Le gouvernement finalise son plan pour limiter l’empreinte écologique du numérique

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Une boutique d'un opérateur proposant des abonnements à la 5G, le 23 février 2021 à Bordeaux © AFP Philippe LOPEZ

Paris (AFP) – Baromètre « environnemental » des acteurs du numérique, soutien aux « datacenters vertueux »… Le gouvernement, après la présentation de premières mesures début octobre, a finalisé mardi « sa « feuille de route » pour limiter l’empreinte écologique du numérique, une réponse aux propositions de la Convention citoyenne pour le Climat.

Lors d’un colloque à Bercy en octobre dernier, Barbara Pompili, ministre de la transition écologique, et Cédric O, secrétaire d’État chargé du numérique, avaient déjà présenté une série de mesures destinées à encourager la durée de vie des terminaux (smartphones, TV, ordinateurs…), dont la fabrication représente 75% de l’empreinte écologique du numérique en France.

Parmi les nouvelles mesures, la mise en place d’un « baromètre environnemental » des acteurs du numérique, dont le pouvoir de collecte sera confié au régulateur des télécoms (Arcep), la prise en compte des enjeux environnementaux dans l’attribution des prochaines fréquences 5G sur la bande 26 GHz, ou encore le soutien aux datacenters (centre de données) « écologiquement vertueux ».

Objectif: modérer l’empreinte du numérique, qui représente entre « 5% et 10% » des émissions globales en France, et « faire converger » le développement de cette activité à fort potentiel au service de la protection de l’environnement.

Ainsi, le gouvernement entend soutenir les jeunes pousses de la « Green Tech » avec un fonds d’aide de 300 millions d’euros, ou encore intégrer « une dimension environnementale » aux stratégies d’accélération dans les secteurs porteurs comme l’intelligence artificielle, l’informatique dématérialisée (« cloud ») et la 5G.

A la suite d’une proposition de la Convention citoyenne pour le Climat, le gouvernement a également missionné l’Arcep pour étudier l’impact du modèle commercial des smartphones subventionnés par les opérateurs télécoms, alors qu’entre « 50 et 100 millions de téléphones dorment dans les tiroirs » des Français.

De nouvelles mesures pour soutenir la filière du reconditionnement, un marché estimé à 500 millions d’euros par les entreprises du secteur, ont aussi été annoncées, à l’image de l’objectif de l’État d’atteindre 20% de terminaux de « seconde main » dans ses achats pour ses services publics.

« Une très grande partie de ces mesures » sont destinées à être mises en œuvre dans le courant de l’année, ont indiqué les cabinets des deux ministres.

© AFP

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4 commentaires

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    • Aristide NGOMA NGOMA

    Renoncer après avoir semer ? S’il est des moments ou il est inconvenant, de parler d’arrêter la destruction du climat et de l’environnement, c’est bien lors des catastrophes naturelles en Europe, Asie et en Amérique. Devant cette optique, le peuple des continents s’effaceront devant leurs dirigeants peut d’ailleurs se servir d’exemple ce jour pour lutter convenablement contre le changement, merci.

    • michel CERF

    Evaluer le danger , renoncer aux effets nocifs de certaines technologies va dans le bon sens , à suivre …

    • Mona

    L’internet par la lumière, le LiFi ( invention française, Université de Versailles) est bien plus rapide , écologique et économique que la 5G…et n’émet pas d’ondes nocives !
    Idéale notamment pour les écoles et les hôpitaux 🙂

    • Méryl Pinque

    Encore une bonne blague du gouvernement.
    Sauf que ce n’est vraiment pas drôle.

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