rendu par une augmentation de la consommation (ce qu’on a toujours fait), pas du tout un maintient du service avec une diminution de la consommation.
    Pour répondre à Jean Grossmann, au contraire, c’est quand on sait qu’un modèle ne fonctionne pas qu’on peut penser en dehors de ce modèle et trouver des solutions. Continuer à se bercer d’illusion que ça peut être résolu à la marge sans impacte majeur prouve une méconnaissance de l’ampleur du problème énergie/climat dont les jeunes (dont je fais presque encore partie) ont à traiter.

    • kervennic

    En reponse a ceux qui parlent de ruptures technologiques pour dementir la proposition 6, il faut rappeler que ses ruptures reposent sur de nouveaux materiaux (le tungstene pour la lampe a incandescence)et que l’on a depuis fait le tour du tableau periodique. Reste l’utilisation de structures exotiques, comme pour le carbone. Mais mon experience de chercheur en physique des materiaux me permet d’affirmer avec une certaine assurance que si les milliards injectes en periode de croissance dans des secteurs comme les nanotubes de carbones (etaujourd’hui dans le graphene) n’ont abouti en 20 ans a rien du tout, il n’ya strictement aucune chance que cela debouche avec la contraction a venir des budgets (dans les années 90, avec ma these, mon diplome d’inge et 15 ans de recherche a l’international, j’aurais eu un poste fixe les doigts dans le nez et du financement pour mes projets, aujourd’hui je decaisse les palettes dans les supermarchés, et je ne suis pas le seul…).

    Concernant les conclusions a tirer du laius de Jancovici, plutot juste, c’est qu’on arrivera a rien si l’on ne casse pas la conssommation de charbon (le petrole ayant peu de chance de poser un probleme aussi persistant vu sa depletion rapide). Or on ne cassera pas cette conssommation sans boycotter les produits qui causent ses emissions, c’est a dire toute les importations venues de Chine. A titre personnel cela fait longtemps que c’est fait et sur le long terme on est gagnant car ce sont des produits qui cassent vites et ne se reparent pas. Par ailleurs la Chine est une dictature sanguinaire qui sterilise ses minorites et a de nombreux camps de concentration sur son territoire… On a deja vu a quoi la complaisance economique envers ce type de regime pouvait aboutir par le passé.

    • Serge Rochain

    @Patrice Desclaud qui s’étonne que Jancovici ne dise pas un mot sur le nucléaire pour un tel nucléocrate dans un « cours » qui parle d’énergie. Jancovici à pris parti pour le nucléaire il y a à peu près 20 ans à une époque où rien n’était joué et il avait à priori plus d’une chance sur deux d’être dans le vrai. Pendant ces 20 ans il a donc prêché le nucléaire, mais durant les même 20 ans les vents ont tournés. Il lui est aujourd’hui difficile de faire une messe différente du jour au lendemain. La sagesse est certainement de rester neutre un moment, que le monde oubli et donc de parler d’autre chose. Il sera toujours temps de changer de casquette pour venir subrepticement dans quelques nouvelles conférences vanter les bienfaits, l’innocuité, le caractère éternel de la ressource, et ses coûts de production du MWh plongeant vers les abysses de quelques centimes d’euro.
    @Frederic Conrotte. Jancovici adore dans ses conférences sortir des numéro de cirque comme cette équation de Kaya qui n’a d’autre intérêt que de lister différent paramètres susceptible d’entrer la composition d’un prix, d’un objet, ou même d’un concept sans que pour autant les variables impliquées soient quantifiées. Cela a pour effet de scotcher le benêt devant la « grande science » de l’orateur (au moins ans l’art de se payer la tête de son client).
    @gege42. Quand on n’a rien d’autre à dire qu’une attaque personnelle contre un des participants du forum, il vaut mieux s’abstenir, car ça encombre inutilement. De toutes les façons, l’analogie avec la bougie et l’ampoule à incandescence, a au moins le mérite d’être en rapport avec le contexte, et surtout réelle alors que Jancovici n’hésite pas à sortir des énormités pour frapper l’esprit du publique avec des arguments absolument faux. Comme par exemple dans une de ses conférences sortir que l’ENIAC, premier ordinateur au monde (ce qui est déjà faux à deux titre, car ce n’était pas un ordinateur mais une simple calculatrice électronique, et que une demie douzaine d’autres machines l’avaient précédé dans l’histoire dont certaines plus proches de ce qu’est un ordinateur que ne l’était l’ENIAC) , avait permis de créer le premier modèle climatique, ce dont il était bien incapable car ne disposant pas d’un programme enregistré ce qui est indispensable dans les problèmes de simulation. En fait cette machine durant toute son existence n’a servi qu’à dresser des tables de tirs balistiques dans un service de l’armée américaine et n’a jamais supportée un autre programme que celui calculant les paraboles, du B-A-BA de calculette de poche d’aujourd’hui. Et j’ai toute une collection de numéros de music-hall et de fables à dormir debout de Jancovici.
    @Rémi R. Les ENR ont certainement des limites mais elles sont tout aussi certainement bien plus hautes que ce que vous imaginez. Par exemple, si tout le bâti du pays était couvert de PPV la production annuelle serait entre 1,5 fois et 2 fois ce qu’est la totalité du parc nucléaire/ Et bien sûr je ne parle que des PPV maintenant pour l’éolien il faut attendre de voir les premiers résultat de l’offshore pour se faire une idée de la limite possible. Pour le terrestre malheureusement ce n’est pas la région la plus ventée qui dispose de plus d’éoliennes, mais les deux régions où les oppositions sont le moins violentes…. On se demande pourquoi ? Peut-être que les investisseurs n’aiment pas trop les procès de renvoi en renvoi et préfère concrétiser au plus vite même si ce n’est pas le meilleur rendement. Quant à dire que les ENR sont marginales c’est se regarder le nombril car la France n’est pas le monde dans lequel les ENR produisent 2,5 fois plus que le nucléaire. Comme vous le voyez nous ne sommes pas du tout représentatif de la planète. Mais il faut dire que les autres n’ont pas de Jancovici.
    @Marc. L’exemple de la bougie et de l’ampoule à incandescence que je donnais n’était que pour souligner que Jancovici projette pour l’avenir des résultats du passé obtenus avec des méthodes et des moyens du passé et qu’en cas de changement de moyens et de méthodes, ce que nous sommes en train de vivre en ce moment, ces résultats ne peuvent pas être mis en ligne avec les nouveaux moyens et méthodes. Bien sûr qu’on a consommé plus d’électricité qu’au temps des bougies ….. qui n’en n’utilisaient pas.
    @Kervennic. Il est réducteur de dire qu’une rupture technologique repose sur de nouveaux matériaux. A chaque époque tous ces matériaux existaient déjà, ce n’est que la façon de les utiliser ou même seulement l’idée de les utiliser qui est nouvelle et crée la rupture.
    Quant à la dynamique charbon dont par Jancovici comme étant ce qui croit le plus, c’est seulement faux, bien qu’il reste encore la première source d’énergie dans le monde avec 38% dans le mixe mondiale, 23% pour le gaz, 4% pour le pétrole, 10% pour le nucléaire, et 25% pour les ENR (chiffres 2017)
    Pour la croissance 2016/2017 le charbon ça a été +290TWh, mais les ENR +400TWh, de quoi tempérer les propos de Jancovici sur « ce qui progresse le plus ».

    • Balendard

    je réponds à Remi R

    je suis ingénieur en mécanique des fluides

    je vous invite à regarder le fichier ci-dessous concernant notre planète bleue
    http://infoenergie.eu/riv+ener/planete-bleu.pdf

    Sa conclusion résulte d’un travail important (2 sites)

    – sur les rivières
    http://www.rivieres.info
    3.4 GB d’informations comprenant
    695 répertoires et 7415 fichiers

    – sur la dépendance de l’eau à l’énergie
    http://www.infoenergie.eu
    1,74 GB d’informations comprenant
    524 répertoires et 6986 fichiers

    pour information le deuxième site n’aurait jamais pu être créé sans le travail effectué dans le 1er

    Je suis en total désaccord avec Jean-Marc Jancovici concernant la notion de performance.
    Certes vous avez raison de dire que les ENR ont des limites vu qu’il n’y a rien de trop, particulièrement dans les métropoles les plus peuplées, mais nous pouvons encore nous en sortir.

    Concernant votre opinion et celle de JMJ selon laquelle le pétrole est indétrônable pour l’efficacité, je regrette de vous dire Rémi que vous faites tous les deux fausse route.

    • Jean Grossmann

    Je regrette pour la planète bleue que Goidplanet refuse de passer mes commentaires

    • Cyril Simonneau

    Il est temps de changer nos habitudes de consommation notre système économique.
    Comment realiser rapidement ces changements.?
    Ces sujets devraient être la priorité des politiques, des médias.
    Savoir et ne pas pouvoir agir de façon globale crée de la frustration de l’anxiété.
    Comment réaliser cette transition en créant de l’espoir ?

    • Nicolas Woreth

    @Jean Grossman Permettez-moi d’apporter de la contradiction à votre propos. Me considérant comme jeune (17 ans), et suivant Jancovici depuis presque un an, je pense au contraire que ses propos sont étonnamment simples considérant l’immense complexité du sujet qui lui est dû d’aborder. J’ai visionné l’intégralité de ses cours à MineParisTech ainsi que certaines de ses conférences, et son don pour la pédagogie est de mon point de vue remarquable, et même si je ne prétends pas pouvoir évaluer ses propos aussi bien qu’un adulte s’y connaissant déjà sur le sujet, j’ai pu comprendre davantage de choses sur le problème climatique que lors de tous les cours auxquelles j’ai pu assister au lycée sur ce sujet. De plus, je sens au contraire plus d’espoir après avoir visionné ses vidéos et recherché sur les bases qu’il pose que jamais auparavant. Pour une fois, la question est traité sans langue de bois, quoi qu’on dise de ses opinions, on ne peut pas nier qu’il a une certaine expertise sur le sujet, et surtout la question est traitée dans son ensemble, ce qui nous permet d’y voir plus clair quant à la réalité de la situation. Cela nous donne certes l’impression qu’on fonce droit dans le mur, mais au moins on nous retire le cache yeux qu’on avait jusqu’alors, on réalise que l’on s’y dirige, et, quand bien même cela est complexe, nous apprenons des manières d’appuyer sur la pédale de frein, notamment à travers des solutions très concrètes comme celles qu’il propose à TheShiftProject. C’est clair que c’est un peu démoralisant, mais les rapports du GIEC le sont aussi, et comme dit monsieur Jancovici lors de son deuxième cours sur le renouvelable, «L’ignorance n’est pas police d’assurance». Personnellement, son travail me donne infiniment plus l’envie d’agir que les discours des politiques approximatifs, les cours de lycée ou les publications de Greenpeace. Enfin, à l’inverse de certains collapsologiques qui disent que de toutes manières « tout est foutu », le discours de Jancovici nous fait réaliser que même si nous venions à ne pas atteindre les 2°C, ce qui n’est évidemment pas souhaitable, 3°C sera toujours mieux que 4°C, et 4°C sera toujours mieux que 5°C, donc il n’y a aucune raison pour arrêter le combat.

    • pierre bouchet

    Des leçons extraordinairement intéressantes et qui changent des histoires que nous racontent certains écologistes, dogmatiques et politiques au sens péjoratif du terme.
    Quand on pense qu’ils nous ont fait fermer Fessenheim, alors que de l l’autre côté du Rhin les Allemands ouvraient une nouvelle centrale thermique à charbon !

    • HÉNAULT

    On ne peut pas consommer les ressources de plusieurs planètes Terre par an et continuer dire que tout va bien. La sonnette d’alarme est tirée depuis longtemps. Monsieur Jancovici est très réaliste.

    • gege42

    @ Serge Rochain, je ne m’attaque nullement à votre brillante personne qui semble savoir tout sur tout , mais je souligne votre acharnement à dénigrer les propos de JM jancovici sans le moindre respect, par exemple « Jancovici adore dans ses conférences sortir des numéros de cirque … » ou  » Et j’ai toute une collection de numéros de music-hall et de fables à dormir debout de Jancovici.», ce qui comme vous me le dite ça encombre inutilement le forum et il vaut mieux s’abstenir.
    Quant à dire « Le nucléaire de ces 18 dernières années c’est les bougies, et les ENR c’est la lampe d’Edison. » c’est une prêche et certainement pas une réalité.

    D’où sortez-vous que dans le mix mondiale le pétrole compte pour 4% , le nucléaire 10% et le ENR 25%?
    (Quant à la dynamique charbon dont par Jancovici comme étant ce qui croit le plus, c’est seulement faux, bien qu’il reste encore la première source d’énergie dans le monde avec 38% dans le mixe mondiale, 23% pour le gaz, 4% pour le pétrole, 10% pour le nucléaire, et 25% pour les ENR (chiffres 2017).

    Wikipédia indique des chiffres très différents:
    -charbon: 27%
    Pétrole: 33%
    Gaz nat: 24%
    Nucléaire: 4,3%
    EnR : 4,5%

    @ Nicolas Woreth: belle preuve qu’un jeune puisse parfaitement analyser et comprendre les messages de JM Jancovici qui ne sont nullement démoralisant mais bien au contraire mobilisateur pour s’investir dans la recherche de nouveaux paradigmes en se fondant sur des réalités physiques et non des croyances ou opinions.

    • Etienne Beaj

    Je ne comptais pas me prononcer sur l’intérêt des recommander les 20hr jugées abscons par certains, mais quand je vois le commentaire de Nicolas Woreth, tout est dit je pense!

    Pour le sujet de fond, l’article tire 6 points que le pense serait utiles a connaître de tout public (et comprendre des politiques et hommes de pouvoir). L’analyse de la situation (économique, climatique, sociale même,…) en terme d’énergie est une grande idée que JMJ anime, avec pertinence, et rend assurément plus simples la compréhension et le sens de l’évolution des choses, que les moult expertises économiques assaisonnées de communication-marketing-greenwhasking, souvent des arnaques pour plus vendre le nouveau gadget/technologie ou dominer. Cela étant,
    -Je compléterai au point n°3 qu’un autre indice d’épuisement du pétrole correspond à l’instabilité des prix.
    -Je déplore la quasi non-considération des Energies Renouvelables, anciennes (bois) comme nouvelles (ENRs). A ce sujet, toutes sont déconsidérées dans les perspective de JMJ hélas, abondant que a)ces énergies renouvelables sont insuffisamment ou inadéquatement disponibles (la nuit et l’hiver), car b)energies présumée non stockables, c) investir sur les ENR souvent exporte la valeur ajoutée (et emplois, économie) en chine (PV), d)qu’il y a aussi des pollutions (Lithium) et ressources limites (Li, terres rares, … surfaces,…).

    Une solution pour un avenir enviable/climat acceptable pour nos enfants passe pour moi,
    *1: par la sobriété de consommationS, ce qui inclu l’isolation, beaucoup moins d’avions et cargos et plastique, avec donc mutation d’une économie de croissance vers une économie basée sur le relationnel proche>moyen>lointain, la qualité et le bonjeur, la reconnaissance social au mérite/service social et non à l’argent. Des 100n de solutions existent, proposées par le shif project, des ONGs,… pour la mobilité, le chauffage, l’agriculture/alimentation,…

    *2: par un mix d’énergies produites construit activement sur, qui doit etre encadré par l’état, laissant un certain niveau de liberté au niveau local, et un autre par rapport aux instances supranationnales:
    – Les ENRSs sont toutes intéressantes à mettre en oeuvre, et à prioriser, selon l’usage, disponibilité, puissance,… et savoir les combiner. Pour le PV et éolien, il faut rapatrier en Fr/EU le savoir concevoir et fabriquer!, sinon tempérer les installations pour les basculer d’autant sur les autres ENRs: en france, on à un potentiel microhydraulie hydrolien marin; Biomasse, et solaire thermique.
    – Le solaire thermique est méconnu et déconsidéré à tord, en ne pensant qu’a l’EauChaudeSanitaire. En domestique ca fait du chauffage d’air (par CESI, ou direct: au Canada). Meme a basse/moyenne température, ca peut faire de l’électricité (moteurs TD type stirling). Combiné à du stockage massif de chaleur (UTES, BTES), intersaisonnier, ca assure 98% d’autonomie sur l’année pour 47maisons à Vancouver (projet). Developper aussi de grosses centrales solaire TD(techno à haute temperature), qui fonctionnent déja à cout intéressant.
    -Le nucléaire n’est pas à écarter pour les pays qui le peuvent, la France notamment (faire la jonction comme le prone JMJ), avec à terme dépendance pour le combustible, couts long termes (démantelement, déchets), risques: maintenir voire prolonger les centrales.
    -privilégier l’approche low-tech: à ce égard solaire thermique et hydroliens > PV > nucléaire.

    *3: Le pétrole, gaz et charbons sont des variables d’ajustement, pour suppléer aux manques du mix n°*2. Geler les investissements pour trouver de nouveau gisements, si on manque d’énergie et bien on se sert la ceintue (niveau de vie; 10x- de voyage-km pour le loisir,…).

    • Etienne Beaj

    Il faudra quand meme ajouter un mpoint:

    7) Les Energies Renouvellables anciennes (bois notamment, hydraulique) et Nouvelles (ENRs: PV, solaire thermique, éolien, biomasse, microhydrolien; hydrolien marin,…) sont à développer activement, en priorisant l’approche low-tech, financé en partie par les couts CO2 des énergies fossiles. L’appréciation de leur capacité à soutenir les besoins d’énergie dépend grandement de nos choix et niveau de transition pour nos paradigmes de vie, d’économie (autre que de croissance!), de démographie, …
    Une filière de production ENR méconnue est le solaire thermique combiné à du stockage intersaisonnier de chaleur, puisbesoins à une conversion ThermoDynamique en électricité. Pour illustrer son potentiel d’énergie renouvelable réellement verte, low-tech, non polluante ni accaparante d’espace ou de matériaux onéreux, regarder le Drake Landing Solar Community project (DLSC: https://sites.google.com/site/beajl07/drake-landing-solar-community-dlsc): 98% d’autonomie sur l’année pour 52 maisons à Vancouver depuis 2005.

    • Balendard

    je viens vers vous Mr Nicolas Woreth vu que je vais devoir exposer ce que pourrait être notre transition énergétique en région IDF, la région de France la plus défavorisée en ce qui concerne le potentiel ENR. Ceci tout d’abord à de jeunes lycéens moins âgés que vous (ce qui va être difficile vu que le sujet est complexe) puis à l’ IESF qui regroupe un million d’ingénieurs. Je suis d’accord avec vous: le discours extrêmement brillant de JMJ donne envie d’agir mais on ne comprends pas très bien au travers de ses propos dans quelle direction sur le plan pratique. Comme il l’explique, il est un fait que l’énergie thermique contenue à l’état latent dans un litre de pétrole voisine de 10 kWh est beaucoup plus importante que celle contenue dans un litre d’eau lorsque sa température varie de 10 degrés. ( dans la pratique mille fois plus importante)
    Ceci dans la mesure où il faut, compte tenu de la chaleur spécifique de l’eau une énergie sensiblement équivalente de 10 kWh pour élever un mètre cube d’eau de 10 degrés.

    Ce qu’il est important de réaliser c’est qu’avec un débit moyen de 300 m3/s un fleuve comme la Seine charrie en une heure environ un million de mètres cubes d’eau (3 600 x 300). Ceci de telle sorte que si l’on refroidi ce volume de 10 degrés en hiver on dispose en une heure d’une énergie thermique pour chauffer l’habitat égale à 10 millions de kWh ce qui correspond, vu la population de 10 millions d’habitants pour Paris et sa banlieue, à une puissance disponible de 1 kW pour chaque Parisien et une énergie thermique disponible annuellement de 8760 kWh ce qui est loin d’être négligeable. Sur la base d’une déperdition de 200 kWh par m2 habitable, ce qui n’est pas très reluisant et qui correspond sensiblement à l’habitat existant mal isolé, on arrive à une surface habitable par habitant supérieure à 40 m2 ce qui n’est pas négligeable

    En mettant en place un chauffage thermodynamique échangeant sur l’eau la consommation en énergie finale électrique serait limitée à 1760 kWh/ habitant avec un modeste COP de 5. Ceci sans faire appel aux produits fossiles et avec une consommation électrique sensiblement deux fois plus faible par rapport à ce qu’elle est actuellement en France (voir figure accessible à partir du lien suivant pour compréhension). Une diminution de consommation en énergie électrique significative par rapport à ce qu’elle est actuellement laissant suffisamment d’électricité disponible pour alimenter la voiture hybride rechargeable. Voir pour compréhension
    https://www.dropbox.com/s/35dczjjksn5cvta/IJCK-2020%2Btexte%2038.pdf?dl=0

    Ce qui précède est l’essentiel du raisonnement étant donné que la Seine n’est bien sûr pas toujours à 10 degrés comme l’est la nappe libre en communication avec elle.
    À l’heure des télérelevés en ce qui concerne la température de l’eau il est surprenant qu’aucune information sur internet sur la façon dont la température de la Seine varie actuellement au cours de l’année ne soit disponible. Quoi qu’il en soit lorsqu’elle est à 5°C ou même un peu moins au plus froid de l’hiver il est évident que son potentiel ENR pour le chauffage thermodynamique est nul. Heureuselent avec les échangeurs à plaques les deux potentiels eau superficielle / eau géothermale peuvent être ajoutés l’un à l’autre et au plus froid de l’ hiver la chaufferie hybride peut éventuellement venir au secours du chauffage thermodynamique pour assurer le confort.

    Avec 20 000 habitants au km2 chaque parisien ne disposant que de 50 m2 au sol ce qui n’est pas grand-chose. JMJ, le BRGM où l’école des Mines
    pourraient justement estimer qu’un doublet géothermique, qui nécessite une surface au sol voisine de 2 km2 serait bien incapable d’assurer le besoin de 40 000 citadins.
    Ceci par le fait qu’en fournissant, sauf erreur de ma part, un débit d’eau de 300 m3/h à 70 degrés cette dernière étant rejeté à 20 degrés dans le puits de rejet, la puissance disponible par parisien est limitée à 0,375 kW (300 x 50)/40 000). Il faudra bien sûr concevoir des échangeurs à plaques adaptés au besoin mais cela devrait être plus simple que de mettre l’EPR de Flamanville en production. La conservation de l’énergie nous apprend que si la Seine est à 5 degrés les pompes à chaleur situées en aval pourraient tout de même disposer d’un débit d’eau à 15 degrés de 1500 m3/h diminuant d’autant la consommation en gaz lorsque la chaufferie hybride fonctionne en mode combustion au plus froid de l’hiver. Voir pour compréhension
    https://www.dropbox.com/s/i5igf9s8l4oh7h3/IJCK-2020%2Btexte%2044.pdf?dl=0

    Paris ne s’est pas fait en un jour et l’on ne peut pas tout faire d’un coup mais probablement découvriront nous qu’il y a d’autres moyens d’élever la température sur le réseau d’alimentation des évaporateurs pour améliorer les performances des pompes à chaleur et la puissance disponible. Ceci en utilisant la combustion des ordures ou en tenant compte du fait que les piles à combustible générent aussi de la chaleur en complément de l’électricité.

    Le temps que le stockage de masse de l’électricité avec l’hydrogène se met en place l’intérêt de l’Europe est probablement dans un premier temps d’utiliser le gaz russe qui nous vient par la mer Baltique pour produire l’électricité lorsque la demande excède les possibilités de production. Ceci plutôt que de développer ces coûteuses éoliennes offshore comme le suggère JMJ

    • Balendard

    Aussi brillant soit-il JMJ n’est pas le bon dieu.

    J’invite à ce propos Goodplanet à diffuser mon dernier commentaire.
    Il répond aux inquiétudes de Nicolas Worth et il apporte des éclaircissements sur la façon qui s’offre à nous de satisfaire dans la pratique nos besoins en énergie avec les ENR. Et ceci pas seulement en ce qui concerne la consommation

    • EMERY

    Bonjour,
    Ce qui me frappe dans beaucoup de commentaires critiquant J.M. Jancovici, même de gens se prétendant scientifiques, c’est leur impossibilité à regarder le réel en face. Quand il écrit par exemple, sur ce site ou ailleurs, que le bassin méditerranéen va être très touché par le réchauffement lors de ce siècle, franchement quel individu normalement constitué peut nier l’évidence aujourd’hui ?
    Je suis revenu habiter en Normandie après 10 ans d’absence, une région où, étant enfant, il pleuvait en permanence. Ici, près de Rouen, en 2020, il ne pleut plus depuis quasiment 6 mois. Mon jardin n’a plus d’herbe, la terre est en béton et les plantes crèvent si je ne les arrose pas tous les soirs.
    Et des industriels de la terre arrosent en permanence des champs de mais, plante équatoriale du Mexique,, en pompant, gratuitement ou presque, les nappes phréatiques !
    Autour de moi, les citadins ne se rendent même pas compte que les rayons du soleil sont anormalement brûlants toute l’année, hiver compris. Seuls les derniers agriculteurs et forestiers s’en rendent compte depuis 10 à 20 ans. On peut s’écharper pour trouver la cause de cette anomalie gravissime, mais il faut au moins sortir de son bureau et la remarquer !
    Tout cela pour dire qu’on peut avoir fait dans sa jeunesse de hautes études scientifiques, moi aussi, et arrêter de pinailler pour une équation ou une modélisation contestable.
    Si tant de gens, même à « bac+7  » comme moi, refusent les propos de Jancovici et de bien d’autres d’ailleurs, c’est qu’ils ont, inconsciemment ou non, la prémonition que la « fête est finie ». Et cela, pour ceux qui ne peuvent pas vivre sans « faire la Thailande ou le Mexique » comme on dit, çà va être dur à avaler !
    Donc contester le rapport du Club de Rome de 1972, je veux bien, mais dire que c’est un ramassis de bêtises, cela va bien au-delà de la mauvaise foi et, paradoxalement, même des personnes se réclamant de la science la pratiquent en toute bonne conscience.

    A.Vialatte terminait tous ses papiers dans le journal par cette phrase magnifique :  » l’éléphant est irréfutable ».

    F.EMERY

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