« Un bébé = un arbre » en Seine-Saint-Denis

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Photo d’arbres remarquables et d’alignements d’arbres pour la campagne photographique de la politique de l’arbre. DR

Le département du nord-est de la région parisienne, 3e territoire le plus peuplé d’Ile-de-France avec plus d’1,5 million d’habitants, entend associer les citoyens à la végétalisation de son espace, en plantant notamment à l’occasion de chaque naissance un arbre.

Le département de Seine-Saint-Denis a annoncé ce matin son plan « Canopée », qui prévoit la plantation de 30 000 arbres dans les dix prochaines années, de sorte à augmenter la couverture arborée de 4 %. Elle passera ainsi de 16 à 20 %.

« L’arbre n’est pas le premier symbole qui vient en tête pour définir la Seine-Saint-Denis », reconnaît le président du département, Stéphane Troussel.  Le « 93 » évoque en effet les cités de Bondy ou de  la Courneuve, le parc d’activités Garonor ou les aéroports Charles-de-Gaulle et Le Bourget. Pourtant, c’est aussi la seule zone européenne 100 % urbaine, classée Natura 2 000 depuis 2006, avec 15 parcs et forêts qui s’étendent sur la moitié des villes du département – dont le parc des Beaumonts à Montreuil ou la forêt de Bondy. Dans ces espaces, une biodiversité se développe entre friches, prairies, étangs, mares et haies. Y vivent notamment 12 espèces d’oiseaux rares, comme le martin-pêcheur d’Europe ou le hibou des marais.

Pour réaliser ce nouveau plan, dans lequel le département investit 60 millions d’euros, les élus comptent sur la participation citoyenne : à chaque naissance, il sera proposé à la famille nouvellement agrandie de planter un arbre soit dans son jardin, soit en ville, sur des parcelles nues ou dans des zones publiques minérales. Le département affiche le plus fort taux de fécondité du pays avec 2,5 enfants/ femme en 2013.

« Nous entrons dans un nouveau cycle et le plan Canopée en est une belle illustration », estime Bélaïde Bedreddine, vice-président chargé de l’écologie urbaine. Objectif : créer l’équivalent de 2 petites forêts urbaines chaque année, pour diminuer les îlots de chaleur et la pollution de l’air tout en augmentant les zones de biodiversité et de bien-être. La végétalisation autour des troncs est également prévue, afin de lutter contre l’imperméabilisation des sols.

Par ailleurs, le département a annoncé également qu’il replanterait 3 arbres pour tout sujet coupé à l’occasion des travaux relevant de sa compétence, comme la construction ou la rénovation des collèges. En outre, il s’est engagé à produire un bilan annuel  du plan ainsi qu’un rapport sur les abattages et plantations en  lien avec ses autres réalisations.

Sophie Noucher

2 commentaires

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    • Méryl Pinque

    Hélas, il faut planter beaucoup plus d’un arbre pour compenser les émissions de CO2 engendrées par un humain au cours de son existence.

    • Herve Gwenaelle

    Super

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