La vague de chaleur en Asie accroit l’appétit pour les climatisateurs

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Des unités extérieurs de climatiseurs sur la façade d'un immeuble résidentiel, le 1er mai 2024 à Phnom Penh, au Cambodge © AFP TANG CHHIN Sothy, TANG CHHIN SOTHY

Hong Kong (AFP) – La vague de chaleur qui s’abat actuellement sur une bonne partie de l’Asie fait exploser la demande de climatiseurs, moyen privilégié pour rester au frais… du moins pour ceux qui peuvent se le permettre.

Les unités extérieures des climatiseurs font partie du paysage dans les villes d’Asie, sur les façades des immeubles de Hong Kong ou les murs des maisons au Cambodge.

Un accessoire bienvenu alors qu’une canicule inhabituelle, avec des températures dépassant les 40°C, frappe de nombreux pays, des Philippines à l’Inde en passant par la Birmanie.

Selon un rapport de 2019 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), seuls 15% des foyers d’Asie du Sud-Est sont équipés d’un système de climatisation.

Mais ce chiffre masque de grandes disparités. Ainsi, à Singapour et en Malaisie, près de 80% des habitations en sont équipées, contre moins de 10% en Indonésie et au Vietnam, précise l’AIE.

Selon les prévisions, la hausse des températures et des salaires pourrait faire passer le nombre d’unités de climatisation en Asie du Sud-Est de 40 millions en 2017 à 300 millions d’ici 2040.

Cela ne manquera pas d’éprouver les installations électriques qui ont déjà du mal à s’adapter aux conditions actuelles.

La Birmanie ne produit qu’environ la moitié de l’électricité dont le pays a besoin chaque jour, la junte militaire imputant ce problème à la faible production d’énergie hydroélectrique.

Selon elle, c’est en raison des mouvements d’opposition armés qui attaquent les infrastructures, mais aussi des faibles précipitations et rendements en gaz naturel.

La Thaïlande a connu une demande record d’alimentation électrique ces dernières semaines, les gens se réfugiant à l’intérieur des maisons ou des lieux climatisés.

Selon l’AIE, la climatisation est déjà responsable de l’émission d’environ un milliard de tonnes de CO2 par an, sur un total de 37 milliards émis dans le monde.

Pourtant, c’est un des meilleurs moyens de se prémunir contre les conséquences de la chaleur notamment pour les plus fragiles: enfants, personnes âgées ou souffrant de handicaps.

Face à l’explosion de la demande, des dizaines de pays ont signé l’an dernier l’engagement des Nations Unies en faveur de la climatisation mondiale, qui vise à améliorer l’efficacité des climatiseurs et à réduire les émissions.

Certains pays s’efforcent depuis des années de réduire l’impact de la climatisation. Depuis 2005, le Japon encourage les employés de bureau à quitter leurs cravates et leurs vestes pour que les climatiseurs puissent être maintenus à 28°C.

© AFP

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Un commentaire

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    • Kahn Didier

    À Paris une centrale produit du froid en puisant de l’eau de la Seine et en la rejetant Pourquoi ce dispositif qui assure le froid de centres commerciaux n’est il pas plus fréquent ?