L’alpaga Geronimo, qui a ému les Britanniques, condamné à mourir

alpaga géronimo

Manifestation pour sauver l'alpaga Geronimo devant Downing Street, le 9 août 2021 à Londres © AFP/Archives Tolga Akmen

Londres (AFP) – La justice britannique a rejeté mercredi l’ultime recours d’une éleveuse pour sauver Geronimo, son alpaga testé positif à la tuberculose bovine, condamnant ainsi à l’abattage ce camélidé dont le sort a déchaîné les passions au Royaume-Uni.

Lors de son importation depuis sa Nouvelle-Zélande natale il y a quatre ans, l’alpaga à la robe noire avait subi quatre tests cutanés qui s’étaient révélés négatifs à la tuberculose bovine.

Mais au Royaume-Uni, il a ensuite subi deux tests sanguins et un test cutané qui se sont tous avérés positifs, conduisant les autorités à ordonner l’abattage de l’animal.

Sa propriétaire, Helen Macdonald, demandait un nouveau test, dénonçant de faux positifs, ce qui lui avait été refusé début août par la Haute Cour de Londres.

Saisie d’une demande urgente pour suspendre le mandat d’abattage de l’animal, la juge Mary Stacey a estimé mercredi qu’il n’existait « aucune chance » que sa propriétaire réussisse à faire rouvrir le dossier, condamnant ainsi l’alpaga.

« Compatissants à la situation » de Helen Macdonald, les autorités sanitaires présentes au tribunal ont précisé que Geronimo ne serait pas abattu le soir même, laissant à sa propriétaire le soin de prendre ses dispositions.

Le sort de l’alpaga avait suscité l’émoi au Royaume-Uni, allant jusqu’à mobiliser la semaine dernière une manifestation devant la demeure du Premier ministre Boris Johnson pour demander de l’épargner.

Plus de 130.000 personnes ont signé une pétition demandant de sauver Geronimo, qui a également reçu le soutien public de Stanley Johnson, le père du chef du gouvernement.

©AFP

Ecrire un commentaire

3 nouvelles stratégies pour aider les espèces sauvages à se relocaliser pour s’adapter aux dérèglements climatiques

Lire l'article