ZFE : les véhicules Crit’Air 4 interdits à Lyon, Grenoble et Strasbourg au 1er janvier

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Lyon, Grenoble et Strasbourg poursuivent la mise en place de leurs Zones à faibles émissions (ZFE) pour améliorer la qualité de l'air en excluant à partir de lundi davantage de vieux véhicules diesel © AFP/Archives PHILIPPE HUGUEN

Lyon (AFP) – Les métropoles de Lyon, Grenoble et Strasbourg poursuivent la mise en place de leurs Zones à faibles émissions (ZFE) pour améliorer la qualité de l’air en excluant à partir de lundi davantage de vieux véhicules diesel.

A partir du 1er janvier seront bannis du Grand Lyon les véhicules dotés de la vignette Crit’Air 4, des diesel immatriculés « entre 2001 et 2005 pour les voitures, entre mi-2000 et 2004 pour les motocycles et les cyclomoteurs », indique la métropole écologiste sur son site internet.

Encore plus polluants, les véhicules Crit’Air 5 (diesel immatriculé avant 2001) y sont déjà interdits depuis début 2023.

La mise en oeuvre depuis 2020, de la ZFE lyonnaise ne s’est pas réalisée sans tension, le débat se cristallisant ici comme ailleurs sur ses effets pour les automobilistes les plus modestes, en pleine crise du pouvoir d’achat, en raison du coût des véhicules moins polluants, hybrides et électriques.

En juin, la métropole de Lyon a dû revoir à la baisse son projet d’extension de périmètre et reporter l’interdiction des véhicules Crit’Air 2, initialement prévue au 1er janvier 2026 et qui pourront finalement rouler jusqu’au 1er janvier 2028.

Grenoble et douze communes de sa métropole vont aussi interdire les Crit’Air 4 à partir du 1er janvier, une mesure qui sera effective du lundi au vendredi de 7H00 à 19H00. Les Crit’Air 5 y étaient déjà interdits depuis juillet.

Des dérogations seront néanmoins possibles, fait savoir la Métropole de Grenoble, notamment pour les personnes qui travaillent en horaires décalés, les commerçants ou encore les véhicules de collection. une période « pédagogique » de six mois, sans verbalisation, est également prévue.

Dans l’Eurométropole de Strasbourg (33 communes), les véhicules Crit’Air 4 étaient eux aussi sous un régime dit « pédagogique » depuis un an, mais seront à leur tour bannis du secteur au 1er janvier, à l’instar des Crit’Air 5 interdits depuis début 2023.

A ce jour, onze métropoles ont commencé à déployer des ZFE, chacune avec son propre calendrier.

Leurs créations résultent de la loi d’orientation des mobilités (LOM) de 2019. Une généralisation en France de ces zones est prévue par la loi d’ici à 2025 dans les 43 agglomérations de plus de 150.000 habitants.

« Chaque année, la pollution de l’air génère environ 40.000 décès prématurés, selon Santé publique France (2021) » et « provoque également quantité d’affections et de maladies chroniques (maladies cardio-vasculaires, asthme…) », rappelle le site de la métropole de Lyon.

© AFP

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3 commentaires

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    • Guy J.J.P. Lafond

    Bravo à Grenoble, Strasbourg et Lyon!
    Je suis derrière vous, moi, à Montréal, qui doit endurer encore la pollution des embouteillages de tant de voitures à énergie thermique. Beaucoup ici ne comprennent pas leurs bêtises ici. Avec vous à 100%!
    Bonne année 2024 malgré tout à vous tous en Europe! Vos êtes tellement inspirants à côté de ce que nos politiciens mettent de l’avant en Amérique du Nord pour, disent-ils, réduire les émissions de GES.

    GuyJ.J.P. Lafond
    À pied, à vélo et en transport en commun d’abord, en ville.

    • Kahn Didier

    À Strasbourg, il reste une lutte à mener contre les véhicules à l’arrêt des diplomates (ville d’organisations internationales), des CRS, et des quidams qui laissent tourner leur moteur (souvent diesel) pour leur chauffage (en hiver) ou leur climatisation (en été).

    • Matthias Heilweck

    Sans parler des bus de touristes et des navettes de Noël qui laissent tourner leurs moteurs pendant des dizaines de minutes lors des chargements et déchargements aussi bien dans les villes que dans les villages. Le bon sens (ou une loi) devrait inciter les chauffeurs à couper leur moteur pendant ce temps. De 6 à 8 litres de gasoil à l’heure partent ainsi en fumée pour chaque chauffeur indélicat.