Quand une mer est remplacée par un désert, les causes de la disparition de la mer d’Aral

Autrefois d’une superficie équivalente à plus de deux fois la taille de la Belgique, la mer d’Aral a quasiment disparu de la carte en l’espace de 50 ans. Interviewée par Brut, Alice Aureli, spécialiste hydrologie et climat à l’UNESCO, attribue cet effacement à la politique agricole intensive menée par l’Union Soviétique à partir des années 1960. Pour les besoins des plantations de blé et de coton, l’eau des deux affluents a été intensément puisée. Conséquences : baisse du niveau du lac, explosion de la salinité, déclin de la biodiversité, et notamment extinction de 20 espèces de poissons endémiques. Les habitants ont également souffert de sa disparition. La plupart, vivant de la pêche, ont été forcés à l’exil. Ceux qui ont fait le choix de rester ont aujourd’hui des taux de cancers, de maladies pulmonaires et d’anémies élevés en raison des pesticides et autres produits chimiques ayant infiltré les nappes phréatiques. La gestion du lac et de ses affluents est toujours à l’origine de conflits dans la région, ceux-ci traversent pas moins de 5 pays différents. 

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