Des militants climat bloquent l’entrée du FMI à Paris

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Des militants d'Attac, Extinction Rebellion, de Youth for Climate bloquent l'entrée du bâtiment du FMI pour réclamer l'annulation de la dette des pays du Sud, le 27 juin 2022 à Paris © AFP Thomas COEX

Paris (AFP) – Des militants climat, les mains collés aux portes, bloquaient lundi matin l’entrée du bâtiment du Fonds monétaire international (FMI) à Paris pour « réclamer l’annulation de la dette des pays du Sud », a constaté un journaliste de l’AFP.

« G7 responsable, FMI coupable, annulons la dette pour une planète vivable », disait une banderole déployée devant.

Quelques dizaines de militants d’Extinction Rebellion, de Youth for Climate ou de 350.org ont ciblé ce bâtiment du FMI dans une campagne mondiale baptisée « Debt for climate » organisée à l’occasion du sommet du G7 en Allemagne pour réclamer l’annulation de la dette des pays les plus pauvres afin qu’ils puissent faire face à la crise climatique.

Quelques militants se sont collés une main à la glu aux portes vitrées à l’entrée du bâtiment pendant que d’autres, assis par terre devant, s’enchaînaient les uns aux autres, les bras à l’intérieur de longs tuyaux, pour être plus difficiles à déloger.

« Nous devons donner à ces pays les moyens de lutter contre la crise climatique, ce sont les premières victimes et les derniers responsables », a lancé « Chalou », une militante d’Extinction Rebellion, tandis que ses camarades jetaient des faux billets marqués « Stop fossil fuels » (Stop aux énergies fossiles).

« La crise de la dette est d’abord la résultante d’un système financier injuste dominé par les pays les plus riches. Le G7, le FMI et la Banque mondiale ont des responsabilités historiques dans le développement de ce cercle vicieux dettes/surexploitation des ressources », ont dénoncé dans un communiqué Extinction Rebellion, Attac-France et Youth for Climate France qui organisaient l’action parisienne.

« La reconnaissance d’une dette écologique par les pays les plus riches est une exigence fondamentale. Cette dette écologique provient de la responsabilité des pays les plus riches dans le changement climatique: ce sont eux qui sont les premiers responsables de la destruction de la biodiversité et du pillage des ressources au sein de pays qui sont les moins responsables et les plus impactés par les crises environnementales en cours et à venir », ont-ils ajouté.

© AFP

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