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Seine-Saint-Denis : ils pêchent 52 Vélib’ dans le canal de l’Ourcq

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Clément Charret, étudiant de 20 ans, pose le 1er décembre 2020 avec son équipement qui lui a permis de repêcher plusieurs Vélib' jetés dans le canal de l'Ourcq à Pantin, en Seine-Saint-Denis. © AFP Anne-Christine POUJOULAT

Pantin (AFP) – Un scooter, des panneaux de signalisation et… 52 Vélib’ avec, pour certains, anguilles et silures dans le panier : des pêcheurs à l’aimant de Seine-Saint-Denis ont fait le week-end dernier une improbable récolte en sondant le canal de l’Ourcq, à Pantin.

« C’était incroyable, en une demi-heure, on en a remonté vingt » de ces Vélib’, a raconté mardi à l’AFP Clément Charret qui pratique cette activité depuis un an et demi « pour s’amuser et surtout dépolluer ».

Avec son acolyte Enzo, dit « Magneto », il a « trouvé de tout » dans les canaux de son département mais n’aurait jamais imaginé remonter autant de ces vélos en libre-service, sur un seul site.

En face des Grand Moulins de Pantin, les dizaines de bicyclettes alignées, recouvertes de vase, dessinent un tableau étrange, sorte de station Vélib’ amphibie.

Habitant des Pavillons-sous-Bois, cet étudiant en Staps de 20 ans s’est acheté « un petit aimant » après avoir vu sur YouTube des vidéos de « ChrisDetek », « le mentor de la pêche à l’aimant ».

Il a d’abord exploré seul les cours d’eau de son département, avant de fonder son association, l’Aimant club pavillonnais.

Ses plus belles prises? « Une baïonnette de la Première Guerre mondiale et un revolver à barillet de l’époque Napoléon III ».

L’année dernière, il a aussi repêché deux obus de la Seconde Guerre mondiale qui ont nécessité l’intervention de démineurs.

Mardi, une quinzaine de vélos, « les plus récents », selon Clément Charret, avaient été récupérés par l’exploitant. Les autres devraient être ramassés par les services de collecte des ordures.

©AFP

2 commentaires

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    • Henri DIDELLE

    Ces vélos ont certainement un n° et il semble donc possible de retrouver le dernier utilisateur. Dans ces conditions on doit pouvoir leur demander de payer une amende plus le prix du vélo.

    • michel CERF

    J’ajoute que ces incivilités lamentables se produisent dans la plupart des villes françaises , je le constate à longueur d’année dans ma région notamment à Besançon , ville  » écolo  » .

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