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Retour au calme à Fort-de-France après des heurts autour du chlordécone

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Violences de militants anti-chlordécone le 13 janvier 2020 à Fort-de-France © AFP Lionel CHAMOISEAU

Fort-de-France (AFP) – Le calme est revenu mardi à Fort-de-France, au lendemain des heurts entre des forces de l’ordre, des manifestants anti-chlordécone et des jeunes cagoulés près du tribunal.

Ces affrontements ont eu lieu lundi après-midi et dans la soirée aux abords du tribunal correctionnel où devait se tenir un procès sous haute tension de sept militants anti-chlordécone, ce pesticide qui a durablement pollué les Antilles. Ce procès a finalement été renvoyé au 3 juin en raison des violences.

« Suite aux nombreux heurts (…), je tiens à lancer un appel au calme et condamne sans ambiguité toute les formes de violences », a déclaré le maire Didier Laguerre, selon lequel « un drame a été évité de justesse ». Il a condamné « fermement les détériorations volontaires contre les portes d’entrée de la mairie ainsi que les tentatives d’incendies des services d’état civil ».

Les sept militants avaient été interpellés fin novembre pour violences en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique et dégradations, après une manifestation qui avait mal tourné devant un centre commercial du Robert (centre-ouest).

Depuis plusieurs semaines, des manifestants bloquent des centres commerciaux en Martinique, accusant leurs propriétaires, souvent de grandes familles locales, d’être à l’origine de la pollution au chlordécone, un pesticide utilisé dans les bananeraies de 1972 à 1993, qui a infiltré les sols antillais pour des centaines d’années et est suspecté d’être à l’origine de cancers de la prostate.

Dans un communiqué, le « Komité 13 janvié 2020 » qui avait appelé à soutenir les militants anti-chlordécone, a dénoncé « le blocage de l’entrée du palais de justice (…) en vue d’empêcher l’entrée de la majorité des manifestants venus apporter leur soutien aux militants », évoquant une « provocation du Procureur et de la justice coloniale », « serviteurs de la caste békée et des empoisonneurs ».

« L’apaisement doit revenir et une petite minorité violente ne saurait l’empêcher », avait réclamé le préfet Franck Robine lundi soir. « C’est par le dialogue et par le travail conjoint que les difficultés de la Martinique seront surmontées », selon lui.

© AFP

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