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La prolifération des ruches urbaines, une fausse bonne idée ?

Les ruches urbaines prolifèrent, mais leur déploiement se répercute sur la vie sauvage en ville. À elle seule, Paris en comprend près de 2000 sur ses toits. Cela représente 19 ruches par kilomètre carré. L’objectif principal de ces élevages d’abeilles domestiques est de préserver l’espèce. Leur taux de mortalité est passé de 10 % dans les années 1990 à 30 % en 2019. Seulement, cette multiplication des abeilles domestiques voulue par l’être humain a des conséquences non-désirées sur les autres pollinisateurs, rapporte Clémence Duneau pour le journal Le Monde. Bourdons, papillons, ou encore abeilles sauvages déclinent dans les zones où les abeilles domestiques pullulent. Ces dernières s’accaparent l’ensemble des ressources florales, ne laissant plus de nourriture pour les autres espèces. Pour lutter contre ce déclin de la biodiversité, la solution serait de limiter le nombre de ruches urbaines, ou du moins de les cantonner à certaines zones, et de planter plus de fleurs sauvages.

2 commentaires

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    • Pierre Darmet

    Bonjour à toutes et à tous, merci pour cet article, qui met en avant le besoin d’équilibres en matière de biodiversité urbaine. Equilibre entre l’écologie et les usages. Equilibre entre espèces domestiquées et sauvages. Equilibre enfin entre faune et flore. Jardiniers, nous menons un combat pour la biodiversité urbaine en mobilisant les entreprises sur le sujet, par la création et l’animation de jardins vivants. Nous avons écrit un article il y a deux ans qui résume ces enjeux et propose quelques solutions : https://www.lesjardinsdegally.com/labeille-qui-cache-la-foret
    Bien cordialement,
    Pierre Darmet

    • cielnature

    Le problème majeur est la cupidité de l’homme, comme esthétiquement dit dans le film Honeyland. Laissons du miel aux abeilles, interdiction de nourrissement au sucre et il y aura moins de ruches en ville…