« Animal »: le nouveau plaidoyer de Cyril Dion pour la planète

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Le réalisateur français Cyril Dion au 74e Festival de Cannes pour présenter son film "Animal", le 12 juillet 2021 © AFP/Archives CHRISTOPHE SIMON

Paris (AFP) – Après « Demain », documentaire sur l’écologie réalisé avec Mélanie Laurent distribué dans trente pays, le réalisateur et militant Cyril Dion signe « Animal », en salles mercredi, qui questionne la place de l’être humain dans l’écosystème.

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Alors que l’urgence environnementale est devenue un genre cinématographique en soi avec une dizaine de films cette année, « Animal » met en scène le périple de deux adolescents de 16 ans, Bella et Vipulan. Ces deux militants écologistes vont constater l’extinction d’espèces animales, le changement climatique, la surexploitation agricole, la pollution mondialisée et plus généralement « la mort de la beauté du monde ».

Les deux héros du film vont à la rencontre des plus grands scientifiques, dont l’ethnologue et anthropologue Jane Goodall, figure de la cause animale et notamment de la protection des chimpanzés.

« Animal » parle aussi de l’engagement historique des jeunes générations pour la protection de la planète, à l’instar de l’adolescente suédoise Greta Thunberg, figure centrale de leur mobilisation.

« En faisant ce film, je pensais apprendre beaucoup sur la nature et les animaux mais j’ai surtout beaucoup appris sur les humains », observe avec amertume Bella, lycéenne britannique. « La biodiversité sur Terre est unique. Juste pour ça, on se doit de protéger la vie », ajoute Vipulan, qui vit en banlieue parisienne.

Cyril Dion se dit « bouleversé par l’anxiété des jeunes, avec leur sentiment d’un futur bouché pour le devenir de la planète ».

« J’ai eu envie d’emmener deux adolescents dans un voyage à la fois géographique et initiatique, pour les confronter à leur activisme et qu’ils comprennent pourquoi on en est arrivé là », souligne auprès de l’AFP le réalisateur.

« L’homme est un animal très particulier. La crise écologique est avant tout une crise de la sensibilité et aussi de la croyance que le monde vivant est une ressource jusqu’à plus soif. Il faut qu’on réinterroge notre place et que l’on repense l’organisation de notre société », estime Cyril Dion. Qui va maintenant adapter au cinéma « Le Grand Vertige », de Pierre Ducrozet, un roman paru en 2020 et qui traite aussi d’écologie.

© AFP

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