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Vers une Zone à faibles émissions « renforcée » dès 2022 dans la métropole de Lyon

ZFE Lyon zone faibles emissions

Le président écologiste de la métropole de Lyon, Bruno Bernard, annonce le "renforcement" de la zone à faibles émissions (ZFE) existante © AFP/Archives PHILIPPE DESMAZES

Lyon (AFP) – Le président écologiste de la métropole de Lyon, Bruno Bernard, a annoncé vendredi le « renforcement » de la zone à faibles émissions (ZFE) existante, avec l’interdiction dès 2022 des véhicules Crit’Air 5 et, en 2026, de toutes les motorisations diesel.

« Tout le monde sait que la pollution tue en France et sur la métropole de Lyon », a lancé M. Bernard, en préambule de sa présentation de la « délibération cadre » de la future ZFE qui sera soumise lundi à l’assemblée métropolitaine.

Depuis 2020, la ZFE, qui s’étend sur Lyon et les villes limitrophes de Caluire-et-Cuire et Villeurbanne, interdit la circulation et le stationnement des poids lourds et des utilitaires classés Crit’Air 5, 4 et 3.

Dès 2022, tous les véhicules classés Crit’Air 5 seront bannis de la ZFE puis à terme, en 2026, seront interdits de circuler et de stationner ceux classés 4, 3 et 2, et donc l’ensemble des véhicules diesel.

Le périmètre de la ZFE – avec la délicate question de l’intégration ou non des anciennes portions autoroutières A6 et A7 dans le périmètre -, l’échéancier ainsi que les dérogations sont « à la discussion », a indiqué le président écologiste. 

Et parmi celles-ci, il a rappelé le lancement de 25 kilomètres supplémentaires de lignes de tramway ou encore la gratuité des transports en commun à Lyon pour les plus défavorisés. Il a aussi annoncé le développement de solutions de covoiturage et l’arrivée d’un nouvel opérateur d’autopartage « dès septembre, si les conditions sanitaires le permettent ». 

« Si on ne faisait rien, en 2026, on estime que 250.000 à 300.000 véhicules classés Crit’Air 2 à 5 » circuleraient sur la métropole, sur un parc total qui en compte actuellement plus de 600.000, a ajouté M. Bernard.

« Pour réussir cette ZFE, il faut changer de culture », a estimé le vice-président de la métropole chargé des déplacements, Jean-Charles Kohlhaas. Des études, comme l’impact social, sont « en cours ». Des aides financières pour l’acquisition d’un véhicule peu polluant sont « en réflexion ».

M. Kohlhaas a également annoncé une « grande concertation » en association avec la Commission nationale du débat public, afin de « co-construire » avec les élus, les organisations professionnelles et la population les dispositifs d’accompagnement.

Le président du groupe d’opposition Progressistes et républicains – et ancien président de la métropole  – David Kimelfeld a exhorté dans un communiqué la majorité à « éviter de faire de la ZFE une zone de forte exclusion, où les plus modestes seraient exclus », réclamant de « fortes mesures d’accompagnement ».

Précisant avoir soutenu l’entrée en vigueur de la ZFE en 2020, le groupe de la droite et du centre a lui dénoncé « la vision doctrinaire coupée de la réalité de la vie des habitants du Grand Lyon » de ce projet, auquel il s’opposera lundi.

© AFP

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Un commentaire

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    • Guy J.J.P. Lafond

    Intéressant!
    On voit bien que les choses bougent en France!

    @GuyLafond @FamilleLafond
    À nos vélos, à nos espadrilles de courses, à nos équipements de plein air!
    Le temps file.

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