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Japon: plan de « croissance verte » pour une neutralité carbone en 2050

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Une éolienne en mer, le 4 octobre 2013 au large de Naraha, au Japon © AFP/Archives YOSHIKAZU TSUNO

Tokyo (AFP) – Le Japon, troisième économie mondiale, a dévoilé vendredi une feuille de route pour parvenir à son objectif de neutralité carbone d’ici 2050, passant par l’accroissement de la part des énergies renouvelables et la diminution du coût des batteries pour véhicules électriques.

C’est la première fois que le pays, dont la production d’énergie dépend lourdement des énergies fossiles, détaille la manière dont il entend réduire à zéro ses émissions de gaz à effet de serre d’ici au milieu du XXIe siècle, comme l’a annoncé le 26 octobre le Premier ministre Yoshihide Suga.

Cette « stratégie de croissance verte », mise en ligne sur le site du ministère de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie (Meti), fixe notamment comme « objectif indicatif » que 50 à 60% de l’électricité du pays proviennent des énergies renouvelables d’ici là.

En comparaison, le dernier plan énergétique du Japon, en 2018, fixait un objectif de 22 à 24% d’ici 2030, contre environ 17% en 2017.

Le gouvernement estime nécessaire un « changement significatif » des mentalités pour comprendre que « les politiques qui prennent en compte l’environnement ne sont pas un frein, mais un moteur de la croissance », a déclaré le porte-parole du gouvernement Katsunobu Kato vendredi à la presse.

Pour atteindre une société « neutre en carbone, il faut non seulement que l’industrie, mais aussi tout le Japon, y compris le secteur public et chacun de vous, fasse de son mieux », a-t-il ajouté.

Le gouvernement a annoncé tabler aussi sur 30 à 40% de l’approvisionnement en électricité assuré par les centrales nucléaires et thermiques (équipées de systèmes de captage du CO2). Les 10% restants seraient produits à partir d’hydrogène et d’ammoniac.

Le Japon estime que sa consommation nationale d’électricité augmentera de 30 à 50% d’ici 2050.

Pour faire face à cette demande, le gouvernement souhaite notamment développer l’éolien en mer, le Japon s’étant fixé ce mois-ci un objectif de production de 45 gigawatts d’ici 2040, soit un bond gigantesque par rapport au 0,02 gigawatt actuel.

Parallèlement à son intention annoncée début décembre d’interdire la vente de véhicules neufs à essence ou diesel d’ici le milieu des années 2030, le gouvernement souhaite aussi dans les dix prochaines années une réduction de 50% du coût des batteries des véhicules électriques.

Ces annonces sont censées envoyer au secteur industriel un message fort sur la volonté du gouvernement de favoriser la croissance verte et encourager les investissements en ce sens du secteur privé, ont rapporté des médias nippons.

Les chiffres dévoilés sont cependant « un mauvais point de départ aux discussions » et signalent « un manque d’ambition », estime Mika Ohbayashi, directrice de l’Institut des énergies renouvelables à Tokyo.

Le Japon devrait plutôt se fixer l’horizon 2030 pour atteindre son objectif de 50 à 60% d’électricité issue des renouvelables, selon l’organisation.

Elle juge aussi que miser sur une généralisation des technologies de captation de CO2 dans les prochaines décennies est une erreur.

Le Japon était en 2019 le cinquième plus gros pays émetteur de CO2, selon les données de la plateforme en ligne Global Carbon Atlas.

© AFP

5 commentaires

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    • michel CERF

    Ce terme de croissance verte me laisse septique .

    • Jean Grossmann

    je vais tenter d’être plus précis que Michel

    Sur le long terme les chances de survie de l’homme sur terre ne sont assurément pas le toujours plus et la croissance.

    La troisième puissance mondiale est malheureusement à ce sujet sur la mauvaise voie.

    Mes connaissances d’ingénieur hydraulicien sont limitées par rapport à celles de mon ami georges polytechnicien. Je n’ai pu, pour cette raison, que passer en revue la première des nombreuses méthodes qu’il a proposées pour tenter fe franchir le prochain cap. Voir

    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/Sources%20potentielles.htm

    Dans cette méthode que j’ai baptisé la « Solar Water Economy », la SWE de l’enthalpie serait suivi aussi rapidement que possible par celle de l’hydrogène. L’eau y occuperait une position centrale qui devrait nous permettre de franchir le prochain cap. Ceci après qu »homo sapiens ait franchi celui la combustion et après l’erreur française de la fission nucléaire.

    Il faudra certes prendre garde des décisions hâtives parfois génératrices de déceptions amères mais 5 années se sont tout de même écoulées depuis les accords de Paris sur le climat. Il ne s’agit pas ici d’un optimisme béat mais de la prise de conscience que rien n’est possible sans confiance et qu’il va falloir pour cette raison « positiver » Voir

    http://www.infoenergie.eu/riv+ener/Introduction.pdf

    • Bars

    Dans tous ces projets il n’y a pas de mention des limites des matières premières… comment sera-t-il possible de réaliser ces plans dans tous les pays avec des matières premières en décroissance et donc avec des prix en forte augmentation ?

    • Francis

    Le rédacteur a fait une grosse erreur: « Les 10% restants (d’électricité) seraient produits à partir d’hydrogène et d’ammoniac. »
    C’est le contraire: l’hydrogène et l’ammoniac sont fabriqués avec de l’électricité. L’électrolyse de l’eau et l’hydrogénation de l’azote consomment de l’énergie. Le Japon est l’un des pays les plus avancé au monde en matière de stockage et valorisation de l’électricité sous forme d’hydrogène.

    • Jean Grossmann

    je reponds ici

    a Bars
    la SWE de l’enthalpie tel que j’envisage de la décrire à l’IESF et tel qu’elle est brièvement décrite ci-dessous réponds à ses préoccupations

    et à Francis
    je ne suis pas un spécialiste de l’ammoniac mais concernant l’hydrogëne je pense qu’il n’y a pas d’erreur. La chaîne énergétique de l’hydrogène est en effet réversible. Ceci par le fait que l’on peut produire de l’hydrogène à partir de l’électricité grâce à l’électrolyse de l’eau et que inversement une fois l’hydrogène produite s’en servir comme combustible grâce au moteur à hydrogène pour produire de l’energie mécanique afin
    d’entraîner un alternateur produisant de l’électricité

    Équilibrer sensiblement les prix de l’énergie, qu’elle soit électrique, thermique ou mécanique grâce aux « Solar Water Economy » de l’enthalpie avec le fluide caloporteur des Pompes À Chaleur suivie de près par celle de l’hydrogène avec l’électrolyse de l’eau devrait être nos deux principaux objectifs à cours termes. Ceci en faisant appel au solaire voltaïque, aux éoliennes ainsi qu’à la combustion des ordures préférentiellement à la combustion des produits fossiles et à la fission nucléaire

    Il s’agit d’une transition lourde par rapport à notre mode de vie actuel. C’est le politique préférentiellement aux jeunes générations moins expérimentées qui devrait se préoccuper activement des problèmes de fond en évitant le mélange des genres source de conflits.

    Il serait temps par exemple pour cela de mettre en France le mot « aquathermie » au dictionnaire. Ceci serait l’occasion d’expliquer que grâce à la « géothermie » nous savons que lorsque l’on s’enfonce dans le sol vers le magma en fusion du centre de la terre c’est un accroissement de température d’environ 3°C par 100 m. Ou en d’autres termes 90° C pour 3000 m. Une température largement suffisante lorsqu’on souhaite associer le potentiel thermique des eaux superficielles et celui des nappes captives comme cela est proposé dans la Solar Water Economy de l’enthalpie pour chauffer et climatiser l’habitat

    La  » Water Economy » que je propose pour la région parisienne pour assurer le chauffage de son habitat est peut-être moins ambitieuse pour les températures que le projet géothermique strasbourgeois consistant à percer la croûte terrestre sur 5000 m voire plus vu qu’elle se limite à augmenter de quelque 5°C la température de la Seine en utilisant le potentiel de l’eau géothermale drs nappes captives les plus proches de nous mais elle a une qualité essentielle: celle de satisfaire notre confort thermique en s’orientant vers le « consommer moins » plutôt que vers le « produire plus »

    Il serait temps aussi de réaliser à l’heure du réchauffement climatique que nous pouvons nous passer des hautes températures et des hautes pressions
    pour produire l’électricité comme nous le faisons encore actuellement avec des chaînes énergétiques d’un autre âge telles que la combustion des produits fossiles et la fission nucléaire. Ceci grâce aux éoliennes, au voltaique et avec l’assistance de l’hydrogène pour ce qui concerne le stockage.

    On observe que la distance entre le lieu de production et de lieu d’utilisation étant nécessairement importante pour des raisons touchants à la sécurité avec les centrales nucléaires, la France a dû se résoudre, malgré les conséquences du réchauffement climatique à laisser se dissiper dans l’environnement une quantité d’énergie thermique sensiblement égale à 2 fois l’énergie electrique produite.

    Nous allons maintenant devoir considérer que l’énergie produite devant être transportée du lieu de production vers le lieu d’utilisation avant de pouvoir être consommée, le bon sens nous commande de choisir un modèle énergétique rapprochant le lieu de production du lieu d’utilisation. Ceci afin de minimiser les pertes de puissance en ligne et de réduire le coût du transport.

    Si l’on considère les pertes d’énergie en ligne qui résultent de la circulation de l’eau dans les tuyaux on s’aperçoit qu’elles sont de deux natures : les pertes thermiques au travers de la parois et les pertes de pression le long de celle-ci.
    Le fichier ci-dessous permet d’evaluer ces dernières pertes
    https://www.dropbox.com/s/5wxtxtaq1p9fto5/1consommation.pdf?dl=0

    Ces pertes de puissance en ligne sont telles qu’il nous faudra en ce qui concerne les tuyaux
    – limiter autant que faire se peut la distance entre le lieu de production et de lieu d’utilisation
    – raisonner collectivement plutôt qu’individuellement de telle sorte que le diamètre étant plus important les pertes
    de charges en ligne perte de puissance qui en résulte soient raisonnables.

    La température du sous sol étant proche de celle d’un réseau à 15 degré C alimentant en eau les differentes PAC associées à chaque immeuble tel que cela est représenté figures 31 et 31bis, ce type de réseau éliminerait pratiquement les pertes thermiques en ligne. Les pertes de pression le long de ce réseau pourraient quant à elles être minimisées par le fait que l’eau de la Seine une fois préchauffée par le doublet géothermal serait scindé en 3 ou 4 branches ayant des diamètres voisin de 30 cm partant du barycentre du puit géothermale. Ceci pour alimenter les différents immeubles l’eau refroidi retournant ensuite à la Seine comme cela est indiqué dans le 1er chapitre

    Pour assurer les mouvements financiers indispensables à toute transaction on conçoit que nous allons devoir progresser en ce qui concerne les Compteurs d’Énergie Thermique (CET) mesurant le volume d’eau non potable délivré à chaque immeuble ainsi que sa température. Voir

    https://www.dropbox.com/s/5wxtxtaq1p9fto5/1consommation.pdf?dl=0

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