Forages d’exploration au Brésil : Total se retire d’un projet controversé

Total Greepeace Amazone

Un militant de Greenpeace manifeste contre le projet de forage du groupe pétrolier Total près du récif de l'Amazone, le 28 septembre 2017 à Rio de Janeiro, au Brésil. © AFP/Archives Mauro PIMENTEL

Paris (AFP) – Le groupe pétrolier français Total (bailleur d’un projet d’amélioration de l’accès à l’énergie porté par le programme Action Carbone Solidaire de la fondation GoodPlanet) a annoncé lundi transférer à Petrobras sa participation dans un projet d’exploration au Brésil, situé dans l’embouchure de l’Amazone et contesté depuis plusieurs années par des organisations de défense de l’environnement.

Début septembre, Total avait déjà annoncé mettre fin à son rôle « d’opérateur » dans les cinq secteurs d’exploration en question, un projet ou il était associé depuis 2013 avec le britannique BP et le brésilien Petrobras.

Lundi, le groupe français a annoncé « quitter » le bassin de Foz do Amazonas, après avoir conclu un accord avec Petrobras « le 24 septembre pour lui transférer sa participation de cinq blocs d’exploration », situés à 120 kilomètres au large du Brésil.

« Ces blocs sont référencés FZA-M-57, FZA-M-86, FZA-M-88, FZA-M-125 et FZA-M-127. La clôture de la transaction est soumise aux droits de préemption des partenaires dans les blocs et aux approbations réglementaires standards », précise le communiqué.

En décembre 2018, Total s’était vu refuser par le Brésil la licence environnementale pour effectuer des forages dans ces blocs d’exploration, en raison d' »importantes incertitudes » lors de situations d’urgence, la presse locale ayant à l’époque notamment évoqué « la possibilité d’une fuite de pétrole qui pourrait affecter les récifs coralliens présents dans la région et par extension la biodiversité marine.

Le refus de ce permis avait été demandé par le parquet du Brésil et par des organisations de défense de l’environnement.

Selon l’ONG Greenpeace qui avait publié un communiqué début septembre, Total avait récemment « relancé le processus d’acquisition des licences environnementales pour forer près du Récif de l’Amazone, un écosystème unique et vulnérable, encore méconnu ».

L’association environnementale affirmait que le groupe pétrolier « misait sur Jair Bolsonaro, président d’extrême-droite, climato-sceptique notoire, pour relancer ses projets de forages au large du Brésil ».

©AFP

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3 commentaires

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    • Jean Grossmann

    On se demande sincèrement quels sont les organismes qui s’accordent le droit de s’attribuer des parcelles en pleine mer au large des côtes. Ne pourrait-on pas à ce sujet et vu les objectifs on peut presque dire internationaux de neutralité carbone avant 2050 donner pouvoir sur le plan international à un organisme comme l’ONU pour interdire ce genre de pratique

    • Lolo Sam

    encore une fois c’est grand groupe pétrolier Total en tête nous insulte de leur arrogance, de leur mépris pour l’humanité…. en ayant comme unique objectif un bilan financier distributeur de royalties pour ses actionnaires.

    • Michel CERF

    Jean a raison , cette situation est intolérable , le problème de l’ONU est que son pouvoir est très limité et que les Etats voyous n’ont que faire de ses recommandations .

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