Maintenir la qualité des sols

agriculture Etats-Unis

Agriculture près de Pullman, état de Washington, États-Unis. L’état de Washington adapte la culture du blé et de l’orge à la topographie du terrain pour ménager un sol fragilisé par d’anciennes pratiques agricoles érosives.

La production alimentaire dépend directement du sol, cette fine couche de terre riche en végétaux, en animaux, en bactéries et en minéraux, sur laquelle les cultures poussent. L’érosion emporte de 25 à 40 milliards de tonnes de cette couche superficielle chaque année. L’agriculture intensive, la diminution du nombre d’insectes et de vers de terre, la salinité, les mauvaises pratiques agraires, l’urbanisation et l’érosion participent à la dégradation de la qualité de ce substrat du vivant. Les vers de terre retournent et aèrent le sol, les fourmis creusent aussi des galeries et déposent leurs déjections riches en azote à proximité des plantes pour favoriser leur pousse. Aujourd’hui, 23 % des terres ont connu une réduction de leur productivité en raison de la dégradation des sols pour une valeur marchande estimée à 577 milliards de dollars. La détérioration de la qualité des sols affecte la prévention des risques naturels comme les inondations, les sécheresses et les glissements de terrain ; elle impacte les rendements agricoles et peut entraîner la désertification.

Extrait du livre INSPIRATION[s] sur les Objectifs de Développement Durable et le bio-mimétisme rédigé par la Fondation GoodPlanet l’Institut des Futurs Souhaitables avec le soutien de BNP Paribas Asset Management

Lisez le livre ci-dessous en intégralité.

3 commentaires

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    • Méryl Pinque

    Pas d’alimentation éthique ni durable sans véganisme.
    Pas d’agriculture éthique ni durable sans agriculture biologique généralisée.

    • Francis

    L’agronomie officielle qui fut enseignée jusque récemment dans les écoles d’agriculture était purement et simplement fausse. Dans les années 70, quiconque parlait d’agriculture biologique se faisait traiter de con, de ringuard, d’arriéré. y compris et surtout par l’INRA. Ce fut la même chose ensuite pour les promoteurs et les utilisateurs de la technique PRP.

    • Patrice DESCLAUD

    Ne pourrait-on inciter avec tout cela à moins d’apport NPK (dont N et P) non naturels dans un changement de modèle encouragé et effectif (pas seulement les primes et abondement de la PAC pour « restaurer » les sols et éliminer cette chimie destructive et cher qui « engraisse » les lobbies de l’agro-chimie ?