Taxer la viande pour son impact sur la santé et le climat, bientôt une réalité ?

Un cabinet de conseil aux investisseurs estime possible une taxation de la viande, dans la décennie à venir, en raison de son impact sanitaire et écologique. Le réseau d’investisseur FAIRR (Farm Animal Investment Risk and Return) voit la possibilité de taxer la viande se concrétiser, d’autant plus que de telles propositions sont déjà discutées dans plusieurs pays. Jeremy Coller, fondateur de FAIRR affirme : « les investisseurs à long-terme doivent s’y préparer. Si les décideurs veulent prendre en compte le vrai coût sanitaire de l’élevage et lutter contre le changement climatique et la résistance aux antibiotiques, le passage d’un système de subventions à une taxation de l’élevage industriel s’avère inévitable. ». Il précise le rôle de la consommation de viande dans des épidémie humaines comme l’obésité, le diabète et le cancer et celui de élevages dans des maladies comme la grippe aviaire.

Le Guardian rappelle que les investissements dans le secteur de la production de viande représentent 4 000 milliards de dollars et que taxer la viande a fait l’objet de débats parlementaires en Allemagne, en Suède et au Danemark. Dans ce dernier pays, lors du débat parlementaire, une taxe s’élevant à 2,70 dollars par kilogramme de viande avait été évoquée. 180 pays taxent déjà le tabac, 60 disposent d’une taxe carbone et 25 d’une sur le sucre.

L’élevage est responsable d’au moins 15 % des émissions de gaz à effet de serre à cause des rejets de méthane des animaux et de la déforestation qu’il provoque afin de conquérir des terres pour les pâturages.

3 commentaires

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    • pelerins

    Outre une taxation sur la viande ,la vraie solution est de se tourner vers une alimentation moins ou non carnée, ce sera bon pour notre santé, pour les animaux et pour la planète.
    Soulignons qu’ un Hamburger équivaut à 350 Km en voiture !
    Avec 7 milliards notre planète n’en peut déjà plus, espèces animales et espaces sauvages disparaissent devant les pâturages et les cultures de soja OGM qui ravagent les forêts du Brésil du Congo. Ajoutons, le pillage de nos océans notamment pour mettre en farine les petits poissons afin d’ alimenter les mouroirs industriels (notamment de poulets et de cochons).
    Mais attention, la France n’est pas bon élève en ce domaine, avec un ministre de l’agriculture, qui joue le jeu de la FNSEA à fond pour une agriculture productiviste et exportatrice. Car en conséquence, on constate en France,la multiplication de mouroirs industriels (bovins, poules, veaux, canards ..etc ) et ce pour exporter vers le Maghreb, l’Iran , le Liban et la Chine.
    Or ces élevages intensifs représentent 30 % de l’empreinte carbone, avec en sus les transports ignobles d’animaux vivants sur des milliers de km. Cette production industrielle: c’est l’horreur absolue pour les animaux et pour l’environnement, avec le gaspillage de l’eau , la pollution, le déboisement pour cultiver le soja OGM, et l’ épuisement des océans (recours à la farine de poissons pour les animaux enfermés à vie).
    – La France brade aussi ses mers et océans en laissant, au plus offrant, le droit de piller sa faune marine (qui subit un important massacre) :
    cf les projets de thoniers vers les Marquises et le projet fou et bien caché au public, de ferme géante (jamais vue au monde) à HAO en POLYNESIE française, qu’un riche chinois va créer pour enfermés mérous et napoléons et les exporter en CHINE (50 000 tonnes par an exportés et 250 000 tonnes de nourriture nécessaire pour nourrir les poissons prisonniers) . Un profit à court terme mais un désastre à long terme .

    De grands hommes Gandhi, Einstein, Victor Hugo, Pythagore, Emile Zola et moult autres étaient végétariens……nos politiques qui se réfèrent souvent à eux doivent suivre leur exemple en matière d’alimentation .

      • durieux

      Merci ! C’est aussi aux humains d’évoluer et de réhabituer leur organisme à manger dans un premier temps beaucoup moins de viande et d’écarter des espèces. On a commencé par le cochon animal si proche de nous génétiquement qu’en manger fait de nus des quasi cannibales !. A Chantegrolle on se dit flexitariens, locavores (si possible), on utilise les toilettes sèches. A quand quelqu’un pour s’insurger haut et fort contre ce scandale planétaire :
      On se débarrasse de nos excréments dans de l’eau POTABLE alors qu’une partie de la planète n’a que très difficilement accès à l’eau mais aussi que cette eau est après différents traitements remise dans le circuit donc on avale les résidus de médicaments en tout genre que chacun avale comme une béquille… bref j’arrête là . Ici au lieu de se plaindre on agit, on prépare des logements douillets, du co-habitat sur un lieu magnifique et qui comme la planète a bien besoin qu’on s’occupe de lui. Très belle journée à vous qui que vous soyez votre avis est apprécié.

    • vigneron

    D’abord faire le tri: taxer les produits transformés, trop salés trop chargés en additifs de toute sorte, parfois addictifs donc nocifs. La viande brute élevée de façon responsable en limitant au max. les antibio, en favorisant les circuits courts, non car indispensable comme apport en fer (entre autre) pour les enfants et les personnes agées (souvent anémiées), c’est médicalement prouvé. Enfin surtaxer les importations non U.E.(amérique sud) dont la traçabilité est douteuse. La consommation de viande a déjà diminué en Europe, sans taxe. Informons-nous en tant que consommateur et nourrissons-nous intelligemment, c’est tout à fait possible. Il est inutile de considérer la viande comme une drogue, même si un abus comme dans tout, nuit. Et surtout renseignons-nous sur les assertions des » experts » ainsi que de leurs intérêts(souvent bien cachés);

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