Le Parc national de la Vanoise lance un projet de protection des oiseaux des domaines skiables

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Jeune gypaete Barbu au Puy du Fou, le 22 mars 2007 © AFP/Archives FRANK PERRY

Grenoble (AFP) – Le Parc national de la Vanoise (Savoie) lance un projet de préservation des oiseaux vivant dans les domaines skiables en partenariat avec des stations de ski des Alpes, dont l’activité impacte le cycle de vie de certaines espèces emblématiques.

Les porteurs du projet, baptisé « Birdski », font valoir que les aménagements des domaines skiables perturbent la quiétude des grands rapaces, comme le gypaète barbu, et des galliformes de montagne, comme le tétras-lyre.

Ils « peuvent avoir un impact sur les oiseaux: fragmentation des territoires de vie, mortalité par percussion sur les câbles, dérangement lors de phases clés du cycle de vie », indique le Parc national de la Vanoise dans un communiqué.

L’objectif de « Birdski » est d' »améliorer la connaissance et la prise en compte de ces oiseaux emblématiques présents dans les domaines skiables ».

Lancé en janvier avec le concours du Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Savoie et l’Observatoire des galliformes de montagne (OGM), ce projet s’inscrit dans la continuité du projet d’envergure européenne « Life Gyphelp+ » en faveur du gypaète barbu.

« Birdski » ambitionne de construire un partenariat avec trente-six stations de ski des Alpes – « dix-sept en Savoie et 19 en Haute-Savoie ». Il se poursuivra jusqu’au 31 décembre 2022.

Concrètement, il s’agira de créer des « zones de quiétude concertées pour les tétras-lyre » après avoir identifié des « zones compatibles avec leurs usages » et d’accompagner les stations dans l’équipement de « certains câbles avec des flotteurs pour éviter les percussions d’oiseaux ».

Les domaines des Arcs-Peisey et de Val Cenis ont déjà acté leur coopération. Sur ces domaines pilotes, un suivi sera effectué sur des tétra-lyre équipés de GPS en mai 2020 et 2021 afin de « suivre leurs déplacements et leurs comportements ».

© AFP

2 commentaires

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    • Michel CERF

    Ce serait une bonne chose , ces territoires doivent rester le domaine de la faune sauvage et non servir de terrain de jeux .

    • Méryl Pinque

    Question : pourquoi cette initiative élémentaire n’a-t-elle pas été prise dès la création du parc ?

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