Apprendre de la pharmacopée des singes ou des drosophiles

pharmacopée mouche drosophile

Mouche drosophile à l’extrémité d’une feuille.

Des chercheurs de l’Université Emory montrent que les mouches drosophiles pratiquent l’automédication en utilisant l’éthanol comme traitement préventif et curatif. Elles protègent ainsi leurs larves des guêpes qui les parasitent en y pondant leurs œufs. Plus proches de nous, certains grands singes savent se soigner eux-mêmes. En Ouganda, dans le parc national de Kibalé, Sabrina Krief étudie la remarquable capacité à l’automédication des chimpanzés. Leur régime alimentaire se compose de plus de 300 aliments. S’ils souffrent d’une maladie ou d’une blessure, ils sélectionnent des plantes qui les soulagent. Une collaboration scientifique franco-ougandaise a permis de récolter les parties des plantes choisies par les singes et a réussi à isoler les molécules actives. Elles ont des propriétés antibactériennes, antiparasitaires, antifongiques et antivirales. C’est le cas de l’écorce de markhamia qui agit contre les tumeurs, ou de l’arbre Trichilia rubescens aux propriétés antipaludiques.

Extrait du livre INSPIRATION[s] sur les Objectifs de Développement Durable et le bio-mimétisme rédigé par la Fondation GoodPlanet l’Institut des Futurs Souhaitables avec le soutien de BNP Paribas Asset Management

Lisez le livre ci-dessous en intégralité.

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