Des tournesols « mutés » pris pour cible par des faucheurs

Plusieurs fauchages ont eu lieu le week-end du 1er septembre dans la Drôme et l’Isère visant des variétés végétales obtenues par mutagenèse. Les faucheurs ont souhaité, en s’attaquant à ce type de variétés rarement visées jusqu’à présent, dénoncer le développement de cultures qui s’apparentent selon eux à des cultures transgéniques.

Selon Philippe Collin, porte-parole de la Confédération Paysanne, « les plantes issues de la mutagenèse devraient logiquement êtres évalués comme des OGM ». La mutagenèse est une technologie génétique qui consiste à encourager artificiellement les mutations et à sélectionner celles qui sont intéressantes en termes agronomiques. Elle permet d’obtenir des plantes aux propriétés nouvelles, mais ne repose pas sur un transfert de gènes par delà la barrière des espèces, comme dans le cas des OGM. Vendues pour leur résistance aux herbicides, les variétés de tournesols visées sont de « véritables OGM qui ne disent pas leur nom », selon le communiqué de presse du comité des faucheurs volontaires envoyé au journal Le Monde. Mais selon Emmanuel Lesprit, directeur de la réglementation et de l’innovation à l’Union Française des Semenciers, la mutagénèse est «un phénomène naturel mis à profit pour sélectionner des variétés en fonction de leurs propriétés ». Il rappelle par ailleurs que la filière française des semences s’est « engagée à respecter un plan supervisé par le ministre de l’Agriculture, destiné à n’utiliser la mutagenèse qu’en cas de réelle nécessité »,

Quoi qu’il en soit, les faucheurs volontaires souhaitent que soient appliqués à toutes les plantes issues de transformations génétiques, par transgenèse ou mutagenèse, « les mêmes directives européennes d’évaluation, d’autorisation et de contrôle ».

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