Coup de gueule : éleveur de vaches laitières en France = esclave

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© Yann Arthus-Bertrand

Alors que le monde d’après fait débat, notamment la place de l’agriculture locale et l’autosuffisance alimentaire, la vétérinaire Julie Renoux au contact quotidien des éleveurs de par son métier, alerte dans cette tribune sur la très grande précarité des éleveurs laitiers. Lisez le coup de gueule de Julie Renoux vétérinaire en Normandie. Éleveur de vaches laitières en France métier : esclave.

[À lire également sur le même sujet Yann Arthus-Bertrand et Julien Leprovost : « Le prix du lait payé aux éleveurs, une honte française avec laquelle il faut finir » ]

Mais dans quel monde vit-on ? Comment a-t-on pu en arriver là ? En arriver à laisser un savoir-faire si précieux disparaitre dans le silence et l’indifférence ? À accepter que ceux qui travaillent pour nous nourrir, ici et maintenant, sombrent dans la pauvreté et n’aient d’autre choix que de cesser leur activité pour survivre ou de se suicider ?

J’entends chaque jour la souffrance de ces éleveurs qui produisent pourtant l’un des meilleurs laits au monde et qui bichonnent leurs vaches tout en entretenant notre paysage et en tentant sans cesse de s’adapter aux demandes des bureaucrates et des citoyens.

Regardons quelques chiffres flagrants, ils devraient alerter les pouvoirs publics et l’opinion. En France, la surmortalité par suicide des éleveurs laitiers par rapport aux moyennes nationales est de 30 % (Santé Publique France). Parmi le tiers des agriculteurs en burn-out, les éleveurs laitiers sont les plus touchés (Amarok, 2019). Ils travaillent en moyenne 60 à 70 heures par semaine pour moins de 16 000 euros brut/an et dans certaines régions, près de 50 % d’entre eux gagnent moins de 4000 euros par an en moyenne. En cause :  le prix de vente du lait est en moyenne de 30 centimes par litre, ce qui est insuffisant, et 51 centimes en bio, là aussi pas assez pour rentrer dans ses frais et vivre. En effet, le prix de revient du lait est en moyenne de 40 centimes, 54 centimes en bio (CNIEL, 2019). Derrières ces réalités économiques, se trouvent d’innombrables drames humains et sociaux.

Près de 10 000 fermes laitières disparaissent chaque année. Il ne se passe pas un jour sans qu’un éleveur de vache laitière ne jette l’éponge, écœuré de travailler 12 heures par jour sans pouvoir se rémunérer pendant des mois voire des années alors que les dirigeants des laiteries qu’ils engraissent se pavanent avec leurs millions. Au moins le tiers des éleveurs laitiers de notre pays sont endettés. Mais, qui accepterait de travailler du matin jusqu’au soir sans être payé ? Cela ne ressemble-t-il pas à de l’esclavage ?

Aucun n’est épargné, pas même les producteurs de lait cru utilisé pour faire les fromages qui ont fait la réputation de notre pays et dont nous savons si bien nous targuer. En réalité, c’est notre patrimoine qui disparait… Les élevages laitiers représentaient 15 % des exploitations agricoles en 2008 contre 12 % aujourd’hui.

Il est urgent que les Pouvoirs publics prennent la mesure de la situation et que nous soutenions nos producteurs. Car, lorsque notre pays ressemblera à un vaste champ de blé et que des camions devront acheminer le lait que nous consommons des 4 coins de l’Europe, il sera trop tard pour faire machine arrière.

Julie Renoux, vétérinaire

[À lire également sur le même sujet Yann Arthus-Bertrand et Julien Leprovost : « Le prix du lait payé aux éleveurs, une honte française avec laquelle il faut finir » ]

41 commentaires

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    • Boissel

    Les agriculteurs n’y sont pas pour rien dans cette histoire ! Quand j’entends des représentants syndicaux dire qu’à 300€/1000l on vie correctement, ça me désole… Mais bon on ne peut pas défendre les agriculteurs et être à dans les bureaux voir à la tête d’industrie agroalimentaire…

    • Michel CERF

    Ce métier est difficile certes , mais les vaches ne sont elles pas les esclaves des humains ? par ailleurs le lait de vache est un produit inadapté à l’organisme humain , toxique , indigeste et cancérigène .

    • Méryl Pinque

    Les seuls esclaves sont les animaux exploités.
    L’exploiteur, lui, est libre de choisir un vrai métier au lieu de continuer à tenir le rôle de bourreau – a fortiori s’il s’en plaint.
    Devenons végans : la vie des animaux en dépend.

    • Charly

    Article qui reflète bien la réalité. N’en déplaise au vegan anti-lait anti-tout… Michel cerf, j’imagine que vous ne prenez pas une goutte d’alcool, que vous ne circulez jamais en voiture car pour le coup l’alcool et les gaz d’échappements sont prouvés cancérigènes et toxiques comparé au lait. Vous voulez être en bonne santé !? C’est simple: MANGEZ DE TOUT AVEC MODÉRATION.
    Concernant les éleveurs malheureusement dans un monde capitaliste il n’y a qu’une régulation des volumes qui permettrait de relever les prix….ça ne peut marcher qu’au niveau européen voir mondial…..sinon convaincre 100 % des consommateurs à acheté des produits laitiers du commerce équitable.

    • Brasier Caroline

    C est super de le dire mais personne ne fera rien.l éleveur de poulet pour Emmanuel et Brigitte ne gagne même pas sa vie.

    • Antoine T

    Je suis éleveur et je pense que c’est un vrai métier, nourricier qui plus est ; que quelques individus ne tolèrent pas le lait, c’est possible, de là à prôner la toxicité de ce magnifique produit, je ne suis pas d’accord.
    Les vegan devraient réfléchir (si c’est possible pour eux….) à ce que deviendrait notre campagne sans élevage. L’agroécolgie est basée sur un équilibre entre élevage et cultures. Ce coup de gueule met juste en garde sur une disparition d’une activité utile à notre écosystème
    Quant au prétendu esclavage des animaux c’est bien une vision intellectuellisée du rapport que nous avons avec eux, là encore il doit y avoir une synergie entre nous, sinon ça ne fonctionne pas

    • Francis

    Michel et Meryl, arrêtez d’écrire des conneries. Les vaches ne se considèrent pas elles-mêmes comme esclaves, le travail de leurs éleveurs consiste à éviter qu’elles ne subissent le moindre stress. La seule chose qui soit exploitée, c’est leur gourmandise. Leur production est à la mesure de leur confort de vie et celui-ci se mesure par des critères objectifs dont dépend le prix d’achat du lait: le taux protéique et le taux de leucocytes. Ces taux sont représentatifs de l’état de santé et de l’absence de stress.
    Il est exact que les humains adultes ne doivent pas consommer trop de produits laitiers, et plus on vieillit, plus cette consommation doit baisser. Mais ce n’est pas une raison pour passer de l’excès à zéro.
    Quand à la fin de vie des vaches, à partir du moment où les abattoirs font correctement leur travail, elle n’est pas plus scandaleuse que de se faire déchiqueter par les carnivores sauvages: loups, ours, lions, hyènes, tigres, etc… Occupez vous à faire interdire l’abattage rituel, ce serait beaucoup plus utile.

    • Jannick POUPARD

    NON, ce ne sont pas les éleveurs qui sont des esclaves !

    LES SEULES VÉRITABLES ESCLAVES sont ces pauvres mamans VACHES, qui sont exploitées depuis leur plus jeune âge, dès leurs première chaleurs, d’une manière immonde !

    Les vétérinaires commencent par les inséminer par un VIOL, tous les ans, avec des éponges gorgées de spermatozoïdes de taureaux, en enfonçant leurs bras dans les organes féminins de la vache.

    Les vaches élevées pour leur lait, pour leur viande et celle de leurs bébés, ne connaissent JAMAIS le taureau.

    De plus, les humains leurs enlèvent tout de suite leurs petits à la naissance, lesquels sont alors placés dans d’atroces logettes de contention où ils ne peuvent absolument pas se tourner ni bouger en aucune façon, ni même seulement VOIR tous les autres petits veaux qui sont tout autour d’eux ( et qu’ils entendent appeler leurs mamans toute la journée), eux aussi serrés dans leur cage de contention.

    Ces tout petits sont en attente d’être envoyés, par camion (pendant des jours entiers sans eau ni nourriture, si, si ! ), dans des fermes d’engraissement, lesquelles sont très souvent situées à l’étranger.

    Les vaches sont pourtant des mamans merveilleuses et très protectrices de leurs petits, qui pleurent toutes les larmes de leurs corps chaque fois qu’on leur enlève de force leur bébés, lesquels appellent leurs mamans avec tout autant de désespoir.

    Les humains font la sourde oreille TOTALE à ces malheurs incommensurables, vécus par des êtres aussi sensible que nous à la souffrance physique et morale !

    Le lait d’une maman mammifère est fait pour son petit ET UNIQUEMENT pour son petit, pour répondre à ses besoins physiologiques de croissance et de bonne santé.

    Les membres de l’espèce humaine sont les seuls mammifères qui continuent de boire du lait alors qu’ils sont encore à l’âge ADULTE !

    Alors que le LAIT est un aliment liquide spécifiquement adapté pour UN BÉBÉ, pas pour un adulte.

    Et ce lait-là n’est même pas celui de notre propre espèce !
    Il est par conséquent complètement INCOMPATIBLE avec notre physiologie d’être humain !

    NON, le lait de vache, de chèvre, de bufflonne, de brebis NE SONT PAS FAIT POUR L’espèce humaine, mais UNIQUEMENT pour leurs PETITS, car parfaitement BIOCOMPATIBLE …

    De surcroît, les produits laitiers que nous consommons, sont TOUS issus de la maltraitance, très souvent de la CRUAUTÉ, et de l’indifférence totale des humains quant aux ressentis des animaux et à leur souffrance.

    Sachez également, et on se voile bien facilement les yeux à ce sujet, que tous les « produits » laitiers consommés par humains sont de grands générateurs de maladies corono-vasculaires qui remplissent les cabinets de médecins généralistes, de spécialistes et font chambres combles dans les hôpitaux et les salles d’opération.

    Ah oui, n’oublions pas non plus les kyrielles de médicaments fabriqués par les laboratoires (qui « utilisent » , eux aussi, dans l’horreur, des millions d’animaux torturés tous les jours), médicaments qui sont censés guérir tous les maux plus ou moins graves, engendrés par une alimentation TOTALEMENT INADÉQUATE de produits dérivés du lait d’autres mammifères et de consommation outrancière de chaire animale.

    Pour notre part, grâce à nos 3 adolescents et à Internet, notre famille a rapidement fait LE CHOIX D’UNE ALIMENTATION VÉGÉTALE, pour notre plus grand bien-être au niveau SANTÉ, mais aussi pour une bien plus LARGE et tellement DÉLICIEUSE variétés de nourriture, sans jamais faire souffrir aucun être sensible, comme le sont TOUS les animaux.

    INTERNET a permis à nos 3 ados de nous faire connaître les vidéos filmées en caméra cachée dans les élevages, les transports d’animaux vivants et dans les abattoirs, qui sont l’enfer et l’horreur sur Terre POUR DES MILLIARDS d’êtres aussi sensibles que nous à la douleur.

    Si l’être humain « devait » être différent des autres espèces animales, comme il s’arroge le droit de le croire avec arrogance, ce serait UNIQUEMENT par sa BIENVEILLANCE et sa COMPASSION ENVERS TOUT ÊTRE VIVANT, et non pas par sa prétendue « supériorité » en toutes choses.

    Quant au fameux et précieux calcium dont les lobbys de l’élevage nous tambourinent que celui des produits laitiers nous est indispensables, RIEN N’EST PLUS FAUX ! !

    Le calcium se trouve aussi en de belles quantités : dans les légumes verts et les fruits secs, tels que les noix, amandes, noisettes, noix de cajou, pignon de pin, pistaches …

    Nous nourrir de produits issus de l’élevage est d’autant plus UNE TRÈS MAUVAISE IDÉE, que notre système digestif d’ humain est BEAUCOUP PLUS proche de celui d’un animal herbivore, car il mesure près de 8 mètres de long (celui des herbivore est de 11 m.), que de celui des animaux carnivores (1 m. de long).

    Nos sucs digestifs humains, les fameuses enzymes, ne sont également PAS suffisamment acides pour que notre digestion de produits d’origine animale (viandes, produits laitiers) puisse se passer dans de bonnes conditions.

    D’où une production EN MASSE de TOXINES dans notre sang, lesquelles font chuter notre système immunitaire et engendrent des taux de TOXÉMIE particulièrement élevés, ce qui ne favorise pas non plus le travail d’épuration de notre si précieux FOIE …

    Alors NON, NON et encore NON ! Les éleveurs ne sont pas à plaindre.

    Ce n’est pas en les regardant, eux, que l’on voit les ESCLAVES en question dans votre article.

    Mais c’est en regardant tous ces êtres sensibles exploités et maltraités, jusque dans leur transport par bateaux pendant des jours entiers, sans eau ni nourriture, vers les pays du Moyen Orient, où l’on exige là-bas des animaux vivants, afin qu’ils soient égorgés sur place de façon « cacher » ou « hallal », donc en toute conscience, sans aucun étourdissement préalable (et en supportant une souffrance INOUÏE ).

    Souvenez-vous que votre pouvoir de consommateur est IMMENSE !

    Que lorsque vous achetez quelque chose, VOUS VOTEZ !

    Vous VOTEZ pour que les auteurs de ces produits continuent leurs activités, même si c’est dans l’horreur la plus absolue, souvent dans l’illégalité et TOUJOURS bien loin de vos yeux et de vos oreilles.

    Faire le choix de la bienveillance envers autrui en ne consommant plus AUCUN produit d’origine animale (qui appartient en propre aux animaux en question) est LA MEILLEURE et plus IMPORTANTE chose qui nous est arrivé dans notre vie.

    Sachez également que les SPORTIFS olympiques les PLUS médaillés et les plus au SOMMET de leur FORME PHYSIQUE sont tous des hommes et femmes VÉGÉTARIENS et bien souvent VÉGAN.

    Les recettes végétariennes et végan abondent sur le Net et, on vous le jure, vous y reviendrez tant c’est délicieux !

    Bien cordialement à vous,

    Jannick et toute sa famille

    • BELLIER

    Nous ne sommes pas d’accord ,on n’est pas esclave lorsque c’est un choix de vie en famille et que l’exploitation reste à taille humaine , dans n’importe quel métier il y a des inconvénients ,si on dit que l’on est esclave il est grand temps de changer de métier,mais certains écoutent trop le syndicat qui prône à toujours s’agrandir mais on reste des hommes il faut réfléchir et évaluer ses capacités de travail.

    • Flavien

    Comment c’est possible d’avoir quelques intégristes véganistes qui osent commenter ici ?

    Abstenez-vous ! Mangez ce qui vous plait, et fermez votre grande gueule au lieu de faire vos copier-coller remplis d’arguments foireux. Si on va au bout de votre dogme, il va falloir faire des procès aux chats qui tuent les oiseaux pour jouer.

    • Breizatao

    La gueule des commentaires ici. C’est fou de lire des conneries pareil. Certains n’y connaissent rien mais font des leçons aux autres. Ré zo ré

    • Séverine

    Merci pour ce message qui reflète simplement la réalité…
    Je suis productrice de lait et c’est exactement ce que vous décrivez !!

    • Charles

    Je suis eleveur et je peux vous dire que les coopératives ne sont pas étrangère à ce mal être, bien qu utile à leur création elles sont devenues des mastodontes déconnectées des éleveurs et dirigées par des agriculteurs inconpetant qui pensent plus à leur place qu à leur métier. Les coopératives ont longtemps fait produire sans se soucier du produit final il fallait du volume, beaucoup d entre elles avec les parts sociales des agriculteurs ont racheté à coût élevé des entreprises privées pour avoir des marques comme elles sont incapable de créer elles-mêmes. Pourtant ces grandes coopératives ont des masses salariales énormes mais très mal utilisés. Leur gestions est bien pire que les administrations françaises, ils savent que les éleveurs paierons si ça va mal mais juqu à quand ?

    • Laumonnier

    Bonjour
    Je soutiens totalement ce coup de gueule et je suis sidéré par certains commentaires et j’invite les vegans et cie à aller voir les élevages et pas seulement les cas exceptionnels déplorables qu’ils nous montrent tout en exagérant. Je ne conteste pas leur liberté de manger et vivre vegans mais respecter la mienne de boire du lait quand j’en ai envie. Quant à la pollution par les rots des vaches (et non leurs pets comme ces gens disent souvent), elle est bien moindre car on ne tient pas compte du carbone et de l’azote fixé par les fourrages consommés par les vaches en particulier l’herbe. Il faudra m’expliquer comment sans élevage on entretiendra les paysages de semi montagne ; en plus, avec le réchauffement les feux de forêt seront plus fréquents.
    En conclusion : le lait n’est pas toxique in y a juste quelques personnes intolérantes. Il semblerait que cette intolérance serait moindre lorsque on mange des produits moins travaillés ( pas d’UHT)
    Veuillez m’excuser pour ce long commentaire mais tant de bêtise dite dans les commentaires m’ont fait sortir de mes gonds.
    Gilbert, vétérinaire rural retraité

    • Lombard

    Jannick, êtes vous seulement allée à la campagne dans des fermes de moins de 30 vaches? Avez vous seulement discuté avec un agriculteur?
    Vous vous nourrissez d’Internet et pensez avoir La Connaissance des Vérités Uniques. C’est un peu plus complexe. Emmenez vos enfants voir le monde réel, faites leur visiter une ferme dans le Sud Ouest par exemple, d’où je suis originaire.
    J’y passais toutes mes vacances d’été: j’ai vu les taureaux monter sur les vaches, amené et ramené les vaches au pré tous les jours…Je les ai trait à 13 ans, «sous la vache» sans recevoir de coup de pied.
    Ma tante a bu le lait bien gras de la ferme toute sa vie et vient de fêter ses 86 ans. Elle tond toujours la pelouse ( environ 1000m2).
    Alors, arrêtez avec vos envolées lyriques, internet, sortez de chez vous, discutez avec les gens….
    Vous êtes ce que vous décrivez: un veau en cage que l’on nourrit avec internet. Sortez de votre cage. Pensez à ouvrir l’esprit de vos enfants en leur montrant la réalité, en leur faisant poser des questions à des gens et non pas à internet.

    • Laurent

    Bonjour.
    Comme dans bcp d’activités professionnelles, il y a ceux qui s’en sortent aisément et ceux qui galèrent. Je ne relèverai pas les positions du pour ou contre le fait de manger des produits laitiers ou de la viande ou tous les dérivés de l’agriculture. Le sujet de l’article qui est un constat factuel d’une situation me semble assez cohérent étant moi même issu du milieu agricole, en contact avec des producteurs et travaillant pour une laiterie. J’ai perdu des amis agriculteurs qui se sont suicidés sans voir leur détresse réelle. Trop de fierté sans doute malheureusement pour appeler à l’aide, un amour de ce métier et des bêtes qui en fait plus une vocation…
    C’est au sujet d’un commentaire stigmatisant toutes les laiteries que je souhaite intervenir. Il y a des laiterie privés et d’autre dîtes coopératives. Le principe global de la coopérative est de récupérer la productions de ses adhérents, la transformer ou non et la revendre et ainsi d’optimiser les coûts et de redistribuer équitablement les bénéfices s’il y en a. A savoir que dans le système coopératif, se sont donc les adhérents qui sont propriétaires sous forme de part sociales et donc décisionnaires quant aux choix sur les prix d’achats des produits et de la redistribution des profits s’il y en a.
    t que ces coopérative n’arrivent pas où peut à dégager de laleur ajouté et donc n’arrivent pas à mieux rémunérer ses adhérents.
    Toutes les dirigeants deslaiteries ne s’engraissent donc pas car dans ce système, ils sont salariés et et doivent rendre des comptes aux administrateurs élus par les producteurs. Les actionnaires ayant accès à tous les chiffres de l’entreprise.
    J’espère avoir pu montrer une autre vision moins à charges de cette partie de l’article.
    Cdlt.
    Laurent

    • Martin

    ceux qui travaille pour nous nourrir?
    Mais vous plaisantez j’espère?
    Vous pensez peut être que j’attends mon petit lait de vache tous les matins?
    Alors que les petits veaux sont maltraités,et que le lait de vache n’est que pour leurs bébés?
    Pffff changeons les consciences « Réveillez vous »
    Je ne mange plus d’Animaux depuis trois ans,je ne mange que fruits et légumes et je ne m’en porte que trop mieux de savoir que dans mon assiette il n’y a plus de ces pauvres bêtes souffrantes en abattoirs……

    • juju75

    @Jannick POUPARD On voit que vous n’y connaissez vraiment rien et que vous généralisez. J’ai aidé plusieurs agriculteurs soucieux de leurs vaches. En plus des vaches ils ont un taureau puis après un vêlage le veau reste avec sa mère 48H pour le colostrum mais jusqu’à ce qu’il commence le foin il aura le lait de sa mère. Donc quand on y connait rien on se tait ou alors on fait l’effort d’aller voir ces agriculteur et de discuter avec eux. Ils seront très heureux de montrer leur façon de travailler. Se sont des gens passionnés car cela m’étonnerais que vous soyez capable de travailler 70H par semaine et tous les jours de l’année sans avoir la possibilité de partir en vacance !

    • Henre

    C’est bien vrai
    J’en faisais parti de cette PREMIERE LIGNE de l’alimentaire (mots chers en ce moment)
    Suicide ou honte quand on arrête

    • Martin

    Jannick POUPARD……..Bravo pour ce long discours qui je suis certaine ne sera pas entendu par ceux qui ne veulent pas voir la vérité en face..J’en ai pris conscience et Dieu sait que cela fait mal lorsque l’on pense à toutes cette souffrance Animale.L’homme devait être en osmose avec l’Animal et la Nature.Hors il n’en est rien.L’homme est un barbare envers tous ses Êtres Sensibles que sont les Animaux,et j’espère bien qu’un jour »tous les mauvais » auront leurs retours de souffrances.
    Merci à vous pour votre témoignage.

    • Thiebault

    Félicitations, la réalité, pas de grands discours sur la biodiversité, la nature la campagne existe grâce aux agriculteurs et éleveurs. Sans eux , elle serait inhospitalière et nous n aurions pas de nourriture.

    • Michel CERF

    MERCI Jannick POUPARD , j’allais développer les mêmes arguments , le lait est un produit toxique pour l’être humain , d’ailleurs les peuples qui n’en consomment pas ne connaissent pas nos maladies cardio-vasculaires , ostéoporose , cancer du sein ect. LAIT = POISON .

    • Vanotti leonard

    Bravo, il est tant d enfoncer le clou, d avoir un vrai ministre de l agriculture. Les bureaucrates ne savent pas ce qu’est la terre, seulement dans les pots de fleurs.

    • Christophe

    Bjr Julie
    Je suis éleveur laitiers ds la Mayenne
    J espère que la période que nous venons de vivre va faire avancer les choses (mais je n’y crois pas du tout,l homme restera l homme )
    Je suis installé depuis 30 ans et vend mes produits toujours le même prix depuis le début .
    Merci au noms de tous les éleveurs laitiers pour ce coup de gueule

    • Jeffdu 44

    Bon allez c’est parti pour le débat végétarien. Contre animaux pffff

    Déjà on est libre de manger ce que l’on désire

    Et les végétaux qui viennent de partout produit chimiquement goutte a goutte et OGM et impact pollution transport on en parle

    Et même le bio en France ça va mais il faut bienndu ‘fumier et amendements lié a l’agriculture animale. Même le guehno c’est animal

    Le soja du monde ferme’les.yeux comme.il.est produits ou les légumes plein de champs.sont exploités abusé. Même le faire grade c’est. Marketing

    L élevage est nécessaire dans plusy régions pour ne as parti en friche. Et pouvoir contrôler Des zones inondables qui servent de tampon a tous ceux qui vivent en ville. Et envoie leur eaux pluviales vers les marais

    Toute la France ne.peuvent pas.etre mise en cultures différentes climats sols…. Toute ceci est comme le combat de l’électricité vs thermique en automobile. Tant que c’est loin de chez nous la ‘pollution ça va

    Les éleveurs en France sont considérés comme une sous espèces au même titre que le racisme combat LGBT……

    PS je suis éleveur et Marie a une végétarienne

    PS. Les produits laitiers comme.les produits végétaux provoquent des allergies et autres problèmes. Donc on es pas tous bio compatible.

    • Le blevec Jean Marc

    Bonjour, je viens de lire votre article qui ne m’est pas étrange car j’étais éleveur laitier jusqu’en 2018.
    Suite au burn out de ma conjointe, tout à volé en éclat, même notre couple, heureusement pas de suicides mais un suivi pour les deux.
    Je suis toujours agriculteur, je ne regrette pas d’avoir arrêté mes vaches parce que c’est vraiment un boulot de bagnard, sans quasiment aucune considération de qui que ce soit.
    Je suis content de voir qu’une veto prenne notre défense, ce n’est pas le cas de tous qui pour beaucoup voient que leur business a court terme.
    Encore merci à vous.

    • Nathy78

    Erreur, les seuls esclaves dans ce debat, sont les pauvres vaches exploitées par des exploitants qui ont choisi un métier amoral. Si ces choses se sentent mal, qu’ils cessent d’être bourreaux et leur vie s’améliorera. Les tyrans ne sont pas des victimes.

    • Gaignion

    Percy en auge

    • Gaignion

    Bonjour, il ne faut pas oublier les raisons économiques. Quand vous achetez une maison. Vous ne abandonnez pas votre maison au premier souci de payer les échéances. Pour un agriculteur c’est pareil. Sauf que une ferme coûte beaucoup plus cher. Et pour la rembourser il faut toute une vie.
    Cheptel de 100 vaches =120 000
    Tracteur 70 000
    Terre 100 hectares 600 000
    Bâtiment pour 100 vaches =150 000
    Plus d’autres matériels, faucheuse, faneuse ets 30 000
    Aliment, les engrais, semences, assurence, comptabilité et plein d’autres charges courantes présents 50 000 de trésorerie.
    Fait calcul
    Les emprunt et les factures sont les plus grands stimulent. Pour aller au boulot.
    Certains espères qu’il va leur rester en peut d’argent en prenant la retraite. Faut. Quand il y plus de charges que de gains.

    • Michel CERF

    Julie Renoux ferait bien de changer de métier au lieu de soutenir ceux qui maltraitent les animaux , nuisent à notre santé et polluent l’environnement .

    • DESBROSSES Philippe

    Bravo Julie,
    Félicitations pour ce cri du coeur que tous les êtres humain dignes de ce nom ne peuvent que partager et crier à leur tour pour réveiller leur congénères inconscients ou stupides…

    • Crevé la fain

    Et les vaches à viande c’est pire

    • Demoulin Cédric

    Le résumé de la situation est très réaliste. C’est en effet une désolation de voir sans cesse des arrêts d’activité dans ce domaine.

    • André SCANGA

    – L’insuffisance des ressources des agriculteurs et éleveurs est un problème de longue date, mais que fait-on pour y remédier ………… Souligner sans cesse les prix bas des produits (fruits, légumes, lait) ne semble pas amener à des améliorations notables, loin de là ………. Pourtant nous, en qualité de clients, payons souvent bien cher ce qui au départ revient à un montant dérisoire. Mettre en avant les dossiers est une bonne chose, mais qui détient les clés essentielles à la résolution des problèmes, l’Etat français ou les instances européennes. Qui apportera la réponse à cette importante question ……………..

    • Maier

    Bonjour,
    Je voudrais faire remarquer à nos amis vegans que les plantes sont également des êtres sensibles. Elles sont certes plus différentes de nous qui sommes des animaux et sont silencieuses mais il n’empêche qu’elles sont sensibles à leur environnement et aux événement qui leur arrivent. Manger des graines germées est comparable au fait de manger du veau.
    Si vous voulez vous nourrir sans faire souffrir aucun être sensible, vous allez mourir de faim.

    • Titi

    Et ne parlons pas des éleveurs de race à viande, dont le prix est moins élevé qu’il y a 35 ans.
    Les propriétaires sont les banques qui financent un pigeon pour qu’il rembourse jusqu’à la mort.
    Il faut dire que les reportages débilisants dans les médias les aident beaucoup.. cui-cui les oiseaux, meuh meuh la vache, tout le monde est content, même l’esclave interviewé, qui a son jour de gloire une fois dans sa vie…

    • Eric

    il y a 2 raisons simples et définitives qui ont pour conséquences le génocides des agriculteurs en général, des éleveurs producteurs de lait en particulier.
    il n’y en a pas 36, vous dis-je il y en a 2
    1 – tout ce qui tourne autour du libre échange:
    => l’article 63 du tfue de l’union européenne (il est interdit de restreindre les mouvements de capitaux)
    => les articles 38 et 39 du tfue (il faut pour toujours augmenter la production)
    => les accords tafta, ceta, mercosur (débrouillez vous pour produire en France,
    les Usa sans normes et les pays pauvres sans salaires seront vos concurrents directs)

    2 – l’abstention des élections syndicales agricoles : qui laissent passer année après année
    le principale pseudo-syndicat qui valide toutes les règles du libre échange cités ci-dessus…
    ah bon ? comment ? pourquoi ?
    et bien tout simplement car tous les dirigeants de ce principal syndicat travaillent, possèdent, fournissent l’industrie agroalimentaire qui achètent notamment le lait au prix le plus bas (+/- 30c/l ).
    le gros syndicat se gave de l’endettement des agriculteurs.

    vous imaginez Al Capone en organisateur de la police académy de chicago
    et du département de la justice …. vous imaginez cela ?
    hum ?
    et bien l’agriculture française c’est pareil !
    à bon entendeur

    • david hurel

    je suis totalement d accord avec vous

    • Anne CHAMPEL

    Comme Michel Cerf, j’adore les extrémistes qui de préférence vivent en ville et qui donnent plus d’importance à un loup qui égorge une brebis qu’un éleveur à fait naitre et élevé avec passion qu’à un enfant qui crève de faim, à côté d’une parcelle défrichée pour la culture industrielle (mais bio!) d’un soja qui sera transformé et revendu à l’autre bout de la planète! Le Territoire, ce sont les hommes qui le font vivre en harmonie avec la nature et pour les hommes! Sinon, on peut renoncer à la société et vivre chacun pour soi comme des sauvages! Mais la nature seule ne s’occupera pas spécialement de nous, car elle n’a pas de « vocation sociale »!

    • Michel CERF

    Les extrémistes sont ceux qui refusent de voir la vérité en face , en général pour défendre leurs intérêts et prétendent aimer la nature en la dominant , sacrifiant les espèces qui les dérange , considèrent que les animaux sauvages sont nuisibles et à exterminer , ainsi on les remplace par l’élevage intensif pour , comme ils disent , entretenir les paysages et nourrir la population , comme si , sans l’intervention humaine la nature serait perdue , bien entendu je soutiens fortement l’agriculture biologique , tout est une question de raison et de sagesse , d’ailleurs je ne suis pas végétalien , l’homme est omnivore mais a tort d’abuser de produits animaux et surtout de s’intoxiquer avec les produits laitiers .

    • Nath

    Les éleveurs esclaves ? Et leurs victimes alors ? S’ils ne sont pas contents, ils changent de métier et ils arrêtent de se plaindre tout le temps ces opportunistes malhonnêtes.

Brigitte Gothière, directrice de L214, explique pourquoi recourir à un Référendum d’Initiative Partagée pour défendre les animaux et interdire les élevages intensifs en France en 2040

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