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Risque de marée noire au Yémen : la mission de l’ONU confirmée par les Houthis

pétrolier Yémen

Image satellite diffusée le 19 juillet 2020 par Maxar Technologies du pétrolier SFO Safer au large du port de Ras Isa, au Yémen. © Satellite image ©2020 Maxar Technologies/AFP/Archives Handout

Dubaï (AFP) – Les rebelles Houthis du Yémen ont confirmé avoir donné le feu vert à une mission de l’ONU pour inspecter et réparer un pétrolier abandonné depuis longtemps et qui pourrait provoquer une marée noire colossale au large de ce pays pauvre de la péninsule arabique.

Mardi, l’ONU avait annoncé que les Houthis, qui contrôlent une bonne partie du nord du pays, avait accepté une mission d’inspection du navire et une maintenance initiale face au risque d’une fuite de pétrole, alors que les rebelles yéménites avaient refusé jusqu’à présent tout accès au navire.

« Un accord pour une maintenance urgente et une évaluation complète du pétrolier Safer a été signé avec les Nations Unies, afin d’éviter une catastrophe environnementale », a déclaré un haut responsable des rebelles, Mohammed Ali al-Houthi, dans un tweet mercredi soir.

Vieux de 45 ans et contenant 1,1 million de barils de brut, le FSO Safer est ancré depuis 2015 au large du port de Hodeida (ouest), à une soixante de km des premières zones habitées dans le pays en guerre depuis 2014.

Le conflit oppose les forces du gouvernement, appuyé par l’Arabie saoudite, et les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran. Il a plongé le Yémen dans la pire crise humanitaire au monde selon l’ONU.

Une fuite de pétrole pourrait affecter des pays riverains, notamment Djibouti, l’Erythrée et l’Arabie saoudite, ainsi que le trafic maritime commercial en mer Rouge.

Une marée noire risque d’y détruire les écosystèmes, faire fermer le port vital de Hodeida pendant six mois et exposer plus de 8,4 millions de personnes à des niveaux élevés de polluants, selon des études indépendantes.

L’ONG de défense de l’environnement Greenpeace a salué l’accord. « Chaque jour où le Safer est laissé sans surveillance nous rapproche d’une catastrophe humanitaire et environnementale qui aggravera encore la tragédie actuelle au Yémen », a déclaré un porte-parole, Ahmed El Droubi.

©AFP

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