Le Covid-19 pourrait indirectement tuer jusqu’à 6.000 enfants par jour en six mois

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Henrietta Fore, directrice de l'Unicef, à Bombay le 30 octobre 2019 © AFP/Archives INDRANIL MUKHERJEE

Nations unies (Etats-Unis) (AFP) – La lutte contre le coronavirus pourrait avoir des effets indirects dévastateurs dans les pays pauvres comme la mort de 6.000 enfants chaque jour dans les six prochains mois, a mis en garde mercredi l’Unicef, appelant à une action urgente.

Selon le pire des trois scénarios envisagés dans une étude de l’université américaine Johns Hopkins, jusqu’à 1,2 million d’enfants de moins de cinq ans vivant dans 118 pays pourraient mourir en six mois, victimes d’une couverture sanitaire perturbée par les efforts pour lutter contre la propagation de la maladie du Covid-19, explique l’agence onusienne dans un communiqué.

Ces décès s’ajouteraient aux 2,5 millions d’enfants de cette tranche d’âge qui meurent déjà chaque semestre dans ces pays.

Sur la même période, jusqu’à 56.700 femmes pourraient également succomber en raison d’une baisse des soins avant et après l’accouchement, en plus des 144.000 qui meurent à l’heure actuelle.

Ce bilan annihilerait « des décennies de progrès dans la réduction des morts évitables chez les enfants et les mères », a déploré la directrice de l’Unicef, Henrietta Fore.

« Nous ne devons pas laisser les mères et les enfants être les victimes collatérales du combat contre le virus » qui a fait près de 290.0000 morts dans le monde, a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Dans des pays marqués par des systèmes de santé défaillants, le Covid-19 perturbe les chaînes d’approvisionnement en médicaments et l’accès à la nourriture, et fait pression sur les ressources humaines et financières, explique l’étude, publiée dans la revue The Lancet Global Health.

Les mesures de lutte contre le nouveau coronavirus — confinement, couvre-feu, restrictions des déplacements — et l’inquiétude des populations font baisser le nombre de visites dans les centres de santé et d’actes médicaux vitaux.

L’étude évoque notamment le planning familial, les soins pré- et post-nataux, les accouchements, les vaccinations ainsi que les services de prévention et de soins.

L’Unicef souligne qu’à,la mi-avril, plus de 117 millions d’enfants dans 37 pays pourraient ainsi ne pas avoir été vaccinés contre la rougeole alors que les campagnes de vaccination ont été interrompues par la pandémie.

L’Asie du Sud serait la région la plus touchée, devant l’Afrique sub-saharienne et l’Amérique du Sud avec des bilans particulièrement élevés au Bangladesh, en Inde, au Brésil, en République démocratique du Congo et en Ethiopie.

Il faut « agir maintenant pour stopper la propagation de la maladie, aider les malades et protéger les personnels d’urgence », affirme l’Unicef qui appelle chaque pays concerné à « continuer à travailler pour limiter les effets indirects sur les enfants » lorsque l’épidémie aura ralenti.

© AFP

Un commentaire

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    • Théron Laure

    Je suis tout à fait d’accord pour que nous aidions un maximum toutes ces populations qui souffrent de la malnutrition et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver toutes les vies, enfants, mères etc…actuellement.
    mais pour l’avenir prendre le mal à la racine c’est à dire aider tous les pays étrangers à résoudre leur problème de surpopulation en conseillant et en aidant les femmes à ne pas avoir plus de 2 enfants au cours de leur vie (sauf exception). Cela concerne tous les continents, particulièrement les lieux où les changements climatiques sont inévitables). Les religions et les maisons de santé devront résoudre le problème (pilules, préservatifs etc…). Il y a des solutions scientifiques et morales aux problèmes que cela peut poser. Cela protègera les femmes et les enfants et nous protègera de l’immigration massive qui nous attend.

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