Réparer les puits en Afrique

Creuser des puits en Afrique, c’est bien. Réparer ceux qui sont cassés, c’est mieux.

Avoir accès à de l’eau potable est vital. Dans de nombreuses région d’Afrique, ce qui est très simple en Occident pose en fait de grandes difficultés. Avoir accès à un puit change la vie des populations qui risquent leur santé en buvant de l’eau insalubre ou qui doivent marcher (surtout les femmes) des kilomètres pour aller en chercher. Dans le monde, près d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le monde.

De nombreux puits ont été forés, en Afrique ou sur d’autres continents. La plupart du temps, ils fonctionnent grâce à des pompes actionnées à la main ou au pied mais susceptibles de tomber en panne. Certaines durent 10 ans, d’autres trois mois. En moyenne, elles doivent être réparées après 3 ans, selon Philippe Lacour-Guyet. Celui-ci, ancien cadre Schlumberger, est le co-fondateur de l’association française IDO qui tente justement de fournir aux populations défavorisées un accès durable à une eau de bonne qualité.

IDO intervient dans le Logoné oriental, dans le sud du Tchad, où, selon ses estimations, les deux tiers des puits sont hors service à cause d’un manque de maintenance. Si la proportion de pompes hors d’usage est la même dans le pays que dans la région, environ 10 000 sont en panne !

Mais où sont donc tous ces puits ? Il n’existe malheureusement pas d’inventaire général. Une partie de l’action d’IDO consiste donc à les localiser et à les répertorier. Difficulté supplémentaire, les cartes de la région datent des années 1960 et le pays a considérablement changé depuis. Les experts d’IDO (qui viennent de l’industrie pétrolière et connaissent bien les techniques de forages) ont donc fait appel à Planet Action pour obtenir des photos satellites de haute précision et positionner les puits.

L’association réalise ensuite des visites d’inspection et quand cela s’avère nécessaire et possible répare les pompes. Mais le chantier est titanesque. Depuis 2009, IDO a réparé 167 puits.

Ce succès, même modeste, incite IDO a chercher étendre son activité, dans d’autres régions du Tchad et même dans d’autres pays, car les besoins sont grands. L’ONG vient ainsi de commencer une opération au Congo-Brazzaville, où la situation semble encore pire qu’au Tchad : presque tous les puits sont en panne.

Un commentaire

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    • Pat

    L’eau potable est une substance très capitale pour toute vie humaine. Autrement elle est une condition sine qua none d’existence de l’homme sur terre. La question la plus brulante et la plus alarmante reste et demeure l’accés à l’eau potable dans certains pays africains. La pauvreté et l’analphabétisme sont à mon humble avis les véritables causes de l’inaccessibilité à l’eau potable. Ainsi l’idéal serait de former ,d’encadrer et suivre les comités en charge de gérer les infrastructures hydrauliques realisées dans les villages.

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