À Gibraltar, il sera interdit de toucher les macaques

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Un macaque sur les hauteurs de Gibraltar en mars 2016 © AFP/Archives JORGE GUERRERO

Madrid (AFP) – Toucher les macaques de Gibraltar, très appréciés des touristes, va devenir un délit dans cette enclave britannique dont le gouvernement veut protéger ces primates du nouveau coronavirus.

Le gouvernement de Gibraltar a « publié un projet de loi pour modifier la loi sur les animaux (Animals Act) afin que le fait de toucher les macaques ou toute autre interférence dans le comportement naturel de ces animaux devienne un délit », a-t-il indiqué dans un communiqué publié vendredi soir.

« Les interférences dans la vie des macaques de Barbarie ont toujours été considérées comme nocives pour eux » car elles peuvent les « exposer à des maladies humaines », poursuit le gouvernement en rappelant que ces primates ont déjà attrapé par le passé l’hépatite A.

« Nous pouvons presque dire avec certitude que les macaques n’ont pas attrapé le Covid-19 » et il faut « minimer le risque qu’ils ne l’attrapent et ne tombent malades ou meurent », insiste le gouvernement de Gibraltar.

Il était jusqu’ici déjà illégal de nourrir les macaques sous peine de recevoir une amende de 500 livres (555 euros).

Ces macaques vivent en haut du Rocher dominant cette enclave britannique située à l’extrême sud de l’Espagne. Les touristes peuvent y accéder grâce à un téléphérique.

Le gouvernement de Gibraltar les présente comme le « seul primate vivant à l’état sauvage en Europe » et pense que leur présence dans la zone remonte au temps de la présence musulmane dans la péninsule ibérique à partir du VIIIème siècle.

Avec 161 cas confirmés pour plus de 30.000 habitants, Gibraltar a été peu touché par le coronavirus alors que l’Espagne voisine est l’un des pays les plus affectés du monde par la pandémie avec plus de 27.000 morts.

© AFP

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