Ours tué : Sea Shepherd offre 10.000 euros pour accélérer l’enquête

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Photo publiée sur le compte Twitter de la ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, le 9 juin 2020, d'un ours abattu en Ariège © Compte Twitter de la ministre de la Transition écologique/AFP/Archives Handout

Paris (AFP) – L’ONG Sea Shepherd a annoncé jeudi offrir une récompense de 10.000 euros pour identifier le responsable de la mort d’un ours brun tué par balle en Ariège, alors que l’espèce est en danger critique d’extinction en France.

Cette somme est offerte « pour motiver ceux qui auraient des informations permettant de faire avancer l’enquête », selon un communiqué. « Les informations seront transmises aux autorités en charge de l’affaire et la récompense sera versée si le témoignage aboutit à l’inculpation du ou des coupable(s) », précise Sea Shepherd.

La dernière ours de souche pyrénéenne, Canelle, a été abattue par un chasseur en 2004″, rappelle l’ONG. Sa présidente Lamya Essemlali, demande « des sanctions exemplaires et dissuasives ».

L’ONG a déjà offert 10.000 euros après la découverte en 2019 de deux phoques décapités dans le Finistère alors que l’espèce est protégée. Deux marins ont été convoqués devant la justice.

« En parallèle, Rewild (association dont Sea Shepherd est co-fondateur) va déposer plainte », précise le communiqué.

La ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne a fait savoir que l’Etat porterait également plainte.

Des réintroductions sources de tensions

L’ours tué, un jeune mâle, est le deuxième retrouvé mort dans les Pyrénées cette année. La population n’atteint qu’une cinquantaine d’individus, ce qui n’assure pas la survie de l’espèce.

Les réintroductions entamées en 1991 ont favorisé la croissance de la population ursine dans les Pyrénées. Cela alimente depuis des années des tensions avec les éleveurs, qui estiment leur présence incompatible avec l’activité pastorale.

La France avait adopté un « plan ours » pour 2018-2028 prévoyant de nouveaux lâchers d’ours. Il a cependant été enterré par le gouvernement quelques mois à peine après sa mise en place, suite à des manifestations d’éleveurs.

En 2019, 1.173 animaux ont été tués par des ours et 36 ruches détruites, selon les chiffres contenus dans une consultation publique lancée récemment pour des mesures d’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées.

Le pastoralisme représente des centaines de milliers d’animaux dans les Pyrénées. La semaines dernière, les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Agriculture ont une enveloppe de 500.000 euros supplémentaires pour la cohabitation ours-pastoralisme.

© AFP

2 commentaires

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    • JEAN-FRANCOIS BARDAUD

    Merci a eux …..sea sheperd

    • Michel CERF

    Ces éleveurs feraient bien d’apprendre à protéger leurs brebis en prenant exemple sur les pays voisins comme l’Italie ou la cohabitation ours éleveurs ne pose pas de problèmes , il est toujours triste de voir ses brebis tuées , mais cela ne dérange personne de savoir qu’elles sont destinées à finir dans nos assiettes .

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