Des associations s’opposent à l’effarouchement des ours dans les Pyrénées

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Image tirée d'une vidéo de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrant la réintroduction d'une femelle ours dans les montagnes des Pyrénées-Atlantiques, le 5 octobre 2018 © l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (l’ONCFS)/AFP/Archives -

Paris (AFP) – Les associations Pays de l’Ours-Adet et Ferus dénoncent une consultation publique lancée pour des mesures d’effarouchement des ours bruns dans les Pyrénées, en danger critique d’extinction.

Pour ces associations, « les effarouchements sont inutiles, inefficaces et contre-productifs », selon un communiqué. Elles plaident pour « le tryptique berger compétent, regroupement nocturne du troupeau, chiens de protection sélectionnés, éduqués et en nombre suffisant ».

Des mesures d’effarouchement ont déjà eu lieu en 2019. Pour les associations, « ces effarouchements peuvent être accordés alors même qu’aucune protection n’est utilisée, en illégalité avec les directives européennes », et « n’ont diminué en rien le mécontentement des éleveurs qui refusent de protéger leurs troupeaux et dont le seul but est de se débarrasser de l’ours » dans les Pyrénées, où le cheptel ovin se compte en dizaines de milliers de bêtes.

En 2019, 1.173 animaux ont été tués par des ours et 36 ruches détruites, selon le projet d’arrêté.

La consultation publique pour des mesures d’effarouchement par des moyens sonores, olfactifs, lumineux ou des tirs non létaux, est ouverte du 29 avril au 22 mai. Le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) s’est prononcé défavorablement, précise le ministère de la Transition écologique.

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Image tirée d’une vidéo de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) montrant la réintroduction d’une femelle ours dans les montagnes des Pyrénées-Atlantiques, le 5 octobre 2018
© l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (l’ONCFS)/AFP/Archives –

Le nombre d’ours brun détectés dans les Pyrénées a dépassé la cinquantaine, sans que cela assure la survie de l’espèce. L’ours, autrefois présent dans toute la France, a été quasiment exterminé.

Un « plan ours » de la France pour 2018-2028 prévoyait des lâchers d’ours pour renforcer la population dans les Pyrénées. Deux femelles, Sorita et Claverina, avaient été amenées de Slovénie en 2018.

Mais ce plan a été enterré par le gouvernement quelques mois à peine après sa mise en place, après des manifestations d’éleveurs protestant contre la présence des ours, selon eux incompatibles avec l’activité pastorale.

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4 commentaires

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    • Méryl Pinque

    On réintroduit des animaux pour en définitive les terroriser et les massacrer.
    Honte à l’humanité.
    Mon espèce me dégoûte, il y a longtemps que je m’en suis désolidarisée.
    Nous ne méritons rien d’autre que de disparaître, puisque nous ne savons ni respecter les autres vivants, ni modérer notre nombre.
    Nous nous donnons les pleins pouvoirs, nous détruisons, nous torturons, nous nous conduisons mal et nous pullulons contre toute raison.
    Nous ne valons vraiment rien.

    • Michel CERF

    Ces bergers et leurs brebis devraient laisser la place aux ours !

    • FLIES

    APPLIQUER LA LOI ET LA FAIRE RESPECTER. CES ELEVEURS NE SONT PAS INTELLIGENTS ET SE S’APPROPRIENT PUREMENT ET SIMPLEMENT LA MONTAGNE DECIDANT DE QUI DOIT Y VIVRE. IL S’AGIT D’UNE PRIVATISATION INADMISSIBLE DE LA MONTAGNE QUI VIOLE LE DROIT DE PROPRIETE DE CE PAYS, NOTRE PAYS DONT C’EST LE PATRIMOINE

    • Michel CERF

    D’accord avec vous deux !

Brigitte Gothière, directrice de L214, explique pourquoi recourir à un Référendum d’Initiative Partagée pour défendre les animaux et interdire les élevages intensifs en France en 2040

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