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Pêche au calamar: la Chine annonce un moratoire en Atlantique et Pacifique

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Des clients achètent du calamar grillé dans une échoppe lors d'un festival au parc Yuyuan à Shanghai, le 7 juin 2019 © AFP/Archives HECTOR RETAMAL

Pékin (AFP) – La Chine a annoncé un moratoire temporaire sur les prises de calamars effectuées par ses bateaux de pêche dans les océans Atlantique et Pacifique, après une surpêche qui a fortement réduit les populations.

Le calamar est la star des stands de nourriture de rue dans le pays asiatique, où il y est très consommé, notamment sous forme de grillades.

La Chine représente environ 70% des prises mondiales de calamars. Et les bateaux chinois s’aventurent parfois jusqu’au large de l’Afrique de l’ouest et de l’Amérique latine pour en pêcher.

Les navires chinois suspendront toutefois leurs opérations dans les principales frayères mondiales, dans le sud-ouest de l’Atlantique près de l’Argentine (1er juillet-30 septembre) et dans certaines zones du Pacifique (septembre-novembre), a indiqué lundi le ministère chinois de l’Agriculture.

Ce moratoire fait suite à une polémique consécutive à la forte présence des bateaux chinois à l’international, où ils sont accusés de pratiquer la surpêche et d’endommager les écosystèmes marins.

« La Chine est le plus grand consommateur de calamars au monde et la diminution des prises inquiète les autorités », selon Zhou Wei, spécialiste des écosystèmes marins au sein de l’organisation écologiste Greenpeace Chine.

« Il est important de garantir un approvisionnement stable en produits de la mer pour assurer la sécurité alimentaire. »

La flotte de pêche en eaux lointaines de la Chine compte plus de 2.600 navires, dont un tiers pêche le calamar.

« Une interdiction par la Chine de la pêche au calamar — même temporaire – est essentielle pour la santé de l’océan, étant donné l’ampleur des prises », selon Zhang Jihong, spécialiste de la biologie marine à l’Institut chinois de recherche sur la pêche en mer Jaune.

Le secteur chinois de la pêche emploie plus de 14 millions de personnes.

Avec l’amenuisement des réserves en Chine, les pêcheurs naviguent de plus en plus loin pour réaliser leurs prises. Au risque parfois de se retrouver empêtrés dans des conflits maritimes.

En juillet 2020, l’Equateur avait protesté face à la présence controversée de plus de 260 bateaux chinois à proximité des îles Galapagos, réserve marine connue pour ses tortues géantes.

La Chine avait annoncé dans la foulée une interdiction temporaire de pêche en haute mer à l’ouest de la réserve.

Ces dernières années, l’Indonésie a saisi dans ses eaux des dizaines de bateaux chinois accusés de braconnage. Des affrontements entre pêcheurs chinois et garde-côtes sud-coréens ont également entraîné des morts.

©AFP

3 commentaires

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    • michel CERF

    Il est illusoire de croire que les chinois vont changer leurs habitudes ancestrales .

    • Méryl Pinque

    Les animaux doués de sentience possèdent par là même des droits fondamentaux inaliénables que nous leur nions arbitrairement : droit à la vie, à la liberté, à ne pas être torturé, tué ni mangé.
    Le véganisme est un principe éthique de base.

    • Solange

    HUM ! Tout cela, ce n’est que du « blabla » ni plus ni moins .