Lynx : 1.000 euros de récompense pour retrouver un braconnier

lynx Vosges

Une femelle lynx boréal et son petit (d) dans la forêt du massif vosgien le 8 janvier 2004. © AFP/Archives CHARLES METZ

Besançon (AFP) – Le Centre Athénas a annoncé mercredi offrir une récompense de 1.000 euros pour toute personne livrant des « informations fondées » permettant d’identifier l’auteur du tir ayant tué un lynx boréal, espèce menacée en France, fin décembre dans le Doubs.

Pour illustrer sa proposition, l’association spécialisée dans la préservation du lynx a publié un avis de recherche sur sa page Facebook : « Wanted alive lynx killer » (« Recherche vivant tueur de lynx »), peut-on lire sur l’affiche aux accents de Far West, montrant un homme armant un fusil de chasse et tuant un lynx.

Les actes de braconnage « remettent en cause nos actions de conservation », souligne le Centre Athénas, ponctuant son propos du ashtag #balancetonbraco.

L’idée est de « briser la loi du silence », de « libérer la parole » de personnes pouvant avoir des éléments permettant d’identifier l’auteur d’un acte de braconnage et « d’éviter que ça ne se reproduise », a expliqué à l’AFP Gilles Moine, directeur du Centre Athénas, basé dans le Jura.

« Dénoncer un délit d’atteinte au patrimoine commun n’est pas honteux, c’est un acte civique », a estimé le centre sur sa page Facebook, considérant comme « une honte » de « commettre ce délit, connaître l’auteur et ne rien dire ».

« On ne veut pas se substituer aux enquêteurs de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de la gendarmerie, mais les aider en leur apportant des éléments probants », assure M. Moine.

Le 31 décembre, un lynx boréal tué par arme à feu avait été retrouvé dans le massif du Jura, dans le canton de Quingey (Doubs). Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Besançon pour « destruction illégale d’espèce protégée ». Ce délit est puni d’une peine maximale de trois ans de prison et 150.000 euros d’amende.

Il s’agit de « la troisième destruction illégale de lynx avérée » en France en 2020, avait précisé début janvier la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement dans un communiqué (Dreal).

Au mois de mars dernier, l’association Sea Shepherd, par le biais de la coalition Rewild dont elle est cofondatrice, avait déjà annoncé offrir 5.000 euros de récompense pour toute personne donnant une information permettant d’identifier la personne ayant abattu un lynx dans le Jura quelques jours plus tôt.

Cependant, la démarche n’a pas encore permis d’identifier ce premier braconnier, a précisé à l’AFP la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali.

©AFP

4 commentaires

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    • ouragan

    Encourager la délation fut pendant la dernière guerre la mesure employée pour dénoncer tout ce qui ne convenait pas aux dirigeants, mis en pratique par tout les gouvernements les plus décriés et les plus sanguinaires de nos civilisations.
    Ceux qui dénoncent pour la prime, ceux la ne méritent pas de vivre en démocratie!
    Et la démocratie qui autoriserait une entité non élue à proposer une prime pour dénonciation, cette démocratie la serait bien malade ou assujettie !

    • Méryl Pinque

    Dénoncer un criminel n’est pas de la délation : c’est un devoir moral.
    Bravo au Centre Athénas pour cette initiative.
    Sus aux braconniers et autres assassins en treillis !

    • ouragan

    Dénoncer est une chose, mais vendre un renseignements ,en une autre qui s’apparente à la délation. on remarque que les évangélistes sauveurs de la nature sont de grands adepte de la délation et de la prime pour délation. C’est une méthode largement utilisée par les dictatures.

    • dubouloz

    Ne pas confondre justice et délation ! La délation, c’est dans le but de nuire ; et dans le cas présent, il s’agit au contraire de dénoncer un acte criminel pour protéger une espèce en voie de disparition ! Bravo le centre Athéna que je soutiens absolument !

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