La prolifération des descendants des hippopotames de Pablo Escobar en Colombie inquiète les scientifiques

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Princesa, un hippopotame né à"Napoles", l'ancien zoo privé de Pablo Escobar, pris en photo à Medellin en 2008, Colombie. AFP PHOTO/Raul Arboleda (Photo by© Raul ARBOLEDA / AFP

La population descendante des 4 hippopotames importés illégalement en Colombie par le narcotrafiquant Pablo Escobar, mort en 1993, pourrait atteindre 1500 individus dans la nature en 2035, avertissent les scientifiques. Ces animaux avaient été importés par Pablo Escobar pour son zoo privé, puis ils sont retournés à l’état sauvage à sa mort. Actuellement, leur nombre est estimé entre 65 et 80.

Les scientifiques considèrent l’hippopotame, originaire d’Afrique, comme une espèce invasive en Colombie. D’une part, sa prolifération augmente les risques d’accidents mortels inhérents à la présence de grands mammifères dans un milieu où ils peuvent côtoyer des êtres humains, d’autre part leur présence perturbe les écosystèmes locaux. Les scientifiques ont constaté que les hippopotames modifient la qualité des eaux douces dans laquelle ils passent une grande partie de leur temps et où ils défèquent.

Face à ces constats, des scientifiques appellent à un meilleur contrôle de la population des hippopotames sauvages par la stérilisation et l’abattage. Mais, la stérilisation de ces animaux s’avère une opération délicate et couteuse en raison du poids des bêtes (plus d’une tonne) tandis que l’abattage suscite l’indignation d’une partie des Colombiens. Les habitants des régions où ils vivent se sont attachés à ces animaux. Le quotidien The Guardian rapporte que ce n’est pourtant pas la première fois que le pays fait face aux espèces invasives sans qu’auparavant les mesures de lutte aient fait réagir l’opinion. Malgré la personnalité magnétique de ces animaux qu’il ressent, David Echeverri-Lopez, un chercheur qui supervise les populations d’hippopotames à l’agence de protection de l’environnement de Colombie, plaide en faveur de l’abattage. Il explique : « nous avons réalisé il y a 10 ans que nous avions une grande population d’hippopotames. Nous avons commencé à regarder la constitution de cette population pour voir si nous disposions de solutions immédiates et nous avons alors réalisé l’ampleur du problème. ».

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