Quels enseignements tirer de la crise du coronavirus pour le changement climatique, entretien avec le climatologue Jean Jouzel

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Le climatologue Jean Jouzel © Ludovic MARIN / AFP

Un an après le début de la crise sanitaire de coronavirus, qui a progressivement éclipsé le reste, est-il possible de dresser un parallèle entre la pandémie et le changement climatique ? Que retenir de cette crise afin de lutter plus efficacement contre le plus grand défi auquel l’humanité confronté, celui du réchauffement climatique ? Le climatologue Jean Jouzel a pris le temps de nous livrer ses réflexions dans cet entretien.

 

Tout d’abord, est-il possible de tracer un parallèle entre la lutte contre la pandémie de coronavirus et la lutte contre le réchauffement climatique ?

Avant de faire un parallèle entre les deux crises, il faut comprendre les similitudes dans leurs causes. Même s’il n’existe pas de relations directes bien étayées entre la variation du climat et l’expansion de la pandémie (en dehors des variations saisonnières de cette dernière), il y a deux facteurs communs aux deux crises : la déforestation et la mondialisation.

La déforestation participe au réchauffement en émettant des gaz à effet de serre et en réduisant le stockage naturel du carbone, elle met en contact les êtres humains avec des espèces sauvages favorisant ainsi la transmission des zoonoses. Quant à elle, la mondialisation des échanges accélère la transmission du virus notamment avec le transport aérien de masse. La mondialisation joue un rôle dans le réchauffement climatique car elle s’appuie sur les règles de l’Organisation Mondiale du Commerce qui visent à maximiser les échanges sans tenir compte du réchauffement climatique.

|Sur le sujet du commerce et du climat, (re)lire notre interview avec Mathilde Dupré, codirectrice de l’Institut Veblen et Samuel Leré, responsable plaidoyer de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, tous deux auteurs de l’ouvrage Après le Libre-échange, quel commerce international face aux défis écologiques  On ne pourra pas achever la transition écologique sans réguler la mondialisation ]

Et la science dans tout ça ?

Le rôle des scientifiques n’est pas de faire des recommandations, mais de fournir un diagnostic. Il s’agit de la mission première du GIEC à laquelle je reste très attaché. La science doit dire les choses, mais il incombe bien aux dirigeants politiques de prendre les décisions. C’est peu ou prou ce qui se passe, en France, avec le conseil scientifique pour la pandémie de covid-19. Le Président de la République prend en compte ses avis, mais on constate également que le gouvernement tient compte d’autres contraintes économiques et sociétales pour arrêter certaines mesures.

 1 an après le confinement en France, qu’est-ce que la crise sanitaire nous a appris en matière de lutte contre le réchauffement climatique ?

La baisse de l’activité économique a entrainé une réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 6 à 7 % au niveau mondial et de 10 à 12 % en France. Pour parvenir à se mettre sur une trajectoire compatible avec l’objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, il faudrait parvenir à réduire de 7 % par an les émissions de gaz à effet de serre au niveau planétaire. Il ne suffit donc pas de réduire l’activité économique pour se mettre sur cette trajectoire. Il faut avant tout changer le fonctionnement de nos sociétés et leur modèle de développement. Cela signifie concrètement repenser nos modes de production, transformer la manière dont nous produisons et consommons notre énergie, sans oublier d’aller vers plus de sobriété. C’est pour moi le principal enseignement de cette crise.

Dans les deux cas, les solutions existent et sont connues. Leur mise en place se montre plus compliquée et lente que prévu. Les frictions et les difficultés se multiplient, et ce malgré l’envie commune et consensuelle d’en finir avec le virus ou le réchauffement, comment l’expliquez-vous ?

Dans le cas de la pandémie, ce n’est pas surprenant, nous n’étions pas préparés. Il y a eu une impréparation dès le départ car le virus était vu comme un phénomène lointain cantonné à la Chine. Notre sentiment de supériorité nous conduisait à penser que nous serions épargnés grâce à un système de santé extraordinaire qui nous protégerait. Ça n’a pas été le cas. On peut toutefois se dire que la disponibilité des vaccins au bout d’une année se révèle un bon résultat. Nous sommes néanmoins à la limite de ce que nous sommes en mesure de produire sur la planète. Dès lors, le moindre petit grain de sable rend les projections difficiles à tenir.

N’avez-vous pas une impression d’un déjà-vu dans le sens où la crise sanitaire montre des scientifiques qui alertent sur une menace face à laquelle on semble réagir trop tard, n’est-ce pas un scénario similaire à ce qui se passe pour le climat ?

En fait, à mes yeux en termes d’échelle de temps, si la pandémie devait être comparée à un problème environnemental, ce serait la pollution plutôt que le réchauffement climatique. Car, la pollution, comme la pandémie, est un problème immédiat. Par exemple, les effets d’une contamination par usine chimique de l’environnement sont immédiats. La pandémie s’est répandue dans un délai très court : le virus est arrivé en France en trois mois. Or le problème du réchauffement climatique est celui de l’échelle de temps : il y a plusieurs décennies d’écart entre les causes du réchauffement et ses conséquences principales.

J’ai commencé à travailler dans le domaine du climat dans les années 1970. Dès le départ, j’étais convaincu des risques qu’on encourrait si on continuait à émettre des gaz à effet de serre. Dans les années 1980, le réchauffement climatique n’était pas vraiment là, pourtant le premier rapport publié en 1990 décrivait déjà la situation climatique qu’on vit actuellement. On n’a pas accordé assez de crédibilité aux scientifiques à cette époque-là. C’est pourtant à ce moment-là qu’il aurait fallu agir. Il y a bien sûr eu le protocole de Kyoto en 1997. Mais, en réalité, malgré des ambitions affichées dans le texte, les émissions de gaz à effet de serre ont continué d’augmenter. Elles ont doublé entre 1970 et aujourd’hui pour passer de 27 milliards de tonnes équivalents CO2 par an à plus de 55 milliards de tonnes. En dépit des efforts de la communauté scientifique, confrontée longtemps à un climatoscepticisme ambiant, nous avons parlé dans le vide car, les rejets de gaz à effet de serre ont constamment augmenté, hormis en 2008/2009 avec la crise et en 2020.

La difficulté majeure d’appréhension du changement climatique réside dans ce décalage temporel qui conduit à ce qu’il faille que ses effets soient perceptibles et commencent à se faire sentir pour que les décideurs et les gens prennent conscience du problème. Or, il aurait alors fallu agir dès le départ, soit quelques décennies plus tôt. Avec le virus, les effets étant immédiats, on a su réagir rapidement.

Comment faire pour que non seulement les dirigeants mais aussi la société entendent ce que la science a à dire, et dans toute sa complexité ? Sommes-nous condamnés à attendre qu’il soit trop tard pour agir ?

 Dans le domaine du climat et de la santé, la recherche a besoin d’être encouragée, soutenue, respectée et écoutée. En effet, je reproche un peu aux citoyens et aux décideurs d’écouter de loin le message de la science en disant : « vous nous embêtez là, on verra bien quand la catastrophe adviendra ». Pour la pandémie, la situation a été différente puisque le problème et ses répercussions étaient là quasiment de suite.

Les 30 dernières années ont démontré la solidité de la communauté scientifique du climat. Je continue de plaider pour qu’on accorde une crédibilité à la parole des scientifiques. De plus, la recherche a également besoin d’un soutien important. Il est nécessaire de maintenir des recherches qui peuvent paraitre inutiles pendant des décennies. J’ai l’impression que tant qu’il n’y a pas eu de problème, l’épidémiologie était oubliée et que cette dernière ne disposait pas de mécanismes d’alerte aussi développés que ceux existant pour le climat.

La communauté scientifique doit pouvoir alerter tant en son sein que vers le reste de la société. La mise en place du GIEC va dans ce sens. Je pense que l’épidémiologie ne dispose pas encore d’une base commune équivalente au GIEC pour le climat. Il faudrait avoir pour l’OMS une synthèse commune des risques encourus par la communauté internationale sur les questions de santé. On peut rétorquer que le GIEC ne suffit pas.  Pourtant, en 2018, ce dernier a dit que l’objectif 1 ,5°C requiert d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Et 3 ans après, l’objectif de neutralité carbone est inscrit dans les projections et les objectifs de plus de 80 pays. On trouve parmi eux, les États-Unis de Joe Biden, l’Union européenne et la Chine qui se fixe cet objectif pour 2060. C’est quand même fort de voir qu’en 2 ans cet objectif a été inscrit dans les textes. Mais il reste encore un écart énorme entre les textes et la réalité puisqu’il faut multiplier par 5 nos efforts d’ici 2030 afin de rester, à long terme, sous le seuil de 1,5°C de réchauffement planétaire.

La pandémie a mis en lumière la complexité des indicateurs à prendre en compte afin de prendre une décision. Est-ce la même chose pour le climat ?

Il suffit de regarder le plan de relance. Il se dit vert pour 30 milliards d’euros tandis que les 70 autres milliards contribueront clairement à des augmentations des émissions de gaz à effet de serre bien que l’État affirme le contraire. Le haut-conseil pour le climat l’a bien indiqué. L’ambition de ce plan est de sortir du bourbier des secteurs comme l’aérien ou l’automobile, or il faudrait changer notre mode de fonctionnement et se projeter dans l’avenir. On ne le fait jamais alors qu’on sait depuis 30 ans que ces secteurs posent des questions en termes de gaz à effet de serre. Ce qu’on fait dans la réalité est contraire au message des scientifiques qui appellent à plus de sobriété et à augmenter l’efficacité énergétique. Certes ce plan vise à sauver des pans entiers de l’industrie, mais il risque de contribuer à une augmentation de nos émissions de gaz à effet de serre.  

L’argent reste central. On sait bien que ne pas agir coûte plus cher que des politiques de prévention et d’anticipation. Pensez-vous que pour le climat la leçon aura été retenue ?

Pour le climat, c’est très clair depuis le rapport Stern de 2005 qui disait que l’inaction climatique coûtera plus cher que d’agir dès à présent pour lutter contre le réchauffement. Les derniers rapports du GIEC confirment que ne rien faire entraînera des coûts importants pour s’adapter et que cela sera tout bonnement impossible dans certaines régions. Mais, le long-terme reste sacrifié au profit du court-terme. Ce dernier n’est pas qu’électoraliste, les gens tiennent à garder leurs emplois.

Une vraie vision politique prend en considération le moyen et le long terme, elle envisage une transition écologique porteuse de développement et d’emplois. La manque d’anticipation constitue la marque d’un manque d’esprit politique. De telles projections semblent difficiles, voire impossibles, dans le système politique dans lequel nous vivons. Ce qui fait que le système chinois, qui est autoritaire et laisse peu de place aux choix individuels, apparaît plus capable d’anticiper l’avenir car il y est possible de programmer sur des échéances longues.

En France, nous n’avons même plus de plan. L’anticipation est essentielle, pourtant elle nous manque. À chaque fois dans les textes et les discours, la lutte contre le dérèglement climatique est la priorité. Et, elle devrait l’être car le réchauffement exacerbe tous les autres problèmes, pas que ceux environnementaux.  Toutefois, la réalité est que, à chaque fois, il y a quelque chose de plus prioritaire comme les emplois, le bien-être des gens, la satisfaction de la consommation ou la possession d’une grosse voiture. Le climat se voit toujours relégué au rang de deuxième priorité.

[Sur le sujet du lien entre climat et démocratie, lire notre interview avec Naomi Oreskes : « Si vous tenez à la démocratie et à la liberté d’expression, ne dénigrez pas le changement climatique »]

Dans la pandémie, l’accent a été mis sur le vaccin, ne craignez-vous pas que pour le climat, on se repose trop sur les technologies au détriment des mesures comportementales ou de réduction de notre impact comme la sobriété ?

C’est ma crainte ultime, celle de de l’écologie dite réparatrice. Elle consiste à dire et à croire qu’on pourra toujours trouver les solutions une fois que le problème sera là. Penser qu’on pourra arrêter l’élévation du niveau de la mer, par exemple, est une erreur.

Bien sûr, la technologie et l’innovation ont un rôle à jouer. Mais, elles n’ont de sens que si elles sont évaluées en termes de cycle de vie et en fonction de leur non-contribution au réchauffement climatique. Il ne faut mettre en œuvre que les innovations qui vont dans le bon sens, celui de la transition écologique et de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’innovation et la recherche ne doivent pas porter que sur la technologie. Il faut qu’elle soit aussi sociétale et culturelle.

Les gens aspirent à avoir des emplois et avoir une certaine qualité de vie. Ces demandes doivent guider la transition de nos sociétés tout en tenant compte de l’impératif climatique. Ce sera certainement des sociétés plus sobres avec plus de liens entre les individus, avec plus d’éducation, avec plus d’innovations sociétales et culturelles. Les paramètres de qualité de vie se montrent important pour obtenir l’adhésion des populations à la lutte contre le réchauffement et donc à son succès. Or, le dérèglement climatique accroît les inégalités et des sociétés plus inégalitaires peinent à lutter contre le réchauffement.

[Lire aussi Yann Arthus-Bertrand à l’occasion de la sortie de son dernier film Legacy, notre héritage : « il n’y a pas de vaccin contre le dérèglement climatique » ]

Comment s’assurer de l’acceptabilité sociale sur les mesures de lutte face aux changements climatiques sachant que les résultats ne seront pas visibles de sitôt ?

À l’image de ce qui a été entrepris dans la lutte contre la pandémie, on peut employer les grands moyens. En France, il faudrait mettre 20 milliards d’euros supplémentaires chaque année afin de lutter efficacement contre le réchauffement. Cette somme correspond à ce que l’État met actuellement sur la table chaque semaine pour faire face à la crise sanitaire et économique. Il faut injecter de l’argent dans la transition. Je rappelle ce slogan du Pacte finance climat européen : on a bien su trouver 1000 milliards pour sauver les banques, on peut donc bien mettre 1000 milliards au niveau européen pour sauver le climat. La transition écologique est inéluctable. Les jeunes n’accepteront pas de vivre dans un monde à + 4 ou + 5 degrés. De plus, les pays s’engageant dans cette transition y gagneront économiquement. L’économie basée sur les énergies fossiles est un modèle du passé. Il faut accepter d’aller vers un modèle économique différent dans lequel le PIB arrêtera de croitre tout en ayant des emplois et une meilleure qualité de vie.

Propos recueillis par Julien Leprovost

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14 commentaires

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    • michel CERF

    Excellent article , n’en déplaise à ceux qui nient la réalité . eh oui ça existe , même dans les commentaires de Good Planète ….

    • Guy J.J.P. Lafond

    Je me range derrière Jean Jouzel et Michel Cerf. @:-)

    @GuyLafond, @FamilleLafond au Canada.

    • Vincent

    Brider un peu plus les libertés individuelles pour avoir un pouvoir central qui puisse gérer un peu mieux le long terme.
    La Chine, quoi qu’on on en dise, a (probablement) un système de gestion plus efficace pour gérer les menaces de long terme que nos démocraties qui font dans le court-termisme.
    En tout cas, l’avenir s’annonce dur, très dur même, mais passionnant cependant : étant encore jeune (25 ans), je suis impatient de voir l’état de nos démocraties d’ici 2050. À voir si elles résistent aux (nombreuses) secousses qui ont déjà commencé et qui vont s’amplifier d’ici-là.

    • Jean Grossmann

    Je rejoins particulièrement Jean Jouzel lorsqu’il estime qu’il nous faut transformer la manière dont nous produisons et consommons notre énergie.

    je suis convaincu que nous pourrions satisfaire nos besoins énergétiques en réduisant le gâchis actuel.

    Ceci principalement en modifiant en deux temps les chaînes énergétiques que nous utilisons actuellement pour motoriser nos voitures et chauffer notre habitat.

    Nous pourrions ainsi en supprimant la combustion et les très hautes températures évoluer vers plus de sobriété en améliorant les performances.

    Paris qui a vu naître les accords internationaux sur le climat pourrait être la première métropole qui montre l’exemple de ce qu’il faut faire concernant le chauffage de l’habitat. voir à ce sujet

    http://infoenergie.eu/riv+ener/introduction.pdf

    • Guy J.J.P. Lafond

    Je suis aussi d’accord avec Jean.

    • Jean Grossmann

    Merci à Guy pour sa confiance mais la région des grands lacs n’est pas la région parisienne en ce qui concerne le climat. Je vais rajouter à ce sujet un commentaire sur mon étude

    il me semble dans un premier temps préférable de revenir au propos de Jean Jouzel. Je suis d’accord avec lui lorsqu’il estime qu’il nous faut repenser la manière dont nous produisons et consommons notre énergie, 

    Je pense par contre qu’il fait preuve de pessimisme et qu’il va un peu trop loin lorsqu’il estime qu’Il nous faut changer le fonctionnement de nos sociétés et leur modèle de développement.

    je oense quant à moi qu’il nous suffirait de modifier notre modèle économique. Voir
    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/LCU_fichiers/G-model-eco.pdf

    et ceci comme je l’ai souvent dit et proposé dans Goodplanet en abandonnant les chaînes énergétique que nous utilisons actuellement pour chauffera l’habitat et motoriser nos voitures

    • Jean-Pierre Bardinet

    « La baisse de l’activité économique a entraîné une réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 6 à 7 % au niveau mondial et de 10 à 12 % en France ». Ce que notre grandissime Jean Jouzel oublie de dire, c’est que cette réduction ne s’est pas vue dans l’évolution du taux global de CO2 (mesures au Mauna Loa), ce qui est conforme au rapport scientifique AR5, selon lequel les émissions anthropiques mondiales de CO2 ne sont que de 4% environ du total des émissions. IL oublie aussi de dire que, depuis environ 20 ans, il n’y a quasiment plus de réchauffement global, malgré une très forte inflation des émissions anthropiques de CO2, ce qui met à mal tout ce que notre Grandissime Grand Prêtre du dogme de la Sainte Eglise Réchauffiste veut nous faire croire. https://www.woodfortrees.org/plot/hadcrut4gl/from:2002/

    • Jean-Pierre Bardinet

    «  Je continue de plaider pour qu’on accorde une crédibilité à la parole des scientifiques ». Je présume que notre Grandissime Jean Jouzel fait référence uniquement aux scientifiques qui sont dans la Ligne du Parti Giecquien, en « oubliant » tous ceux qui publient des articles scientifiques non conformes aux thèses hypothétiques du GIEC (plus de 3000 publications mises sous le tapis). Un dogme, c’est un dogme, et il faut marginaliser, voire punir, ceux qui, les misérables, osent le critiquer, comme cela fut le cas pour Galileo Galilei ou, bien pire, ce pauvre Giordanno Bruno.

    • Jean-Pierre Bardinet

    « Certes ce plan vise à sauver des pans entiers de l’industrie, mais il risque de contribuer à une augmentation de nos émissions de gaz à effet de serre ». C’est quoi, un gaz à effet de serre ? Dans une serre, les échanges de chaleur se font par convection et non par radiation. Donc, implicitement, selon notre grand JJ, les échanges de chaleur terre/océans/atmosphère se feraient essentiellement par contact et conduction, ce qui n’a rien à voir avec le modèle hypothétique du GIEC, majoritairement radiatif. Donc, une augmentation de nos émissions de CO2, c’est très bien pour la planète : plus le taux de CO2 atmosphérique augmente, plus la planète reverdit, meilleures sont les récoltes, sans aucun impact mesurable sur la TMAG (température moyenne annuelle globale)

    • Jean-Pierre Bardinet

    Cher JJ, c’est quoi, un dérèglement climatique ? Il y aurait un bon climat de référence qui aurait perdu la boule ? C’est ridicule ! Relisez Leroy-Ladurie. Cela vous montrera que notre climat est par essence changeant, et que les climats passés avec leurs événements météo extrêmes, qu’ont connu nos ancêtres a souvent été bien plus terrible que de nos jours. Voir pages 21 et suivantes http://www.pensee-unique.fr/pasteau.pdf
    Donc, dérèglement climatique = du grand n’importe quoi, indigne d’un climatologue.

    • Jean-Pierre Bardinet

    « Penser qu’on pourra arrêter l’élévation du niveau de la mer, par exemple, est une erreur ». Pourquoi ne pas préciser que cette élévation est de 1-1,5 mm/an, sans accélération, sans corrélation avec nos émissions de CO2 , et donc qu’il n’y a aucune raison de répandre la terreur de l’engloutissement des terres basses ? Voir https://www.climate4you.com/index.htm onglet « oceans », sea level from tide gauges. Je m’étonne qu’une personne qui se dit scientifique ne donne pas de telles références sourcées et laisse planer le doute sur ses propos.

    • Jean-Pierre Bardinet

    C’est quoi, une transition énergétique ? SI ce sont les EnR intermittentes, onéreuses, à faible densité énergétique, aux faibles facteurs de charge, qui détruisent de l’emploi salarié, qui nécessitent en soutien permanent des centrales thermiques pour équilibrer le réseau électrique en temps réel, ou si c’est le vecteur énergétique H2, trop onéreux et trop dangereux, alors c’est exactement ce qu’il ne faut pas faire. Si c’est le nucléaire génération III et surtout IV (surgénération), alors c’est tout bon. Comme JJ reste flou sur les moyens je me demande ce qu’il préconise. Les technologies ringardes et inefficaces du passé (EnR) ou technologies d’avenir (Nucléaire générations III et IV) ?

    • Guy J.J.P. Lafond

    28MARS2021

    Nous assistons ici à un débat intéressant.

    Et je me permets de réagir aux propos de M. Bardinet.
    Je continue de croire que les forêts sont des régulateurs importants de la composition chimique de l’atmosphère terrestre, laquelle nous permet à tous sans exception d’exister. En effet, les arbres, ne l’oublions pas, nous précèdent dans l’apparition de la vie sur Terre. Les arbres captent le CO2 de l’air et rejettent de l’O2 dans l’atmosphère. L’O2 réjouit nos poumons roses. Mais ne nous attardons pas trop au corps humain pour nous concentrer plutôt sur la végétation. Ces arbres nous donnent de l’ombre et abritent de nombreuses formes de vie. Ces arbres, nous les utilisons parfois pour construire nos maisons. On les coupe et d’autres repousseront en captant le CO2 de l’atmosphère. Seulement voilà, les arbres ne repoussent pas à la même vitesse que la salade.
    Et pendant ce temps, la population humaine augmente à la vitesse V. Et pendant ce temps, des économistes continuent de croire et dire qu’on pourrait fournir à tous des nouveaux bolides plus performants et moins énergivores. Car nos ressources naturelles sont infinies, toujours selon leurs dires. Est-ce raisonnable de penser ainsi, M. Bardinet?

    Dans l’attente de vous lire,

    @GuyLafond
    À nos vélos, à nos espadrilles de course, à nos équipements de plein air!
    Car le temps file.

    • nadine capanne

    Très Intéressant….merci…

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