En Chine, la bile d’ours est un business lucratif

La bile des ours noirs se vend 580 dollars le kilo et chaque animal peut en produire 5 kgs par an, selon un article du New Scientist dans son édition du 4 mai 2009. Vendue en Chine, au Viêt-Nam et d’autres pays asiatiques comme principe actif pour certains médicaments contre la fièvre ou contre les hémorroïdes, la bile d’ours est prélevée sans anesthésie, au moyen le plus souvent d’un cathéter plongé directement dans la vésicule biliaire. Les animaux, maintenus dans des cages dans lesquelles ils ne peuvent bouger, sont traits deux fois par jour. Quoique cruel, le procédé est légal en Chine depuis 1984. Depuis 1998, l’association a permis de fermer près de 40 élevages (ceux dont les conditions de vie étaient les pires) grâce à un accord avec le gouvernement chinois. Son centre de réhabilitation des ours héberge et soigne plus de 175 animaux. Bien que la bile synthétique reproduise exactement les propriétés de celle naturelle, il existe une demande pour le produit naturel employé en médecine traditionnelle chinoise depuis 3 000 ans. La Convention sur le commerce international des espèces en danger (CITES) classe l’espèce parmi les plus menacées.

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