Brésil : la déforestation repart à la hausse en Amazonie

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Déforestation de la forêt amazonienne dans l'Etat brésilien du Mato Grosso en août 2020 © AFP/Archives Florian PLAUCHEUR

Rio de Janeiro (AFP) – Après quatre mois de baisse par rapport à l’an dernier, la déforestation en Amazonie brésilienne est repartie à la hausse en octobre, avec une augmentation de 50%, selon les données rendues publiques vendredi.

Les satellites de l’Institut National de Recherches spatiales (INPE) ont révélé la disparition de 836 km2 de forêt tropicale.

C’est la première fois depuis juin que la surface déboisée en un mois est supérieure à celle de l’année dernière, où tous les records avaient été battus.

Avec près de 7.899 km2 sur les dix premiers mois de l’année, le total reste toutefois légèrement inférieur à celui de janvier à octobre 2019 (8.425 km2).

Mais l’écart continue de diminuer: 6% de baisse seulement depuis le début de l’année, contre 10% de janvier à septembre.

Et le total des zones déboisées en 2020 est déjà largement supérieur à celui de l’ensemble de chacune des années précédant l’arrivée au pouvoir, en 2019, du président d’extrême droite Jair Bolsonaro (4.951 km2 en 2018, 3.551 km2 en 2017, 6.032 km2 en 2016 et 2.195 km2 en 2015).

La situation reste également très préoccupante sur le front des feux de forêt.

Début novembre, les satellites de l’INPE avaient dénombré plus du double de foyers d’incendie en octobre que lors du même mois de 2019 en Amazonie.

Sur les dix premiers mois de l’année, il s’agit de 93.356 foyers, contre 89.176 sur l’ensemble de 2019.

« Les feux de forêt et la déforestation ont la même cause: l’absence de politique environnementale dans notre pays », a dénoncé la semaine dernière Rômulo Batista, de l’antenne brésilienne de Greenpeace.

La semaine dernière, le vice-président Hamilton Mourao a survolé l’Amazonie avec des diplomates de plusieurs pays pour tenter de redorer l’image d’un Brésil très critiqué.

Mais plusieurs ONG ont jugé que les zones choisies n’étaient pas les plus touchées par la déforestation et les incendies.

Mardi Jair Bolsonaro, qui n’a toujours pas félicité Joe Biden de son élection à la présidence des Etats-Unis, a averti ce dernier que le Brésil n’avait pas l’intention de subir des pressions sur l’Amazonie.

Joe Biden avait menacé en octobre le Brésil de « conséquences économiques significatives » si la déforestation se poursuivait en Amazonie.

© AFP

5 commentaires

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    • Mahay Expédition

    Merci de nous partager ces informations qui ne sont que trop rarement mis au devant de la scène. A Madagascar, la situation est également critique sur le plan de la déforestation car il ne reste que 8% de la forêt originelle sur un pays plus grand que la France.
    Notre monde s’éteint à « petit feu » tout en restant spectateur !

    • Guy POUDER

    La Pression economique et politique internationale doit être unilatérale et forte maintenant que nous sommes proche du point de non retour.Ces Actions néfastes sur le Climat vont nous impacter rapidement . C’est nous qui allons payer l’addition par Milliards. Stoppons celà immédiatement par tous les Moyens!G.P

    • Fabrice Thibaut

    La déforestation au Brésil et ailleurs a une motivation d’ordre financier uniquement, mettre des sanctions n’est pas suffisant il faudrait carrément un contrôle par la force ce qui ne sera jamais fait. Yann Arthur Bertrand propose une solution qui elle tient la route, c’est de soutenir financièrement les pays qui ont choisi de déforester leur pays. Est-ce possible là est la question alors que la préservation des poumons verts de notre terre assure notre avenir ici-bas et que l’on se dirige de plus en plus vers la porte de sortie.

    • Michel CERF

    Que peut- on espérer quand le mal est fait ….

    • Méryl Pinque

    La faute aux consommateurs de produits d’origine animale.

    Consommation de produits animaux = élevages = déforestation = incendies = réchauffement climatique = pandémies = mort.

    #GoVegan

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