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Earth Hour: des villes du monde entier éteignent leurs lumières pour la planète

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La célèbre Porte de Brandenbourg plongée dans l'obscurité à l'occasion de l'Earth Hour, à Berlin, le 27 mars 2021 © AFP John MACDOUGALL

Buenos Aires (AFP) – Des villes du monde entier ont éteint leurs lumières pendant une heure samedi soir pour l' »Earth Hour », une opération destinée à mobiliser contre le changement climatique et pour la sauvegarde de la nature.

Pour démarrer l’événement, les lumières des gratte-ciels des métropoles asiatiques, de Singapour à Hong Kong, se sont éteintes à 20H30 heure locale, de même que celles de monuments tels que l’Opéra de Sydney.

Le Colisée à Rome, la place Rouge à Moscou, la Porte de Brandebourg à Berlin, le Palais de Westminster et les enseignes lumineuses de Piccadilly Circus à Londres ou encore les trois étages de la Tour Eiffel à Paris ont été successivement plongés dans l’obscurité, même si couvre-feu oblige, bien peu ont pu en profiter.

La célèbre Sagrada Familia d’Antoni Gaudi à Barcelone, dans le nord-est de l’Espagne, et le château impérial de Schönbrunn à Vienne figurent également parmi les nombreux sites, monuments et bâtiments qui ont éteint leurs feux entre 20h30 et 21h30 locales, au fil des fuseaux horaires.

« C’est fantastique que le parlement soit une fois encore partie prenant de de l’Earth Hour, rejoignant d’autres monuments dans le pays et dans le monde pour accroître la prise de conscience du changement climatique », s’est félicitée Lindsay Hoyle, Speaker (présidente) de la Chambre des Communes au Royaume-Uni.

Suivant le soleil, ce sont les monuments d’Amérique qui ont ensuite éteint leurs feux, de l’oblisque du centre de Buenos Aires au musée de Demain à Rio de Janeiro en passant par le gratte-ciel BBVA à Mexico.

La nature est en chute libre

Cette mobilisation annuelle (« Heure de la Planète » en français), organisée par le WWF, est destinée à appeler à l’action sur le changement climatique et l’environnement.

Cette année, les organisateurs ont voulu mettre en évidence le lien entre la destruction de la nature et l’incidence croissante des maladies comme le Covid-19.

« Qu’il s’agisse du déclin des pollinisateurs, de la diminution du nombre des poissons dans les océans et les rivières, de la disparition des forêts ou de la perte plus générale de la biodiversité, les preuves s’accumulent selon lesquelles la nature est en chute libre », a dit Marco Lambertini, le directeur général du WWF, qui organise l’Earth Hour depuis 2007.

« Protéger la nature est notre responsabilité morale, mais la perdre accroît également notre vulnérabilité face aux pandémies, accélère le changement climatique et menace notre sécurité alimentaire », a-t-il ajouté.

A Singapour, les gens ont regardé les gratte-ciels s’éteindre sur le front de mer. Dans un parc voisin, Gardens by the Bay, des sculptures à l’allure futuriste ont vu leurs lumières disparaître également.

L’Earth Hour, c’est « plus qu’une simple économie d’énergie, c’est plutôt une façon de se rappeler de notre impact sur l’environnement », a expliqué à l’AFP dans le parc Ian Tan, 18 ans. Mais « une heure, ce n’est pas suffisant », a-t-il souligné.

A Hong Kong, des forêts de tours se sont retrouvées dans l’obscurité, tout comme la porte historique Namdaemun à Séoul.

En Thaïlande, le très populaire centre commercial CentralWorld de Bangkok a déclenché un compte-à-rebours et, à 20H30, ses vitrines extérieures se sont éteintes pendant une heure.

© AFP

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