Animaleries, petites annonces : la SPA part au combat contre « l’animal-objet »

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Un chat dans un refuge de la SPA à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), le 13 août 2019. © AFP/Archives Olivier MORIN

Paris (AFP) – Des images de chiots et chatons entassés dans des cages exigües… La SPA part au combat contre « l’animal-objet » en demandant au gouvernement la fin de la vente d’animaux domestiques en animalerie et du trafic sur internet.

Dans la courte vidéo mise en ligne sur YouTube, accompagnée d’une pétition (stopanimalobjet.la-spa.fr) qui sera remise au gouvernement, la SPA dénonce « les dérives du business des animaux domestiques » pour « mettre un terme au marché de la souffrance », explique-t-elle jeudi dans un communiqué.

Elle soumet au gouvernement « l’interdiction de la création ou la cession de tout établissement commercial de vente de chiens et de chats ainsi que la vente d’animaux en dehors de l’activité d’élevage dont il est issu ».

Les annonces en ligne seraient réservées « aux seuls éleveurs et professionnels agréés », précise-t-elle.

La SPA, qui chaque année recueille 46.000 chiens et chats, estime que ce « business d’êtres vivants incite à l’achat compulsif qui n’impose pas les conditions essentielles à l’intérêt des animaux et des acheteurs, et présente le risque de se solder par un abandon ».

Et de s’inquiéter des « trafics, des importations massives et des conditions de vie déplorables » des animaux, traités « en simple bien de consommation », souligne Jacques-Charles Fombonne, président bénévole de la SPA.

La vidéo dénonce aussi le trafic international d’animaux de compagnie. Chaque année, plus de 50.000 chiens entrent illégalement sur le territoire, « dans des conditions de reproduction et de transport déplorables », s’indigne la SPA. Son service de protection animale et sa cellule anti-trafic mènent plus de 14.000 enquêtes par an sur des affaires de maltraitance.

©AFP

2 commentaires

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    • Matthias Heilweck

    La SPA se trompe de cible. Interdire la vente de chats et de chiens en magasin, oui, mais la réserver aux éleveurs, non. Ce sont ces derniers qui jettent les bases d’un traffic lucratif en vendant chers des produits de consanguinité, les races qui sont toutes sujettes à des maladies ou des déformations héréditaires. Les bâtards bénéficient d’une bien meilleure santé et ne trouveraient plus d’adoptants s’ils ne pouvaient plus être proposés sur internet. Par contre là aussi il y a de l’abus. Les prix devraient être limités à maximum 50€ pour des chatons et 100€ pour des chiots. Cela dissuaderait tous ceux qui en font un business.

    • Méryl Pinque

    En effet, il faut aussi mettre un terme aux élevages.
    Adoptez, n’achetez pas !
    Les animaux ne sont pas des biens.

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