Une nouvelle étude révèle l’impact néfaste de l’être humain sur la biodiversité de la majorité des cours d’eau


Rivière Likouala-aux-Herbes entre Bouanila et Mongouma Moké, Likouala, République du Congo (Congo-Brazzaville) (0°28’ N - 17°21’ E).

Une étude scientifique menée par des chercheurs de l’université de Toulouse montre que seuls 14 % des cours d’eau sur terre ont une biodiversité en poissons peu impactée par les activités humaines. Ces résultats sont basés sur l’étude de plus de 2400 cours d’eau peuplés par plus de 10000 espèces de poissons. Cette étude permet de comprendre l’impact des activités humaines sur la biodiversité en poissons et d’en expliquer les principales causes.

« Les deux facteurs majeurs qui fragilisent les écosystèmes sont la fragmentation des cours d’eau avec des barrages et l’introduction d’espèces non-natives » explique Sébastien Brosse, Professeur à l’université Toulouse III et responsable de l’étude. « Les deux sont extrêmement liés. En introduisant des espèces exotiques, on va en général exclure et défavoriser certaines espèces, perturber les habitats, etc. ».

Surtout, la disparition de certaines espèces pourrait détériorer l’équilibre des écosystèmes aquatiques. « On sait que ces espèces en danger ont souvent des fonctions particulières » explique Sébastien Brosse. « Le fait de les éteindre changerait la biodiversité en espèce, mais aussi la biodiversité en fonction. Ce sont souvent soit les gros prédateurs, soit les gros détriteurs qui sont en voie d’extinction. »

Etant donné la gravité de la situation, Sébastien Brosse insiste sur « le besoin de décisions politiques fortes ». La minorité de cours d’eau peu impactés par les activités humaines est simplement insuffisante pour préserver la biodiversité aquatique.

5 commentaires

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    • Grossmann

    La situation à ce niveau est effectivement extrèmement grave Voir
    http://rivieres.info/patri/Introduction.htm

    Il y a heureusement des solutions Voir
    http://www.rivieres.info/patri/bellentre.htm

    • michel CERF

    La plupart des rivières sont extrêmement polluées , victimes des activités agricoles , des incivilités diverses notamment en ville , de la construction de barrages gigantesques , la situation est effectivement dramatique .

    • Grossmann

    Vous avez raison Michel: catastrophique…..malheureusement je constate qu’il est difficile de convaincre de mettre en oeuvre des solutions qui sont à notre portée.

    Il y a pourtant une solution qui permettrait de régénérer l’eau de nos cours d’eau. Ceci en s’en servant pour chauffer l’habitat. Pour comprendre quel pourrait être cette solution, il est nécessaire au préalable de comprendre la réalité de ce qui se passe concernant l’eau contenue dans notre sous-sol. Ceci en prenant connaissance des deux fichiers ci-joint

    http://infoenergie.eu/riv+ener/1consommation.pdf
    et
    surtout le deuxième
    http://infoenergie.eu/riv+ener/2production.pdf

    La page 114 du premier fichier sur la « consommation » permet de comprendre comment on pourrait grâce au bac de décantation situé sur le réseau des eaux superficielles alimentant les évaporateurs des PAC eau eau régénérer l’eau de nos fleuves (Ou ce qui revient au même la page 120 du gros fichier)

    La page 34 du 2 ème fichier sur la « production » permet de mieux comprendre comment on peut utiliser l’eau pour chauffer l’habitat.
    Ceci grâce aux liens contenus dans cette page (Ou ce qui revient au même la page 174 du gros fichier)

    • Jean Grossmann

    Oui Michel

    Dommage que GoodPlanet n’ait pas passé mon dernier message qui expliquait la différence entre l’eau géothermale des nappes captives profondes et l’eau superficielle des nappes libres en liaison zvec rivière

    Ceci étant donné que cette explication permettant de comprendre comment on peut chauffer l’habitat en utilisant ces deux écosystèmes.

    Et ceci qui plus est régénérant vu le besoinn qu’il y a à le faire le deuxième écosystème

    • Méryl Pinque

    Oui, nous sommes une espèce mortifère et dégénérée qui scie la branche sur laquelle elle est assise.
    Nous sommes une erreur de la nature : la nature n’engendre pas en principe une créature qui l’assassine.

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