Pêche illicite : Bruxelles veut sanctionner le Bélize, le Cambodge et la Guinée

Medra Fishing Trawler. Sierra Leone, June 2010 EJF's Pirate Fishing Campaign focuses on key issues that if addressed will greatly contribute to eliminating illegal fishing operations, including ending the use of Flags of Convenience for fisheries vessels, closing Ports of Convenience, empowering grassroots organisations with video and advocacy training, and securing support for the governments of developing countries, particularly in West Africa, so that they can address pirate fishing in their own waters.
En mer au large de l’Afrique de l’Ouest. L’ONG Environmental Justice Foundation travaille avec les populations locales pour localiser les bateaux qui pêche illégalement au large de leurs côtes. © Environmental Justice Foundation

La commission européenne accuse le Bélize, le Cambodge et la Guinée d’être trop laxistes sur la pêche illégale et les pavillons de complaisance. Ces trois pays, qui avaient été avertis l’année dernier du risque encouru s’ils ne prenaient pas des mesures plus fermes contre ces pratiques. La commission souhaite désormais interdire l’importation de poissons en provenance de ces pays.

Carton jaune contre la pêche illicite

Cette décision devrait être ratifiée par le conseil européen avant la fin de l’année et les premières sanctions pourraient être appliquées dès janvier 2014. La commissaire européen à la pêche, Maria Damanaki, a déclaré que ces pays « ne pouvaient garantir la durabilité des stocks pêchés le long de leurs côtes et sous leurs couleurs ». Elle a par ailleurs attribué un « carton jaune » à trois autres pays, la Corée du sud, le Ghana et le Curaçao pour des faits similaires, les mettant en garde face à de possibles sanctions si aucun progrès n’était constaté dans les mois à venir, note The Guardian.

L’Union Européenne importe 65% du poisson consommé par ses habitants. L’embargo sur les 3 premiers pays ne représente que 10 millions d’euros par an de marchandise mais celui qui pourrait être établi contre les trois autres pèse lui plus de 200 millions d’euros chaque année.

Pour Steve Trent, directeur de la Fondation pour la Justice Environnementale (que nous avions interviewé à ce sujet par le passé),

« cette décision est un message clair pour les pirates qui opèrent dans ces eaux. L’Union Européenne mettra en place les mesures nécessaires pour qu’ils cessent leurs activités illégales car celles-ci menacent les écosystèmes marins, détruisent les stocks et détruisent les vies des populations pauvres de ces régions ».

Un commentaire

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  • bonjour , bien sur qu’il faut tout faire pour arréter ces bandits de la faune marine !
    il ne faut plus attendre pour faire respecter la loi il faut agir très vite avec la plus grande sévérité contre l’anarchie , ce n’est plus acceptable

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