Signature d’une convention internationale sur le démantèlement des navires

Le 15 mai à Hong-Kong, 63 pays membres de l’Organisation maritime internationale ont signé une convention pour réglementer le démantèlement des navires. Cette convention doit encore être ratifiée par les Etats pour entrer en vigueur et vient compléter la convention de Bâle sur les déchets, Le texte prévoit qu’un inventaire des substances toxiques présente sur un navire vendu ou envoyé à la déconstruction soit effectué. Certains produits seront désormais prohibés dans la conception des bateaux. Les pays doivent démanteler les navires qu’ils reçoivent dans des usines prévues à cet effet en suivant un plan spécifique de recyclage pour chaque navire. En effet, actuellement ces activités ont lieu dans des pays pauvres et sont effectuées par des travailleurs peu qualifiés. Le démantèlement cause des problèmes de santé pour ces ouvriers et de pollution car, dans de nombreux pays, les opérations se font sur les plages. Toutefois, la Convention de Hong-Kong suscite des critiques de la part des ONG car elle « légalise l’exportation de navires toxiques en fin de vie vers des pays en développement sans dépollution préalable » rapporte Le Monde du 18 mai. Pour d’autres, comme Arthur Browning de l’association des armateurs d’Hong-Kong « on ne peut attendre du Bangladesh qu’il construise de nouveaux docks de démantèlement », selon le New York Times. En effet, rien dans le texte n’interdit les activités de déconstruction des navires sur les plages, et pour Jim Puckett du réseau Action Bâle de Seattle « les principes de la convention de Bâle sont déjà totalement sapés » ce qui n’augure rien de positif pour l’application de la future convention de Hong-Kong.

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