La voiture électrique moins polluante dans la plupart des pays du monde

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Les rues de New York © Ludovic MARIN / AFP

Dans 95 % des pays du monde, conduire une voiture électrique émet moins de gaz à effet de serre que de rouler à l’essence. Des scientifiques ont évalué et comparé le bilan carbone de l’utilisation d’une voiture électrique dans le monde. Il en ressort, selon le docteur Florian Knobloch de l’Université de Nimègue aux Pays-Bas, un des auteurs de l’étude cité par la BBC, que « l’idée que le véhicule électrique augmente les émissions de gaz à effet de serre est un mythe ».

En effet, en dehors d’une minorité de pays, comme la Pologne, où une grande proportion de l’électricité provient du charbon, la voiture électrique est plus propre que son homologue dotée d’un moteur à explosion.

Une appréciation néanmoins contrastée en fonction des pays

Dans l’article publié dans la revue Nature Sustainabilty, les chercheurs des universités de Cambridge, d’Exeter et Nimègue ont examiné le cycle de vie des voitures dans 59 grandes régions du monde. En France et en Suède, où le nucléaire fournit une majeure partie de l’électricité, les voitures électriques émettent 70 % de gaz à effet de serre de moins que leurs homologues roulant au pétrole. Au Royaume-Uni, ce chiffre est de 10 %.

Dans The Guardian, Jean-Francois Mercure, de l’Université d’Exeter, qui a pris part à l’étude, ajoute : « il est clair que pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous devons choisir les véhicules électriques ». Les scientifiques projettent ainsi que, en 2050, la plupart des voitures en circulation dans le monde seront électriques, ce qui réduirait de 1,5 gigatonnes les émissions mondiales de CO2 (dioxyde de carbone).

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9 commentaires

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    • jean Grossmann

    Il n’est pas besoin d’avoir fait polytechnique pour arriver à une telle conclusion. Il suffit de mettre ton nez sur le pot d’échappement

    Bien que le prix du kilowatt-heure électrique sois très élevé en raison du choix discutable de nos chaînes énergétiques actuelles, le prix du kilomètre parcouru avec la voiture électrique semble bien être 3 fois moins honéreux que celui effectué avec la voiture à essence. Voir encadré sur

    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/energie-sans-riviere/voitures-electriques.htm

    • Michel CERF

    La voiture électrique pollue moins , c’est évident , sauf qu’il faut tenir compte des problèmes écologiques engendrés par sa production et la fin de son utilisation , que deviendront ces milliards de batteries ?

    • Olivier AUBERT

    Le sujet n’est pas si simple. Une Zoé coûte à produire du fait de la batterie et du cablage interne électrique, 3 tonnes de CO2 de plus qu’un véhicule diesel . Ce n’est qu’à force de rouler, si l’électricité est fortement décarbonnée comme en France ou dans les pays scandinaves, qu’on économise par rapport au diesel.
    L’Ademe a fait plusieurs études sur ce sujet.

    • Grossmann

    Vous avez raison monsieur Aubert le tout-électrique pour la voiture individuelle n’est pas la solution

    Concernant l’ADEME cet organisme n’a malheureusement pas concentré suffisamment ses études vers la voiture hybride rechargeable. Concernant la voiture un modèle « tout électrique » tel que la Zoé n’est en effet pas l’exemple à suivre Mr Aubert

    Elle est inadaptée aux grands déplacements pendant les vacances ce qui fait que pour assurer son besoin le couple fiscal à tendance à s’orienter vers la solution 2 voitures ce qui encombre inutilement les villes. Faut-il aussi rappeler que dans une grande métropole comme Paris le Parisien ne dispose que de 50 m2 au sol alors que la surface disponible au sol par français habitant l’hexagone est de 8600 m2. Ceci ayant pour conséquence que le fonctionnement en mode essence pendant les vacances sera considéré comme acceptable le temps que la voiture à hydrogène fasse son apparition.

    Par contre la batterie inférieure à 10 kWh d’une voiture « hybride rechargeable » de taille et de puissance enfin raisonnable qui permettrait de faire au maximum 50 km suffit largement pour assurer le besoin en zone urbaine, là où il ne faut pas polluer l’atmosphère.
    il serait temps que les constructeurs réalise enfin quel est le besoin

    Il en est de même pour le chauffage de l’habitat et de la modification de nos chaînes énergétiques allant dans le sens de la « Solar Water Economy » telle qu’elle est décrite sur internet par les lutins thermiques. Cette modification serait l’occasion de minimiser la consommation d’électricité et de supprimer la combustion des produits fossiles pour assurer le chauffage de l’habitat urbain. Cette nouvelle vision du chauffage serait non seulement l’occasion de prélever dans la rivière où sa nappe libre ainsi que dans les nappes captives profondes l’énergie thermique qui s’y trouve. Elle serait aussi une opportunité de régénérer par filtration nos rivières ainsi que leur nappe libre. Ceci en tirant profit des nappes captives profondes et sans les affecter comme cela est le cas aux USA avec l’exploitation du pétrole par fracturation hydraulique du schiste. L’accès à l’eau potable à partir de la rivière résultant de son assainissement serait dans le même temps une voix permettant de minimiser la pauvreté.

    • MEYLAN Anne

    J’avoue que je crois rêver : adopter et utiliser une voiture électrique n’est définitivement pas une solution… car c’est ne pas prendre en compte les problèmes liés à la fabrication et à l’élimination des batteries ! Alors, réveillez-vous !

    • electromobilien.com

    Les détracteurs des voitures électriques sont ceux qui n’ont jamais essayé un véhicule électrique ou qui soutiennent les lobbies pétroliers. Par ailleurs il n’y a pas que le CO2 dans la pollution automobile. Pour rappel les fumées diesel sont cancérigènes (poumons et vessie) et les oxydes d’azotes (NO et NO2) sont des irritants pulmonaires (bonjour les BPCO et les asthmes). Un dernier point une voiture électrique est plus économique à l’usage surtout lorsqu’on recharge à la maison. Que ceux qui veulent faire des longs trajets pensent à la planète en prenant le train et arrêtent de prôner un deuxième véhicule thermique…

    • Michel CERF

    Il y a aussi les lobbys du tout électrique !

    • paul jagla

    Ce que l’article ne dit pas c’est que les métaux lourd et terres rares seront de lus en plus demandées à l’avenir. et il n’y a pas grand investissement dans le moteur à hydrogène non polluent. La solution electrique favorise l’utilisation du charbon pour les pays qui en ont , le nucléaire pour les pays qui en ont,et je doute fort que les héolienne puisse remplacer ces deux postes dangereux. D’autres prétendent que la solution est aussi de cultiver le végétale pour servir nos déplacement.. Cultiver des plantes pour nous donner du carburants est aussi une idée de têtes d’oeufs inconscients. Ont ne peut parler d’énergie qu’après avoir entendu jean marc Jancovici expert sur l’énérgie.

    • Michel CERF

    Paul Jagla a raison !

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