Le message de Valérie Masson Delmotte : « Chaque demi-degré compte, chaque année compte, chaque choix compte »

La climatologue Valérie Masson Delmotte , coprésidente du groupe de travail 1 du GIEC souligne les grandes lignes du rapport spécial du GIEC sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5 °C plutôt que 2 °C.

Pour en savoir plus, lisez notre entretint avec Valérie Masson Delmotte et avec le climatologue Jean Jouzel, ancien vice-président du groupe scientifique du GIEC.

3 commentaires

Ecrire un commentaire

  • Un point devrait inquiéter particulièrement le gouvernement : la fragilité des infrastructures de transport face au réchauffement climatique. La fonte du pergélisol des parois montagneuses, les épisodes dits méditerranéens et la montée du niveau des mers constituent des menaces sérieuses pour les infrastructures de transport. Tous les modes de transport sont concernés : voies ferrées, routes, voie d’eau. Des éboulements ont coupé récemment la voie ferrée de Maurienne, des inondations ont coupé les lignes Narbonne-Perpignan et Montpellier-Narbonne). La navigation sur le Rhin est affectée par la sécheresse. Plus on attendra pour s’attaquer au réchauffement climatique, plus la planète se réchauffera et plus le coût économique de ses conséquences sera élevé.

    • Meryl Pinque

    L’humanité doit rapidement adopter une alimentation 100 % biologique et végétale.
    Rappelons que la cause n° 1 du réchauffement climatique est l’agriculture animale et la consommation de produits d’origine animale qui en est à l’origine.
    A lire et partager :
    https://www.apala.fr/lenigme-des-experts-climatiques-face-a-lurgence/?fbclid=IwAR0i6TEFEowygtlZhbQN10CwrlsrcGVMJfWsF5mRRZ3uBoE9Q2KhY2CYTJY

    • denise

    on entend beaucoup de contre vérité sur le climat et on ne parle que de l’effet de serre sans jamais parler de l’effet parasol

    L’atmosphère a un fonctionnement « symétrique » , il fonctionne dans les deux sens, quand l’effet de serre augmente l’effet parasol augmente dans la même proportion.
    La densité joue énormément sur l’absorption d’énergie et surtout le taux de vapeur d’eau (60% des effets), dans les zones sèches (Sahara) le rayonnement solaire est très fort le jour, les sols stockent beaucoup de chaleur, mais il fait très froid la nuit parce que le rayonnement des sols n’est pas retenue comme il y a moins d’effet de serre.

    Si l’atmosphère n’existait pas nous aurions une température moyenne de -18°c et une forte amplitude thermique entre le jour et la nuit (+150° et -168°c) . plus l’atmosphère est dense plus l’amplitude thermique entre le jour et la nuit est faible, et c’est pour cela que les mers (70% de la planète) et les forêts équatoriales sont les zones les plus tempérées de la planète. Si les continents transpiraient autant que les mers nous n’aurions pas de canicules.

    l’hiver le soleil est plus bas sur l’horizon donc la couche a traversé est plus importante donc le rayonnement solaire qui arrive jusqu’au sol est moins fort, et c’est l’inverse l’été avec un soleil très haut. « l’épaisseur » de la couche et donc la quantité d’atomes rencontrée par le rayonnement joue énormément sur la quantité d’énergie reçue par les sols.

    Les zones enregistrant les plus fortes canicules sont des zones sèches, en France et notamment en nouvelle aquitaine, on le constate après les moissons, les sols restent sans végétation tout l’été sur des millions d’hectares, l’albédo augmente et la vapeur d’eau diminue ce qui provoque des canicules. La différence de température entre un champ vert et un champ sec exposés au soleil l’été et de 20°c, c’est énorme compte tenu des surfaces.
    Si la France était entièrement boisée il n’y aurait pas de canicule parce que les arbres transpirent beaucoup (500 litres d’eau par jour pour un chêne l’été), et si on regarde les chiffres de l’INRA et de l’ONF un champ irrigué l’été aura le même bilan hydrique annuel (500 mm d’évaporation pour 750mm de précipitation ).
    Le bilan hydrique de la végétation est toujours positif dans un rapport 1/3 2/3, quand une plante évapore 2 litres d’eau elle reçoit 3 litres de pluie, c’est ce qui est confirmé par l’IRSTEA : 70% des pluies continentales proviennent de l’évapotranspiration et seulement 30% de l’évaporation en mer.
    Le dérèglement climatique va modifier la répartition des pluies (inondation l’hiver et sécheresse l’été) mais pas la quantité, plus il fait chaud plus il y a d’évaporation (5% par degré C ) et plus il y a d’évaporation plus il y a de précipitations.

    Effectivement l’agriculture dérègle le climat parce qu’elle n’entretient pas le cycle de l’eau l’été avec un couvert végétal vivant : Les surfaces végétales sontles seules surfaces qui ne brûlent pas au soleil, qui ne stockent pas la chaleur mais l’évacue (chaleur latente), qui pompent du CO2, qui libèrent de l’oxygène, qui entretiennent le cycle de l’eau, qui stockent l’énergie solaire sous forme de biomasse, qui protègent la biodiversité et qui nourrissent la planète … A condition de les maintenir en vie avec de l’eau au moment ou on en a le plus besoin : l’été … donc en faisant des réserves l’hiver pour irriguer l’été ! la température d’un sol exposé au soleil peut monter à 60°c, ce qui est fatal pour les micro-organismes indispensables à la vie des sols, d’ailleurs l’effondrement de la biodiversité s’explique par des périodes sèches de plus en plus longues l’été : pas de vie animale sans vie végétale, un sol sec c’est un sol mort, l’irrigation ne devrait plus être une option mais une obligation pour entretenir le vivant et le cycle de l’eau l’été.

    Avant les années 50 l’agriculture n’avait pas d’engrais chimique, c’est l’INRA qui a développé cette recherche et qui l’a vendu aux agriculteurs, avant les champs se satisfaisaient du soleil et de la pluie pour faire de la photosynthèse et donc de la matière organique. On peut facilement se passer à 100% des engrais chimiques à condition de fabriquer un maximum de biomasse en permanence et en priorité l’été (durée d’ensoleillement plus longue et chaleur), pour cela il faut de l’eau pour irriguer d’où l’extrême urgence de s’attaquer au détournement massif et illégal de l’eau douce par zones urbanisées qui ne respectent pas le code de l’environnement (traitement et infiltration de tous les rejets, pluie et eaux usées). En France la consommation d’eau (potable agricole et industrie) correspond à seulement 2.5% des précipitations , on ne manque pas d’eau mais juste de réserve et de recyclage.

    Les forêts captent 70% des pluies ce qui veut dire qu’elles retiennent 70% des pluies dans les sols pour alimenter le cycle de l’eau l’été (évapotranspiration), le reste est infiltré dans les nappes superficielles qui alimentent les sources et les nappes profondes. La foret ne manque pas d’eau l’été parce qu’elle fait des réserves l’hiver et ne rejettent donc que les excès d’eau. Nous avons défriché pour cultiver mais il ne faut absolument pas couper le cycle de l’eau l’été en entretenant une végétation vivante sur un maximum de surfaces (villes et campagnes). Les forêts de conifères brulent tous les étés, elles sont sèches et chaudes parce qu’elles « consomment » deux fois moins d’eau que les forets de feuillus donc reçoivent deux fois moins de pluie.

    Toutes les zones de la planète recouvertes d’eau ou de végétation l’été n’ont pas d’excès de chaleur contrairement aux zones sèches et sans végétation, pour trois raisons :

    1) la mer et la végétation ont un albédo faible donc renvoie peu d’énergie vers l’atmosphère donc diminue l’effet de serre.

    2) La forte concentration en vapeur d’eau dans l’atmosphère augmente la diffraction et la réflexion vers l’espace de l’énergie solaire, donc moins d’énergie arrive jusqu’au sol.

    3) L’évaporation contribue à évacuer la chaleur (transfert d’énergie au passage de l’état liquide à l’état gazeux : entropie ou chaleur latente).

    On aura sauvé le climat et la biodiversité quand les continents seront verts au rythme des forêts de feuillus.

Science du climat : encore des "mystères" à percer malgré les progrès

Lire l'article