COP26, la réaction d’une jeune militante de Youth For Climate France

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Jeune manifestante à la COP26 de Glasgow avec une pancarte dénonçant le blabla © Yann Arthus-Bertrand

La jeunesse est en première ligne de la mobilisation climatique avec les manifestations et les grèves pour le climat dans le sillage de la jeune militante Greta Thunberg. Les jeunes étaient aussi présents à Glasgow lors de la COP26 qui s’est achevée samedi 13 novembre par un pacte jugé pas assez ambitieux. Pour GoodPlanet Mag’, « Pousse » (elle souhaite rester anonyme), 19 ans, étudiante dans un IEP et militante à Youth For Climate, raconte sa première semaine à la Cop26 de Glasgow et réagit au résultat de la COP26.

Quelles étaient vos attentes pour la COP ? Etes-vous satisfaite du résultat ?

Je n’avais pas d’attentes particulières concernant cette Cop. J’ai vécu les choses sur l’instant. J’étais donc déçue et enthousiaste à la fois. Je n’y étais jamais allée, mais je savais qu’il n’y aurait rien à attendre du côté des politiques. J’ai effectivement été déçue face au greenwashing qu’est la COP. J’ai été beaucoup touchée de le constater sur place.

À l’inverse, les actions militantes étaient extraordinaires et au-delà de ce que j’aurais pu imaginer. Greta Thunberg ne s’est pas mise en avant, mais s’est intégrée au sein des militants qui défendent la cause des pays du Sud et des populations à qui on ne donne pas de voix.

Comment la jeunesse peut-elle contribuer aux débats autour des enjeux climatiques ? Est-elle perçue comme crédible ?

Cela dépend des personnes à qui l’on s’adresse. Je crois que pour la majeure partie de la population la jeunesse est considérée comme crédible. Mais être crédible, c’est différent d’être écouté. Pour le moment je n’ai pas l’impression qu’on se préoccupe de l’avis des jeunes. Les politiques savent que nos revendications sont réalistes mais ils ne nous écoutent pas. L’impact est dans la pression qu’on peut faire subir aux politiques et dans l’engagement dans sa vie personnelle. Notre génération se tourne vers des métiers qui sont utiles pour le futur comme ingénieur, responsables RSE etc…

Quels sont désormais les prochains objectifs concernant le climat ?

Respecter les accords de Paris et les faire respecter avec les moyens qu’on a pour agir. Nous sommes de moins en moins prêts à s’engager pour faire des marches, concrètement on en a un peu marre parce qu’elles ne servent à rien. On préfère les actions directes comme la désobéissance civile. On a des volets d’actions contre les firmes pétrolières en cours, notamment des blocages de stations, des manifestations symboliques devant des sièges sociaux, affichages, tractations… Mais nous sommes fatigués de la non réponse. Donc on arrête un peu les mouvements.

Par Romane Pijulet

 

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