La réduction de la durée de vie des arbres, un effet pervers du réchauffement climatique

forêt tropical Gabon

Une forêt tropical, Gabon.

Les arbres poussent plus vite à mesure que les températures augmentent, mais ils meurent aussi plus tôt. Une étude scientifique publiée dans la revue Nature Communications tire ces conclusions qui vont à l’encontre de l’idée selon laquelle la hausse des températures, en accélérant la vitesse de pousse des arbres, permettrait à terme de lutter contre le réchauffement climatique, rapporte The Guardian. La capacité de stockage du carbone par les forêts diminue si l’espérance de vie des arbres se trouve réduite. Connues pour leur capacité à emmagasiner le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère, les forêts demeurent des éléments essentiels pour lutter contre le changement climatique. Seulement, cette capacité aurait tendance à diminuer si les arbres meurent de manière précoce. En effet, ils libèrent à leur mort du méthane, un autre gaz à effet de serre.

Cependant, ces résultats ne viennent pas remettre en question le rôle joué par les forêts dans la lutte contre le réchauffement climatique souligne Keith Kirby, un scientifique de l’université d’Oxford n’ayant pas participé à l’étude : « nous ne pouvons pas compter sur l’augmentation de la croissance des arbres par unité de surface pour maintenir et accroître le potentiel de stockage du carbone de la forêt, mais cela peut se compenser en ralentissant la déforestation et en accroissant la surface forestière, là où cela peut être réalisé de manière durable. »

Effectuée sur plus de 200 000 arbres de 110 espèces différentes observés sur tous les continents exceptés l’Afrique et l’Antarctique, cette étude démontre que la corrélation entre pousse plus rapide et mort prématurée vaut pour toutes les espèces, et ce peu importe la région.

Un commentaire

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    • Michel CERF

    Le vrai problème est la déforestation , cherchons plutôt à sauver l’Amazonie et bien d’autre forêts .

L’entomologiste Henri-Pierre Aberlenc : « on peut tout ignorer des insectes, mais c'est se priver d'une composante fabuleuse du réel »

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