Equateur : Un « rare » manchot blanc découvert dans l’archipel des Galapagos

manchot Galapagos

Un manchot blanc (Spheniscus mendiculos) dans le parc natioonal des Galapagos, le 19 novembre 2020. © PARQUE NACIONAL GALAPAGOS/AFP Jimmy Patino, Jimmy Patino

Quito (AFP) – Un manchot considéré comme « rare » du fait de son plumage entièrement blanc a été découvert dans l’archipel équatorien des Galapagos, dont la faune et la flore sont uniques au monde, a annoncé jeudi le parc national du même nom.

« Il pourrait s’agir d’une condition génétique connue comme le leucisme, qui provoque une perte partielle de la pigmentation du plumage ou du pelage des animaux, tandis que la couleur des yeux reste normale, à la différence des albinos », a indiqué le Parc national des Galapagos (PNG) dans un communiqué.

Ajoutant que les animaux présentant cette particularité « sont aussi plus résistants à la lumière solaire », le parc a précisé que « seules des analyses génétiques pourraient confirmer le diagnostic ».

Selon le PNG, des cas d’albinisme ou de leucisme ont déjà été répertoriés aux Galapagos parmi des requins, des lézards, des langoustes, des pinsons, mais il s’agit du premier pingouin.

L’animal a été aperçu il y a une semaine par le guide naturaliste Jimmy Patiño sur Isabela, l’une des îles de cet archipel situé à 1.000 km de la côte équatorienne.

Le PNG et la fondation Charles Darwin collaborent pour le suivi constant de la population des manchots des Galapagos (Spheniscus mendiculos) dans leurs zones de nidation, ainsi que le contrôle d’espèces introduites, afin de leur assurer les meilleures conditions de survie.

La population de ces manchots, les seuls habitant sur la ligne de l’équateur et l’une des plus petites variétés du monde à 35 cm de haut, a progressé, passant de 1.451 spécimens en 2019 à 1.940 en 2020, selon le dernier comptage effectué en octobre, selon le parc.

Les Galapagos, qui ont servi de laboratoire naturel au scientifique anglais Charles Darwin pour sa théorie sur l’évolution des espèces, tiennent leur nom des gigantesques tortues qui y vivent.

©AFP

Ecrire un commentaire

Le photographe animalier Laurent Baheux : « On n’a même pas besoin de tuer des éléphants pour les voir disparaître, il suffit de prendre leur place. »

Lire l'article