Coronavirus : le WWF appelle à ne pas aggraver la crise climatique après l’épidémie

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Un daim traverse une rue de Londres, le 4 avril 2020 pendant le confinement instauré au Royaume-Uni pour lutter contre l'épidémie du nouveau coronavirus © AFP Ben STANSALL

Paris (AFP) – Alors que la France et l’Union européenne (UE) réfléchissent à des propositions économiques face à l’épidémie de coronavirus, WWF France appelle lundi à prendre des mesures pour « une relance (…) tournée vers la transition écologique », qui n’aggrave pas la crise climatique.

« Les premiers impacts de cette crise historique commencent déjà à être mesurés sur l’économie, l’emploi et la société et nous imposent de réfléchir sans attendre à la sortie de crise », relève l’ONG dans un communiqué.

La France a pris des mesures pour amortir le choc de la crise et un plan de relance est attendu au sein de l’UE. Les ministres des Finances se retrouveront le 7 avril pour tenter de mettre au point des propositions économiques communes.

Pour WWF, il faut parvenir à « une sortie de crise durable, résiliente aux risques climatiques et écologiques, et qui protège les citoyens des effets de la triple crise sanitaire-écologique-socioéconomique ».

La crise sanitaire actuelle est liée en partie aux « pressions que nous exerçons sur la nature à travers nos modes de consommation et de production non soutenables », rappelle l’ONG.

Elle propose de conditionner les aides publiques aux grandes entreprises et aux banques à leur contribution « à la transition écologique », de transformer le secteur agricole, les transports et l’énergie, de permettre aux territoires d’investir pour la relocalisation et l’adaptation au changement climatique.

Concrètement, WWF propose de renforcer l’autonomie en protéines de la France pour les animaux d’élevage, de réorienter la production automobile vers l’électrique, d’interdire aux compagnies aériennes qui vont bénéficier d’un plan de sauvetage de s’endetter pour augmenter leurs flottes ou de casser les prix pour relancer le trafic aérien ou encore d’accélérer la rénovation des bâtiments, pourvoyeuse d’emplois.

« La question qu’il faut se poser aujourd’hui est bien celle de notre rapport à la nature. Parce qu’il n’y a pas d’homme en bonne santé sur une planète malade », relève Isabelle Autissier, présidente du WWF France.

« 3/4 des écosystèmes terrestres et 2/3 des écosystèmes marins sont déjà dégradés », rappelle Véronique Andrieux, directrice générale, pour qui le « +business as usual+ n’est donc plus une option ».

© AFP

Un commentaire

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    • Balendard

    Observer les dégradations de notre planète terre grace aux satellites comme le propose Copernicus est certainement une bonne chose mais nous avons beaucoup parlé et le moment est peut-être venu d’agir

    La crise du coronavirus passé il va maintenant falloir songer à modifier nos chaînes énergétiques
    d’un autre âge. Ceci de telle sorte que nous allions dans le sens de l’atténuation climatique plutôt que de son aggravation

    Vu l’épuisement de nos réserves fossiles à l’échelle du demi-siècle
    nous n’avons d’ailleurs pas d’autre choix

    Je pourrais proposer la méthode suivante

    http://www.infoenergie.eu/chaines-energetiques-general.htm

    je me suis efforcé d’aller à l’essentiel en considérant uniquement les postes à plus grosse consommation: l’habitat et la voiture individuelle.

    Bien que l’étude ait été faite en ce qui concerne l’habitat en échangeant sur l’air avec des performances très modestes les chiffres sont très encourageants.

    Une deuxième étude plus précise sera faite prochainement en échangeant sur l’eau plutôt que sur l’air

Des peuples autochtones d’Amérique latine redécouvrent leurs savoir-faire traditionnels pour être résilients et autonomes face au Covid-19

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