Le manioc : futur aliment de base pour les populations pauvres

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Le manioc : futur aliment de base pour les populations pauvres

Des fermiers récoltent du manioc en Indonésie après qu’un tsunami a laissé 15 000 personnes sans abris. La FAO souligne les valeurs nutritionnelles de plante, dont les racines contiennent des glucides et les feuilles des protéines. © AFP/File Sutanta Aditya

Les rendements du manioc ont augmenté de 60% depuis 2000. D’après la FAO, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, ils pourraient être augmentés de plus de 400% en utilisant un nouveau système d’exploitation agricole : « Produire plus avec moins ». Ce système plus respectueux de l’environnement, n’utilise pas la technique de labourage et encourage les cultures mixtes, la rotation des parcelles et la non utilisation de pesticides chimiques. Des essais au Vietnam ont permis aux fermiers de faire passer leur production de 8.5 tonnes à 36 tonnes, note le FAO et des résultats similaires ont eu lieu en République démocratique du Congo et en Colombie.

La FAO souligne les valeurs nutritionelles du manioc, dont les racines sont riches en glucides et les feuilles en protéines, fer, calcium et en vitamines A et C. D’autres parties de la plante pourraient être utilisées pour nourrir les animaux, les recherches scientifiques montrant que les cheptels nourris au manioc sont plus résistants aux maladies. Cette nouvelle technique agricole pourrait faire du manioc l’aliment de base pour les populations pauvres au XXIe siècle.

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