Des cultures adaptées aux eaux salées

Faire pousser des végétaux comestibles pour l’homme dans les eaux salées sera une nécessité pour préserver les réserves d’eau douce, d’après un article publié dans la revue Science. Le professeur Jelte Rozema, de l’Université libre d’Amsterdam, explique à la BBC que « nos réserves d’eau douce sont limitées. Cette eau sert avant tout à la consommation humaine. Il va falloir progressivement envisager de recourir à l’eau de mer. » D’une part, le transport de l’eau d’irrigation risque de coûter de plus en plus cher. D’autre part, même si l’augmentation du sel dans l’eau réduit les rendements agricoles, certaines plantes poussent dans des eaux salées ou saumâtres. C’est le cas du chou marin et d’autres végétaux comestibles. Leur domestication permettrait d’obtenir de meilleurs rendements. Le chou marin a été consommé par les habitants des littoraux avant d’être délaissé. Aux Pays-Bas, il est de nouveau cultivé et vendu. Pour les scientifiques, le développement d’espèces tolérantes au sel qui se substituent aux cultures traditionnelles est une nécessité. Pour le moment, la modification génétique du riz et du blé pour qu’ils tolèrent une eau salée est jugée impossible.

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