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Echanger des pandas contre des contrats économiques

Yang Guang (Sunshine), a giant male panda, looks on during his ninth birthday, his first on Scottish soil, at Edinburgh Zoo, on August 14, 2012 in Edinburgh. Yang Guang is one of the two giant pandas which arrived at the zoo on December 4, 2011 and which will spend 10 years on loan in the Scottish capital, a deal agreed after years of high-level political and diplomatic negotiations with China. AFP PHOTO / ANDY BUCHANAN
Le panda Tian Tian prêté par la Chine à l'Ecosse © AFP PHOTO / ANDY BUCHANAN

Des chercheurs d’Oxford ont montré la corrélation entre les prêts de panda par la Chine et des accords commerciaux signés par le pays, rapporte la BBC le 24 septembre. La diplomatie du panda, comme on l’appelle, consiste habituellement pour les autorités chinoises à prêter des pandas à des pays amis en échange d’une somme versée annuellement et dédiée aux projets de conservation de ces animaux emblématiques. Ce prêt sert à resserrer les liens avec des pays partenaires ou alliés.  Cependant, les parcs zoologiques où vont les pandas admettent avoir peu d’informations sur l’usage des fonds destinés à la préservation des pandas en Chine. Par exemple, le zoo d’Édimbourg a reçu des pandas en 2011 et, depuis, l’Écosse a remplacé la Norvège dans l’approvisionnement en saumons de la Chine et lui vend des technologies dans les renouvelables et des voitures. Le tout pour un montant estimé à 4 milliards de dollars.  La France, le Canada et l’Australie ont aussi accueilli des pandas avant de signer des accords pour la fourniture d’uranium ou de technologies nucléaires à la Chine. Cette dernière veut développer son parc de centrales d’ici à 2050. «  Les pandas peuvent servir à conclure les accords. Ils signifient un engagement  pour une relation longue et prospère. Si un panda est donné à un pays (ce sont des animaux précieux et menacés), cela signifie un nouveau départ pour la relation », explique le docteur Kathleen Buckingham qui a conduit cette analyse.

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